Les racines du passé (Fleurs captives, tome 4) – Virginia C. Andrews

Synopsis: 

Vingt ans après, Christopher et Cathy se trouvent réunis avec leurs fils à Foxworth, la demeure maudite, relevée de ses cendres, qui jadis fut le cadre de leur enfance malheureuse. La rivalité entre les deux frères, Bart, l’ambitieux, le mal-aimé, et Jory, danseur étoile au firmament de sa carrière, à qui tout sourit, trouvera-t-elle enfin son apaisement? Melodie, l’épouse chérie et la partenaire de Jory, saura-t-elle faire le bon choix lorsque le malheur s’abattra sur elle ? Marqués du sceau tragique de leur passé mais à jamais unis par lui et leur inaltérable amour, Christopher et Cathy seront-ils plus forts que les forces maléfiques qui pèsent sur Foxworth et trouveront-ils enfin ce bonheur qui leur a toujours été refusé ?

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Mon avis: 

Ce quatrième et avant-dernière tome de Fleurs captives est en fait la conclusion de la saga (en tout cas pour les personnages que nous connaissons) puisque le tome 5 est un préquel. Nous disons donc ici au revoir à tous les personnages que nous suivons depuis plusieurs tomes, Cathy et Chris en tête, et ça me fait un pincement au coeur de les quitter.

Curieusement, alors que dans le tome précédent nous avions changé de narrateur (avec Jory et Bart au lieu de Cathy), nous reprenons l’histoire ici avec Cathy à nouveau. Nous sommes 15 ans après les évènements du tome 3. Cathy et Chris ont désormais la cinquantaine, Jory a 29 ans, Bart 24 et Cindy 16. Jory a épousé Melodie et ils sont devenus un couple de danseurs très connus. Bart, de son côté, est annoncé dès l’ouverture du livre comme guéri des troubles psychologiques dont il souffrait dans le tome précédent. Il a hérité de sa grand-mère Foxworth Hall, qui a été rénové intégralement depuis l’incendie du tome 2, et il prévoit d’y organiser une énorme fête pour son vingt-cinquième anniversaire. Toute la famille est réunie à cette occasion, même l’oncle Joel, un des frères de Corinne présumé mort des décennies plus tôt et qui refait surface. Melodie annonce qu’elle est enceinte. Tout débute donc pour le mieux – mais, bien évidemment, ça ne va pas durer.

Un accident tragique lors de l’anniversaire de Bart (accident qui n’en est probablement pas un, même si nous n’aurons jamais le fin mot de l’histoire) vient bouleverser la vie de Jory et Melodie, et, par extension, de toute la famille. Le séjour de Cathy et Chris à Foxworth, qui ne devait durer que quelques semaines, se prolonge. Malheureusement, Bart, que l’on annonçait guéri, se révèle être toujours aussi perturbé (même s’il est devenu un bel homme qui présente bien, psychologiquement, il a toujours de nets problèmes!), et la présence de l’oncle retrouvé Joel ne va pas l’aider – ce personnage ressemble d’ailleurs beaucoup au John Amos du tome précédent.

J’ai beaucoup aimé Jory dans ce tome. Malgré ce qui lui tombe dessus, il reste fort et ne cède pas au désespoir, contrairement à Mélodie qui, elle, m’a beaucoup déçue, c’est une vraie chiffe molle sans caractère que j’avais juste envie de secouer. Bart, à qui on pouvait trouver des excuses dans le tome précédent en raison de son âge, est désormais simplement détestable, même si c’est le genre de personnage qu’on aime détester, dont les apparitions nous font toujours nous demander ce qu’il va encore inventer. L’essentiel de l’histoire tourne finalement autour des enfants, même si Cathy est redevenue narratrice; Chris n’a plus qu’une place très secondaire dans le récit et j’ai eu du mal à saisir leurs relations familiales de façon générale. Aucun d’entre eux à part Bart n’apprécie de vivre à Foxworth Hall, mais ils restent, je ne comprends pas pourquoi… en plus, les relations entre tous les membres de la famille sont tellement tendues que c’est juste invivable et je n’arrive pas à intégrer qu’ils y restent tous sans même se poser la question de partir. Melodie, notamment, qui n’est là qu’en tant que « pièce rapportée »: il n’est jamais question de sa famille à elle. Pendant toute sa grossesse, elle reste hébergée par sa belle-famille sans qu’il soit jamais fait mention de sa famille à elle. N’a-t-elle pas d’amis, de parents? Quant à Cindy, qui n’a que 16 ans au début du roman, je trouve ses parents hyper permissifs et tolérants avec elle. Encore une fois, je n’ai pas bien compris ses rapports avec eux et notamment avec Cathy.

Pourtant, malgré ce que j’en dis, j’ai trouvé le roman à nouveau très addictif, impossible à lâcher. On se prend d’affection pour les membres de cette famille sacrément dysfonctionnelle. La fin, tragique mais pas tant que ça, est finalement à l’image de l’ensemble de la saga: dramatique, mais pleine d’espoir malgré tout. Je suis très curieuse de voir ce que le tome 5 va donner en tant que préquel.

En résumé: 

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