L’aile des vierges – Laurence Peyrin

Synopsis: 

Angleterre, avril 1946. La jeune femme qui remonte l’allée de Sheperd House, majestueux manoir du Kent, a le cœur lourd. Car aujourd’hui, Maggie O’Neill, un fort caractère, petite-fille d’une des premières suffragettes, fille d’une féministe active, va entrer comme bonne au service des très riches Lyon-Thorpe. Et la seule consolation de Maggie est que personne ne soit là pour assister à sa déchéance, elle qui rêvait de partir en Amérique et d’y devenir médecin. Qui en rêve toujours, d’ailleurs. L’intégration parmi la dizaine de domestiques vivant comme au siècle précédent est difficile pour Maggie. Elle trouve ridicules les préoccupations et exigences de Madame, surnommée par ses employés « Pippa-ma-chère », car c’est ainsi que ses amies l’appellent à grand renfort de voix haut perchées. Le maître de maison, lointain, l’indiffère. Seul trouve grâce à ses yeux le vieux lord, âgé de près de cent ans, qui perd la tête et la confond avec une mystérieuse Clemmie à qui il déclare son amour.

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Mon avis: 

Premier roman de Laurence Peyrin pour moi, et mon avis est positif, même si je reste loin du coup de coeur de certains lecteurs.

Nous suivons Maggie / Martha à deux époques de sa vie; 60% du roman se déroule dans un château anglais, où Maggie, après la fin de la seconde guerre mondiale, se retrouve embauchée comme domestique après le décès de son mari handicapé. Issue d’une famille de femmes modernes et féministes, c’est un vrai retour en arrière pour elle. Clairement, pour les amateurs d’ambiances à la Downton Abbey, vous devriez y trouver votre compte. Les 40% restants du livre amènent Maggie à New York, environ 4 ans après la première partie. Là, ça m’a pas mal fait penser à la fois à Brooklyn et à L’insoumise (que j’avais dévoré).

Les deux parties sont attachantes à leur façon. Le petit monde suranné de l’aristocratie britannique qu’on aperçoit dans la fameuse aile des vierges du titre (l’aile du chateau où dorment les domestiques), où tout se fait en vase clos, a un côté assez fascinant et accrocheur. La seconde moitié est très différente; dans les deux, qu’on soit en Angleterre ou à New York, on suit les choix parfois rudes d’une femme de conviction, que j’ai eu souvent un peu de mal à suivre et à comprendre, car elle est vraiment sans concessions, et particulièrement moderne pour son époque.

Je n’ai pas été totalement emballée par la plume de Laurence Peyrin, dont j’ai d’autres titres dans ma PAL – on verra si mon avis évolue avec ses autres titres. Il y a quelque chose dans le rythme, les dialogues, ou la psychologie des personnages, je n’arrive pas trop à dire, qui ne m’a pas entièrement convaincue. J’ai vu que certains trouvaient que la romance prenait trop de place, pour ma part ça ne m’a pas du tout gênée, au contraire: je la trouve bien dosée cette histoire d’amour, elle ne phagocyte pas le récit, qui se concentre sur le destin de Maggie au sens large. J’ai bien aimé la fin, qui revient sur plein de personnages pour leur donner une petite conclusion à tous.

Je ne pense pas conserver un souvenir impérissable de cette lecture, que j’ai trouvée sympathique mais sans plus; cela dit, j’ai tout de même envie de découvrir au moins un autre titre de cette auteure, pour m’en faire une idée plus précise.

En résumé:

4 réflexions au sujet de « L’aile des vierges – Laurence Peyrin »

  1. Un peu comme topobiblioteca, ce livre me fait hésiter. Pourquoi ? Tout simplement parce que j’ai lu au départ des critiques dithyrambiques et puis ces critiques se sont faites soudain plus mitigées. Cela dit, je le vois partout depuis un moment, notamment sur Instagram et je me dis qu’après tout, ce n’est pas parce que certains lecteurs n’ont pas aimé que ce sera le cas pour moi. En plus, un mot magique dans ta chronique a retenu mon attention : Downton Abbey. Moi qui ne suis ni sériphile ni cinéphile, j’ai pourtant eu un énorme coup de cœur pour l’ambiance de cette série et j’adore quand je la retrouve dans des romans. L’ambiance anglaise est tellement particulière et inimitable… Le résumé me fait aussi un peu penser au roman Le Manoir de Tyneford de Natasha Solomons…

    Je vais le garder dans un coin de ma tête et peut-être le lirais-je à l’occasion. 😉

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