American Psycho – Bret Easton Ellis

Synopsis: 

Patrick Bateman, 26 ans, flamboyant golden-boy de Wall Street, fréquente les endroits où il faut se montrer, sniffe quotidiennement sa ligne de coke, et surtout ne se pose aucune question. Parfait yuppie des années quatre-vingt, le jour il consomme. Mais la nuit, métamorphosé en serial killer, il tue, viole, égorge, tronçonne, décapite.

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Mon avis: 

American psycho fait partie de ces romans très connus dont j’avais entendu parler depuis longtemps, mais sans avoir la moindre idée du sujet traité. Ecrit au début des années 90, c’est en fait l’histoire (polémique) d’un tueur en série.

Le récit se déroule à New York; le narrateur, Patrick Bateman, est un jeune cadre à Wall Street, et il est une caricature de son époque, à la fois intelligent, à la pointe de la mode, faisant attention à ce qu’il mange et à prendre soin de son corps, tout en enchaînant les soirées décadentes, les plans cul et les rails de coke.

Comme le dit le synopsis, il consomme; le livre traite d’ailleurs autant du côté tueur en série que de la dénonciation de la société de consommation à outrance. Tout ce que mangent, portent ou achètent les personnages est précisé dans le détail, presque à la façon d’un catalogue, c’est très particulier à la lecture. Au début, entre ça et la façon dont sont rapportés les dialogues, j’avais énormément de mal avec le style de l’auteur, et j’ai failli abandonner ma lecture. J’ai fini le livre, mais mon souci avec l’écriture ne m’a jamais quittée.

Le récit prend un temps fou à se mettre en place. L’auteur prend pratiquement la moitié du livre pour sortir de ce côté « présentation des personnages et de leur quotidien », malsain au possible (qui m’a un peu rappelé celui du Loup de Wall Street, que je n’avais d’ailleurs pas réussi à regarder jusqu’au bout). Le côté tueur n’est vraiment abordé que dans la seconde moitié, et l’évocation de cette partie-là de la personnalité de Patrick arrive également très tard dans le texte, peu de temps avant qu’on y soit vraiment plongés.

Car oui: Patrick est un vrai beau psychopathe. Le jour, il fait illusion; la nuit, il tue, sans réel motif (à part une absence totale de sentiments et un mépris dingue pour les classes sociales inférieures), sans méthode récurrente (difficile pour la police d’établir un portrait donc). Les scènes de sexe crues apparaissent avant les scènes de tueries, qui sont vraiment dérangeantes à lire, d’une part car racontées à la première personne, d’autre part car à la fois totalement détachées de l’acte du meurtre et ultra violentes en même temps.

Pourtant, j’ai presque été plus mal à l’aise à la lecture des scènes « normales » que des scènes de tueries. Ce quotidien consumériste à outrance, ce mépris affiché en permanence (notamment des femmes), c’est presque plus violent à mon sens que les meurtres, car plus proches de notre quotidien finalement.

Le roman a été adapté en 2000 avec Christian Bale dans le rôle princpal, j’avoue que je serais vraiment curieuse de le voir; je suis très mitigée sur le roman, peut-être que le film me permettrait une autre approche de l’histoire.

En résumé:

Une réflexion au sujet de « American Psycho – Bret Easton Ellis »

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