Les secrets de Castelcerf (L’assassin royal, tome 9) – Robin Hobb

Synopsis: 

Après avoir tiré le prince Devoir des griffes des Fidèles du prince Pie et l’avoir ramené sain et sauf auprès de sa mère, au château de Castelcerf, Fitz, toujours dissimulé sous le nom de Tom Blaireau, croit avoir terminé sa mission. Il songe à regagner sa chaumière isolée pour y reprendre l’existence tranquille de ses quinze dernières années. C’est sans compter avec la reine Kettricken et son conseiller, Umbre, qui lui demandent instamment de rester pour enseigner l’Art au prince. Il accepte finalement cette nouvelle mission. S’y ajoute bientôt la charge de surveiller la délégation d’Outre-mer qui escorte la fiancée du prince et semble poursuivre des visées secrètes. Tandis que la guerre civile menace le royaume des Six-Duchés à cause des Fidèles du prince Pie qui demeurent dangereusement insoumis, Fitz, toujours prêt à défendre la cause du royaume, doit se démultiplier.

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Mon avis: 

Ce neuvième tome de l’assassin royal reprend totalement les ingrédients des précédents – un rythme assez lent, une intrigue générale qui prend son temps, mais un récit malgré tout très prenant et un Fitz très attachant.

Nous sommes ici à nouveau plongés au coeur des complots de Castelcerf. Le Fou et Fitz, qui continuent d’apparaître aux yeux de la cour comme Sire Doré et son serviteur Tom Blaireau, ont ramené le prince Devoir au château, où il doit rencontrer sa future épouse Outrilienne, une noble de 11 ans. Fitz reprend donc ses activités parallèles d’espion (à défaut de meurtre, du moins pour le moment) pour Umbre et Kettricken, ce qui nous plonge dans des enjeux politiques comme Robin Hobb nous en avait encore peu décrits, tout en étant chargé de la formation de Devoir à l’Art et au Vif. Il gère aussi tant bien que mal son deuil d’Oeil de Nuit et sa relation avec son fils adoptif Heur et la femme qui l’héberge, Jinna.

L’orientation plus « politique » du texte donne un ton plus mature à ce deuxième cycle, en intégrant d’autres enjeux, plus vastes que la simple sauvegarde des Six Duchés de la première époque. La découverte des délégations étrangères (avec la promise de Devoir, la mystérieuse narcheska Eliania) est très intéressante, et donne la mesure de la complexité de l’univers de l’auteure (développé dans d’autres séries que je n’ai pas lues).

Ce tome est également un tome presque introspectif. Il est très axé sur les relations entre les personnages, notamment celles entre Fitz et le Fou (l’arrivée d’une connaissance du Fou va d’ailleurs perturber leur binôme), mais également son rapport naissant avec Devoir et celui de plus en plus distant avec son fils Heur.

Encore une fois, le tome s’achève sur ce qui était la moitié du livre en VO, j’enchaîne donc directement avec le tome 10 pour ne pas le couper dans ma découverte 🙂

En résumé: 

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