Le chant d’Achille – Madeline Miller

Synopsis: 

Patrocle, jeune prince maladroit, part en exil à la cour du roi Pélé. Il y rencontre Achille, son exact contraire, doué pour tout ce qu’il entreprend. Malgré leurs différences, les deux jeunes hommes deviennent inséparables. Le destin les mènent à la guerre de Troie. La violence des Dieux et des hommes fera de leur histoire un drame.

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Mon avis: 

Après avoir bien apprécié Circé, je me suis plongée dans Le chant d’Achille, de la même auteure (et écrit en premier). Comme l’indique le titre, il est ici question de l’histoire du héros grec Achille, racontée par le personnage de Patrocle, son cousin/ami et amant.

Le fait d’avoir Patrocle comme narrateur offre une perspective différente de ce qu’on peut avoir d’habitude quant au personnage d’Achille, et rien que pour ça, c’est intéressant et le choix est intelligent de la part de l’auteure. Patrocle est évidemment moins connu qu’Achille, donc le livre nous permet de le découvrir, tout autant qu’il réécrit le mythe. Comme avec Circé, la plume est assez ciselée et agréable, il y a un côté très onirique dans le roman, comme si on était en permanence dans un rêve, ce qui colle très bien avec l’aspect mythologique du récit.

L’histoire commence (comme Circé, encore une fois) avec l’enfance des personnages, et se termine au moment de leur mort. Je regrette un peu que Madeline Miller ait choisi de passer sous silence la partie la plus connue du mythe d’Achille (le coup du talon que sa mère n’aurait pas protégé), et j’ai trouvé que la partie « enfance » était franchement longuette, environ la moitié du livre. La guerre de Troie n’occupe que la seconde partie (voire le dernier tiers), elle m’a paru par moments survolée, à d’autres moments peu crédible (comme au départ, quand Achille est vendu à tous les Grecs qui l’acclament comme le « plus grand guerrier du monde » alors qu’il n’a que 17 ans et n’a jamais combattu de sa vie…), encore que je suis loin d’être spécialiste du personnage et que ça colle peut-être avec le mythe original.

Ca m’a beaucoup rappelé le film Troie, qui est pas mal décrié pour ses approximations historiques, mais que personnellement j’adore. Au niveau des personnages, la relation entre Achille et Patrocle est très bien dessinée et, pour le coup, m’a paru totalement crédible. La mère d’Achille est présente en filigrane pendant tout le livre – elle apparaît toujours rapidement, on ne comprend pas bien sa haine envers Patrocle, c’est un peu dommage. Elle est indéniablement mystérieuse et intriguante. J’ai aussi bien aimé le lien qui se tisse entre Patrocle et Briséis dans la seconde partie, et j’ai trouvé la fin très bien pensée et rédigée, très touchante.

En bref, malgré quelques défauts, globalement, c’est un bilan plutôt positif pour ce Chant d’Achille, qui dépeint bien la Grèce antique. Mention spéciale pour l’édition, la couverture et son rendu un peu brillant – comme pour Circé, c’est très joli 🙂

 En résumé:

2 réflexions au sujet de « Le chant d’Achille – Madeline Miller »

  1. Je pense commencer par Circé, mais ce livre aussi me tente pas mal malgré le manque d’équilibre entre les parties. D’après ta chronique, la plume de l’autrice devrait me plaire 🙂

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