Je t’aime – Barbara Abel

Synopsis: 

Après un divorce difficile, Maude rencontre le grand amour en la personne de Simon. Un homme dont la fille, Alice, lui mène hélas une guerre au quotidien. Lorsque Maude découvre l’adolescente en train de fumer du cannabis dans sa chambre, celle-ci la supplie de ne rien dire à son père et jure de ne jamais recommencer. Maude hésite, mais voit là l’occasion de tisser un lien avec elle et d’apaiser les tensions au sein de sa famille recomposée. Six mois plus tard, Alice fume toujours en cachette et son addiction provoque un accident mortel. Maude devient malgré elle sa complice et fait en sorte que Simon n’apprenne pas qu’elle était au courant. Mais toute à sa crainte de le décevoir, elle est loin d’imaginer les effets destructeurs de son petit mensonge par omission…

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Mon avis: 

Comme pour Giébel, Barbara Abel fait partie de ces auteures de polars qui parfois m’emballent totalement (le dyptique Derrière la haine / Après la fin, ou le roman Duelle), parfois me plaisent bien mais sans plus (Je sais pas, et parfois ne me convainquent pas vraiment (L’innocence des bourreaux). C’est donc toujours difficile de dire, quand j’attaque un de ses romans, à quel niveau de l’échelle il va se situer. Sans être sur les barreaux du bas, Je t’aime est un roman qui se lit et qui réserve son lot de surprises, mais que je trouve loin d’égaler d’autres textes de l’auteure.

Je t’aime est donc un roman noir, un thriller psychologique (Abel aime vraiment bien ce genre), dans lequel plusieurs destins se retrouvent entremêlés. On a Maude d’abord, mère de deux enfants et récemment remariée avec un médecin, Simon, qui a une fille de son côté, Alice. Nous avons aussi le personnage d’une greffière de tribunal, dont le fils unique sort avec Alice justement. Et enfin, des parents d’un petit garçon. Les trajectoires de chacun vont se retrouver croisées lors d’un tragique accident, qui va impacter toutes leurs vies. Pour le coup, je trouve que contrairement à ce qu’on trouve régulièrement, le synopsis est loin de trop en dévoiler, et je trouve ça très bien; je ne savais vraiment pas trop dans quoi je m’engager, c’est assez chouette de découvrir la quasi totalité de l’intrigue à la lecture.

Comme d’habitude, l’auteure aime planter particulièrement son contexte. Personnellement, j’aime bien (j’ai vu que certains trouvaient ça longuet, ce n’est pas mon cas). Elle nous balade dans les méandres d’une intrigue en apparence assez simple et banale (comme pour tous ses livres, on ne peut s’empêcher de s’imaginer à la place des personnges tellement ils semblent crédibles et proches de nous), pour qu’on en arrive presque à se dire « ça aurait pu être moi« . (Bon, là, en l’occurrence, pas du tout puisque l’intrigue tourne beaucoup autour de consommation et vente de cannabis et que je ne fume pas, mais vous comprenez l’idée). La révélation de la fin m’a surprise (je la trouve bien amenée) mais pas tant que ça (je l’avais envisagée un peu, avant d’arrêter d’y penser et de simplement profiter de ma lecture). La conclusion est d’une noirceur infinie et même si on ne peut s’empêcher de pousser un cri intérieur, j’ai beaucoup aimé 🙂

Là où ça a pêché pour moi, je reconnais que c’est sur le thème justement (le cannabis), et sur les personnages, avec lesquels j’ai eu plus de mal que d’habitude à accrocher. Ca m’empêche vraiment d’en faire une excellente lecture: je n’ai pas aimé Alice, Simon m’a agacée puis révoltée, Maude m’a déçue, bref, ce sont les principaux points noirs du roman à mon sens, car le reste est, encore une fois, bien construit et implacable.

En résumé:

2 réflexions au sujet de « Je t’aime – Barbara Abel »

  1. Quand l’intrigue suit, un manque d’attachement aux personnages ne me gêne pas trop même si comme toi, le thème ne me parle pas vraiment…
    Je garde donc en tête que l’autrice est à découvrir mais peut-être, pour commencer, à travers un autre de ses romans 🙂

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