Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi – Katherine Pancol

les écureuils de central park sont tristes le lundi

Synopsis: 

Souvent la vie s’amuse. Elle nous offre un diamant, caché sous un ticket de métro ou le tombé d’un rideau. Embusqué dans un mot, un regard, un sourire un peu nigaud. Il faut faire attention aux détails. Ils sèment notre vie de petits cailloux et nous guident. Les gens brutaux, les gens pressés, ceux qui portent des gants de boxe ou font gicler le gravier, ignorent les détails. Ils veulent du lourd, de l’imposant, du clinquant, ils ne veulent pas perdre une minute à se baisser pour un sou, une paille, la main d’un homme tremblant. Mais si on se penche, si on arrête le temps, on découvre des diamants dans une main tendue… Et la vie n’est plus jamais triste. Ni le samedi, ni le dimanche, ni le lundi…

image9 bis

Mon avis: 

Bon, désolée pour ceux que ça va fâcher, mais Pancol et Gavalda, ce n’est vraiment pas mon genre, et c’est en lisant ce genre de romans que j’ai été un peu « dégoûtée » du contemporain pendant très longtemps. La trilogie de Pancol (dont ce tome-ci est le volume final) ne me laissera franchement pas un souvenir impérissable. Autant le premier était encore sympathoche, le second ça passait, mais celui-ci s’essoufle vraiment et sur 940 pages, c’est long

Déjà, ça démarrait mal avec ce bouquin puisque je déteste quand le résumé n’est pas parlant, j’aime savoir un minimum ce que je vais lire, et là pour le coup, le résumé est d’une obscurité sans nom. J’en ai cherché un autre désespérément mais sans succès..

Au final, ça parle de quoi? c’est la suite directe des deux premiers, on reprend les mêmes personnages, on est dans un récit choral avec beaucoup de monde et les 150-200 premières pages ne sont qu’une succession ininterrompue de paragraphes passant d’un personnage à un autre pour nous donner de ses nouvelles, sans qu’il n’y ait aucun fil conducteur (oui, il n’y a aucun chapitre à proprement parler: le roman est divisé en grandes parties d’environ 200 pages, mais au sein des parties, aucun découpage en chapitres, uniquement des paragraphes. Je trouve ça hyper lourd et laborieux.) Enfin, en fait, même après, il n’y en a pas vraiment, de fil conducteur: on suit chaque personnage, leurs vies s’entrecroisent, mais il ne se passe rien de palpitant (alors que c’est le tome le plus long, c’est un comble). J’ai attendu longtemps que l’intrigue démarre, sauf que ça n’est jamais arrivé.

Ah si, Joséphine (qui essaye d’écrire un nouveau livre) (ce qui était déjà le cas dans le tome 2…) découvre un journal intime dans une pouvelle et s’en sert comme inspiration. On a donc beaucoup d’extraits du journal en question, ce qui ne m’a absolument pas captivée. Il y a aussi sa fille Hortense, qui est une connasse finie mais qui se démène pour réussir, qui est clairement le personnage que j’aime le moins (et elle, elle ne fait pas partie des personnages qu’on aime détester, non, je la déteste tout court) et qui réussit le tour de force d’être tout de même celle avec l’intrigue la plus intéressante (ses débuts dans le stylisme). C’est un comble quand la partie la plus accrocheuse d’un livre concerne un personnage que vous exécrez!

On retrouve aussi, en vrac: Zoé, la petite dernière de Joséphine, qui vit sa première histoire d’amour; Philippe, l’ancien mari de la soeur de Joséphine (ça fait quand même deux tomes et demi qu’ils se tournent autour ceux-là), l’ancien beau-père de Joséphine qui s’est remarié et a un bébé (alors qu’il a près de 70 ans) surdoué, la mère de Joséphine qui se lance dans des magouilles financières vengeresses, Gary, le boyfriend to be d’Hortense qui se cherche, Shirley, la mère de Gary qui retrouve l’amour.. et j’en passe. Entre ceux qu’on a envie de secouer (Philippe et Joséphine), ceux qui ont une histoire tellement improbable qu’on se demande ce que ça fait là (Marcel, Josiane et Junior), ceux qui sont infects et qu’on a pas envie de suivre (Hortense, Henriette), des dialogues niais, une intrigue à la limite de l’inexistant et une fin pour le coup bien trop rapide et qui ne clôture même pas vraiment les histoires alors qu’on avait quand même 900 pages pour le faire, je suis vraiment déçue par ce dernier tome. Comme Gavalda, je n’irai certainement pas relire d’autres livres de l’auteur, ce n’est pas pour moi.

En résumé: Image1

6 réflexions au sujet de « Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi – Katherine Pancol »

  1. J’ai beaucoup aimé les deux premiers de la trilogie, le dernier m’a clairement saoulé et je me suis moins accrochée aux personnages. Et je t’accorde que c’est très très long à lire. 😉

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *