Vox – Christina Dalcher

Synopsis: 

Jean McClellan est docteure en neurosciences. Elle a passé sa vie dans un laboratoire de recherches, loin des mouvements protestataires qui ont enflammé son pays. Mais, désormais, même si elle le voulait, impossible de s’exprimer : comme toutes les femmes, elle est condamnée à un silence forcé, limitée à un quota de 100 mots par jour. En effet, le nouveau gouvernement en place, constitué d’un groupe fondamentaliste, a décidé d’abattre la figure de la femme moderne. Pourtant, quand le frère du Président fait une attaque, Jean est appelée à la rescousse. La récompense ? La possibilité de s’affranchir – et sa fille avec elle – de son quota de mots. Mais ce qu’elle va découvrir alors qu’elle recouvre la parole pourrait bien la laisser définitivement sans voix…

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Mon avis: 

Vox fait beaucoup parler de lui depuis sa sortie en début d’année, je ne pouvais pas passer à côté. Malheureusement, je ferai partie des lectrices mitigées, je suis loin d’avoir eu un coup de coeur, comme c’est le cas pour beaucoup. (Bon, il faut avouer aussi que je l’ai commencé dans l’avion qui nous ramenait en France et que j’ai mis 15 jours à le lire, au milieu de toutes nos retrouvailles, j’avais du mal à trouver du temps, ça n’a pas aidé…).

L’idée de base du roman est hyper intéressante et ne peut que faire penser à une autre dystopie du même genre, The handmaid’s tale. Devant le recul des droits des femmes et la montée du sexisme dans certains pays en ce moment (je pense notamment aux Etats Unis de Trump ou au Brésil de Bolsonaro), on ne peut s’empêcher de dresser un certain parallèle.

Dans Vox donc, un groupe religieux a pris le pouvoir aux Etats-Unis, et les droits des femmes sont réduits à peau de chagrin. Désormais seulement bonnes à tenir le ménage, elles n’ont même plus le droit de parler et sont restreintes à l’utilisation de 100 mots par jour. Le pitch est véritablement accrocheur et donne vraiment envie de lire le roman, dont le début est très efficace, dans la description de l’univers, de cette nouvelle société, et du lavage de cerveau (je pense au comportement du fils aîné de l’héroïne, qui ne trouve rien à redire au nouveau système et dont les répliques font froid dans le dos). 

Après, l’intrigue sur le langage, le métier de l’héroïne, la partie « recherche » m’a gênée, dans le sens où ce n’était pas vraiment dans ce sens-là que j’avais envie de voir évoluer l’histoire. Je n’ai pas vraiment accroché à la direction prise par l’auteure à ce niveau-là, j’avais du mal à vraiment « croire » à ce que je lisais, et pour le coup, je pense que le roman aurait vraiment mérité une fin plus noire, qui aurait été plus réaliste. Là, ça m’a paru trop rapide et pas vraiment crédible. Dommage, car la plume de l’auteure est agréable, mais j’attendais autre chose de ce livre: le contexte dystopique est très intéressant, mais ce qu’en a fait l’auteure ne m’a pas vraiment convaincue.

En résumé:

5 réflexions au sujet de « Vox – Christina Dalcher »

  1. c’est vrai j’ai adoré le livre davantage pour les personnages que pour la partie la-patrie-a-besoin-de-vos-recherches qui, avec du recul, est assez tiré par les cheveux, surtout pour le but pour lequel il etait voué

  2. C’est vrai que la fin est rapide et je m’attendais à plus de noirceur… Mais sinon, une lecture très intéressante et qui fait réfléchir !!

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