Indéterminés (Les stagiaires, tome 3) – Samantha Bailly

Synopsis: 

Ophélie est promue, en moins de cinq ans, directrice de communication dans une entreprise du divertissement. Lorsque la société est rachetée par le géant de l’industrie des jeux vidéo, les licenciements et la tension font douter la jeune femme de son avenir. Sa vie professionnelle et personnelle est d’autant plus bousculée lorsque son ancien amant, Arthur Mareuil, est nommé analyste financier.

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Mon avis: 

Suite et fin de la trilogie démarré avec Les stagiaires, Indéterminés « boucle la boucle » en nous proposant de retrouver une dernière fois Ophélie (et consorts) chez Pyxis. Cinq ans après son stage et désormais directrice de la com’, Ophélie voit son couple s’enliser tandis qu’Arthur, avec qui elle avait eu une relation ambigüe, revient dans l’entreprise, en cours de fusion/rachat par une autre locomotive du secteur.

On retrouve les personnages de la série et aussi le style de l’auteure, très simple à suivre et qui aime imbriquer dans sa prose des extraits de conversation (c’est aussi le cas dans son autre trilogie, Ames jumelles). Ophélie, que j’avais appréciée dans le tome 1, m’avait un peu déconcertée dans A durée déterminée, et ça continue ici: c’est un personnage que j’ai du mal à cerner, assez ambivalente, avec un gros côté « super sérieuse et première de classe » et qui, en même temps, trompe son copain de manière répétée et sans que ça semble lui poser le moindre problème de conscience… Vous allez me dire que ça n’a rien à voir, mais je n’arrive pas à réconcilier les différents aspects de sa personnalité. Arthur, en revanche, qu’on pouvait difficilement apprécier dans le premier tome, a ici énormément évolué, et si j’étais sceptique au départ, je l’ai vraiment bien aimé par la suite, d’autant que je me retrouve pas mal dans ses réflexions post-voyage.

Les autres protagonistes restent globalement en arrière plan, à part un nouveau collègue d’Ophélie qui aura un rôle peu enviable dans la seconde moitié du livre – et j’ai trouvé ce passage un peu étrange car en dehors du thème général du roman, tout en collant à l’époque (mouvement #metoo, tout ça) et tout en étant également assez vite mis de côté, comme si ce n’était pas un évènement grave ou traumatisant, mais quelque chose qu’on survole.

De manière générale, si je n’accroche pas plus que ça avec les personnages durant les trois tomes et si je trouve l’ensemble un poil trop simple par moments, la représentation très juste du monde du travail d’aujourd’hui (les licenciements économiques, le fait que le CDI ne soit pas une fin en soi) et des difficultés rencontrées par les jeunes pour y entrer sont tellement bien dépeintes que rien que pour ça, la trilogie mérite qu’on s’y attarde. Je regrette que l’intrigue, l’écriture ou les réflexions n’y soient pas un peu plus poussées, mais ça reste une vraie série générationnelle.

En résumé:

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