Une histoire des abeilles – Maja Lunde

Synopsis: 

Angleterre, 1851. Père dépassé et époux frustré, William a remisé ses rêves de carrière scientifique. Cependant, la découverte de l’apiculture réveille son orgueil déchu : pour impressionner son fils, il se jure de concevoir une ruche révolutionnaire.

Ohio, 2007. George, apiculteur bourru, ne se remet pas de la nouvelle : son unique fils, converti au végétarisme, rêve de devenir écrivain. Qui va donc reprendre les rênes d’une exploitation menacée par l’inquiétante disparition des abeilles ?

Chine, 2098. Les insectes ont disparu. Comme tous ses compatriotes, Tao passe ses journées à polliniser la nature à la main. Pour son petit garçon, elle rêve d’un avenir meilleur. Mais, lorsque ce dernier est victime d’un accident, Tao doit se plonger dans les origines du plus grand désastre de l’humanité.

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Mon avis: 

Ca faisait très longtemps (depuis sa sortie en 2017) que ce livre me faisait de l’oeil. Je me suis décidée à me plonger dedans quand je suis tombée sur sa « suite », Bleue, qui est sortie très récemment – je me suis dit qu’il fallait vraiment lire le premier. Et je suis assez convaincue 🙂

Une histoire des abeilles, c’est un roman particulier dans le sens où les chapitres alternent entre 3 périodes spatio-temporelles bien distinctes (le milieu du XIXème siècle en Angleterre, le début du XXIème aux Etats-Unis et la fin du XXIème en Chine). Chaque époque est liée aux autres par le fil rouge de la fameuse histoire des abeilles, mais représente pourtant des genres littéraires bien distincts. La période XIXème en Angleterre, on est évidemment dans un récit historique; les chapitres en 2007 sont un texte contemporain; et les passages en Chine à la fin du siècle sont de la SF d’anticipation. Le thème global du livre, de façon plus large que les simples abeilles du titre, c’est clairement un message écologique, assez fort d’ailleurs, et je comprends complètement que le livre ait fait du bruit à sa sortie.

Il est assez évident à la lecture que notre comportement actuel peut avoir des répercussions sur la biodiversité qui vont nous impacter grandement à long terme, ce que ne cessent de nous seriner les scientifiques, les experts du GIEC et les climatologues depuis un bon moment (je suis très sensible sur le sujet, ça m’intéresse énormément, je regarde tous les reportages et les émissions que je vois passer sur le sujet, j’essaie de diminuer mes déchets… bref, c’est vraiment un thème qui me parle). Pourtant, le livre n’est pas déprimant ou défaitiste, il ne fait que constater et pose les bases d’une réflexion plus profonde à avoir pour chacun: comment diminuer notre impact environnemental?

Si je n’avais pas besoin d’être convaincue par le message, auquel j’adhère totalement, je reste toutefois un peu sur ma faim sur l’écriture, que j’ai trouvée un poil plate et manquant de relief. J’ai eu du mal à m’attacher aux personnages, notamment William au XIXème siècle, dont l’apathie m’a pas mal agacée, et Georges en 2007, qui n’est pas très ouvert. La partie de 2098 a un côté glaçant pensé pour marquer les esprits, et j’ai trouvé ce monde futuriste tout à fait crédible, ce qui fait encore plus froid dans le dos. Dans les trois récits, se qui ressort aussi en dehors du message environnemental, c’est le rapport familial entre parents et enfants, les liens qui se distendent, les incompréhensions entre générations.

Malgré un traitement pas toujours accrocheur, notamment sur les personnages, l’importance du message du roman de Maja Lunde mérite totalement qu’on passe quelques heures à la lecture de ce roman, que je ferai certainement lire autour de moi.

En résumé:

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