Le monde selon Guirec et Monique – Guirec Soudée

Synopsis: 

Jeune Breton qui n’a jamais connu d’autre terrain de jeux que l’océan, Guirec Soudée écume les mers du globe avec pour seule compagnie une poule, Monique. Ensemble, ils ont traversé l’Atlantique, rallié le Groenland, affronté 130 jours emprisonnés au coeur de la banquise, franchi le périlleux passage du Nord-Ouest, mis les voiles pour le Grand Sud, essuyé des tempêtes dans les plus extrêmes latitudes, passé le cap Horn, rejoint l’Antarctique avant d’amorcer un long retour jusqu’en Bretagne. L’histoire incroyable d’un garçon opiniâtre, qui n’attend pas que ses rêves se dessinent à l’horizon, et d’une poule, concentré de fantaisie et de courage, qui offre un oeuf par jour à l’aventurier.

image9 bis

Mon avis: 

J’ai découvert ce livre (et son jumeau, la version carnet de bord, que je vais lire très vite mais que je ne chroniquerai pas pour ne pas faire doublon) en me promenant dans les rayons de la Fnac, à mon retour de tour du monde. Je n’avais jamais entendu parler de Guirec, et pourtant, apparemment, il bénéficie d’une petite notoriété avec le voyage qu’il a entrepris sur son voilier avec sa poule. Quelques recherches plus tard, j‘adore l’idée, le bonhomme, son culot… hop, je découvre son livre, je ne pouvais pas passer à côté! 

Guirec est une jeune breton (il a trois ans de moins que moi, quand je vois tout ce qu’il a déjà accompli, je me demande encore comment certains peuvent me prendre pour une aventurière avec notre tour du monde de six mois… ce qu’on a fait, à côté de ce mec, ce n’est vraiment rien du tout!) qui n’a pas fait d’études. Par contre, il a grandi sur une île et a toujours eu envie de naviguer. Très tôt, il se lance dans l’idée de partir voyager autour du globe sur un voilier, alors qu’il n’a même pas 20 ans et n’a aucune formation marine particulière.

De longs moments de son périples vont être constitués de « pauses » (comprendre, de périodes pendant lesquelles il ne navigue pas), durant lesquelles il s’arrange toujours pour trouver, au culot, des petits boulots pour financer son voyage / les réparations de son bateau. Et autour de ces pauses studieuses, on le retrouve sur Yvinec, son voilier, avec sa poule Monique, véritable mascotte ambulante et unique compagnie de Guirec pendant des années. Il l’explique lui-même, elle lui a carrément sauvé la vie lors de son hivernage de 130 jours au Groenland, grâce aux 106 oeufs qu’elle a pu pondre pendant cette période. Oui, car Guirec n’est pas du genre à faire dans le circuit balisé; son truc à lui, outre le voyage en solitaire à la découverte de lui-même et de ses capacités, c’est le challenge, les défis impossibles, comme de traverser le passage nord est (il sera le plus jeune marin à y parvenir), coincer volontairement son bateau dans la banquise pour y rester coincé pendant des mois, ou encore de réussir le passage du Cap Horn, réputé très dangereux. Dites lui que c’est suicidaire, il n’en sera que plus motivé. Et ça paye: 5 ans plus tard, son périple terminé, le voilà de retour en France avec Monique.

J’ai vraiment adoré découvrir à la fois son histoire et le personnage. Il a un aplomb et un optimisme dingues, une envie de croquer la vie à pleines dents dans laquelle je me reconnais totalement (tour du monde bonjour, même si lui est clairement à un tout autre niveau). Le texte est bien structuré, toujours dans le factuel et le réalisme; la temporalité est linéaire, on se croirait sur le bateau avec lui, c’est vraiment top. Son parcours est véritablement super impressionnant et devrait en inspirer plus d’un. Et puis Monique est très aussi… bref, Guirec, c’est le genre de personne que j’aimerais compter parmi mes amis! Un témoignage vraiment excellent que je conseille, avant de partir découvrir le carnet de bord 🙂

En résumé:

Une réflexion au sujet de « Le monde selon Guirec et Monique – Guirec Soudée »

  1. Que de fraîcheur dans ce récit. Je partage ton ressenti de vivre l’aventure de Guirec en parallèle avec les passagers d’Yvinec. Certains passages nous donnent la chaire de poule. Il faut avoir le pied marin, pas évident. Mais Guirec est bien là et prend soin de ses lecteurs par un optimisme à toute épreuve. Un véritable papa poule ce capitaine au long court. Quant à Monique, c’est une équipière hors paire qui a la légerté d’une plume . Voilà une lecture qui fait du bien aux lecteurs que nous sommes. Un récit sous forme de cadeau, un peu comme tout ces œufs que Guirec à savourer avec gourmandise, à l’image de l’aire du grand large qui souffle si bien ici et qui nous apporte que du plaisir.
    Merci pour cette découverte.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *