No et moi – Delphine de Vigan

Synopsis: 

Lou Bertignac a 13 ans, un QI de 160 et des questions plein la tête. Les yeux grand ouverts, elle observe les gens, collectionne les mots, se livre à des expériences domestiques et dévore les encyclopédies.  Enfant unique d’une famille en déséquilibre, entre une mère brisée et un père champion de la bonne humeur feinte, dans l’obscurité d’un appartement dont les rideaux restent tirés, Lou invente des théories pour apprivoiser le monde. A la gare d’Austerlitz, elle rencontre No, une jeune fille SDF à peine plus âgée qu’elle.  No, son visage fatigué, ses vêtements sales, son silence. No, privée d’amour, rebelle, sauvage.  No dont l’errance et la solitude questionnent le monde. Des hommes et des femmes dorment dans la rue, font la queue pour un repas chaud, marchent pour ne pas mourir de froid. « Les choses sont ce qu’elles sont ». Voilà ce dont il faudrait se contenter pour expliquer la violence qui nous entoure. Ce qu’il faudrait admettre. Mais Lou voudrait que les choses soient autrement. Que la terre change de sens, que la réalité ressemble aux affiches du métro, que chacun trouve sa place. Alors elle décide de sauver No, de lui donner un toit, une famille, se lance dans une expérience de grande envergure menée contre le destin. Envers et contre tous.

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Mon avis: 

Ce roman sorti en 2007 a de très bons avis et m’intriguait depuis des années. Pour moi, ce sera plus mitigé: j’ai bien aimé mais je suis loin d’avoir été transcendée, comme ça semble être le cas pour beaucoup.

No et moi est un roman très court écrit du point de vue de sa jeune narratrice, Lou, 13 ans, qui habite Paris. Elle rencontre No (Nolwenn), une jeune fille de 18 ans à la rue, qu’elle va prendre sous son aile. Il est évident que l’histoire de ces deux jeunes filles est touchante; la naïveté de Lou contraste avec la dureté de la situation de No. Les deux sont traitées de façon attachante et juste. 

L’auteure nous raconte l’histoire véritablement de la façon dont Lou pourrait le faire du haut de ses 13 ans: le récit est peu structuré, il n’y a pas de chapitres, peu de ponctuation, elle digresse beaucoup… bref, pour moi, ça a été un peu décousu et pas hyper agréable à la lecture, même si je comprends le choix de Delphine de Vigan à ce niveau-là. Les thèmes abordés le sont avec beaucoup de pudeur, de sensibilité et d’humanité.

Le point de vue tronqué de No ne nous permet pas d’avoir une vraie vision d’ensemble de l’histoire (ajouter le point de vue de No, voire du personnage de Lucas aurait pu être sympa) et beaucoup d’éléments – notamment sur No et son histoire – resteront sans réponse. Dommage, surtout sur la fin, qui est vraiment abrupte et qui nous abandonne là avec nos questions. C’est sûrement plus réaliste comme ça, mais j’aurais aimé autre chose. 

En résumé:

8 réflexions au sujet de « No et moi – Delphine de Vigan »

  1. Ecouté en version audio, je n’ai pas eu ce problème de ponctuation, mais ce n’est pas mon roman préféré de l’autrice dont les fins tendent d’ailleurs à me frustrer…. Sans être une lecture palpitante, j’en avais apprécié la sensibilité que tu évoques 🙂

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