Prédateurs – Maxime Chattam

Synopsis: 

Une guerre sans nom. Le débarquement libérateur est imminent. Parmi les GI’s, la tension est extrême. Mais cela ne peut suffire à expliquer le crime abominable découvert sur l’un des navires alliés : un soldat a été retrouvé pendu à des crocs de boucherie, la tête remplacée par celle d’un bélier. Le lieutenant Frewin de la Police militaire et l’infirmière Ann Dawson dépêchée sur les lieux en sont convaincus : c’est l’oeuvre d’un tueur redoutable qui jouit de la souffrance qu’il inflige. Malgré le déclenchement de l’offensive, les meurtres se poursuivent avec un raffinement croissant dans l’horreur. Frewin et Dawson orientent alors leur enquête vers la 3e section de la compagnie Raven, une poignée de durs qui forme un cercle très spécial…

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Mon avis: 

Ancien roman de Maxime Chattam (2007), j’ai toujours volontairement laissé Prédateurs de côté car le synopsis (se retrouver sur une base militaire) ne m’intéressait absolument pas. Mais il fait tout de même partie d’un cycle dont j’ai lu les deux autres opus, et finalement, douze ans après sa sortie, j’ai fini par craquer et le lire.

Et j’aurais mieux fait de rester sur mon idée de base: les thèmes militaires, que ce soit en film ou dans un livre, en général, ça ne passe pas avec moi. Prédateurs n’aura pas fait exception: je n’ai pas franchement aimé et c’est loin d’être le meilleur de l’auteur à mon sens.

Il est question ici d’un tueur en série (c’est peut être un des points qui m’a convaincue de me lancer, en fait: ça fait très longtemps que je n’ai pas lu de thriller traitant de meurtres en série, et j’aime bien ça!) sur une base militaire donc. En plein conflit, un premier soldat est retrouvé mort, puis rapidement un second. C’est la police militaire (PM) qui est chargée de l’enquête, aidés par une infirmière de la base qui semble très motivée et qui en sait visiblement long sur les criminels.

Où ça a péché pour moi? D’habitude, mon souci avec Chattam, et surtout dans ses premiers romans comme celui-ci, c’est sa plume, à laquelle je n’accroche pas trop. Pourtant, dans Prédateurs, ce n’est pas du tout ça qui m’a gênée.

D’abord, comme je l’ai dit, l’environnement militaire, très peu pour moi. Ce côté très macho, brutal et d’obéissance aveugle aux ordres, je n’accroche pas du tout. Ici, ce qui m’a en plus vraiment perturbée, c’est que l’auteur nous plonge en plein conflit, mais sans jamais expliquer qui se bat contre qui, ni pourquoi. On ne sait même pas où on est, ni dans quel pays. Il est question d’ »ennemis », de « l’autre camp », mais ça ne va jamais plus loin. Cette guerre « aveugle », que j’imagine décrite de la sorte pour qu’on puisse la transposer sur n’importe quel conflit existant, j’ai trouvé ça vraiment étrange et j’aurais préféré que l’auteur soit plus spécifique, quitte à en faire une guerre moins évanescente. J’ai juste eu l’impression que son parti-pris était de ne pas prendre parti justement… et j’aurais préféré qu’il le fasse. Je trouve que le contexte perd une grande partie de son sens sans ça.

Ensuite, je n’ai pas accroché non plus aux personnages principaux – et je ne parle même pas des suspects successifs, tous pires les uns que les autres -: Frewin et Ann, l’infirmière. Frewin est d’une platitude terrible, l’histoire avec sa femme devrait lui donner de l’épaisseur mais j’ai trouvé que ça faisait vraiment flop, et Ann est juste un des personnages les moins crédibles que j’ai jamais lus. Son côté « dark » est ridicule, l’explication quant à sa fascination pour les crimes et le « pourquoi elle en sait autant » est tombée comme un cheveu sur la soupe et je ne vois pas comment une infirmière de 25 ans qui n’a jamais fait d’études de criminologie (ou une sérieuse expérience d’enquêtrice derrière elle) pourrait en savoir autant. Bref, je ne croyais pas du tout en son personnage, et l’évolution de leur relation vu le contexte m’a semblée totalement inappropriée.

A côté de ça, les morts étaient bien dark (âmes sensibles s’abstenir), et j’aurais vraiment aimé apprécier l’enquête / les enquêteurs / le contexte autour de ces meurtres. Malheureusement, même la fin m’a paru presque risible… pendant tout le livre, les enquêteurs décortiquent les meurtres en en tirant des conclusions sur la psychologie du tueur (un peu à la manière de profilers, Chattam faisait beaucoup là-dedans à ses débuts), et quand enfin on apprend de qui il s’agit, il démonte en deux seconde toutes les théories qui ont été pondues sur lui, et je me suis dit « tout ça pour ça? »…

Vous l’aurez compris, je suis passée à côté de ce texte très sombre, qui n’était clairement pas fait pour moi =/

En résumé:

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