Carnet de bord TDM – Le Chili #1: Santiago, Valparaiso et le désert d’Atacama 📷

• Jour 106 – Jeudi 28 février – Santiago •

Nous sommes arrivés au Chili après un très long voyage: 12h30 de vol Hong Kong – Los Angeles, 6 heures d’escale, puis 10h45 de vol Los Angeles – Santiago. Nous avions le décalage horaire dans les pattes et malheureusement, l’endroit que nous avions réservé à Santiago n’était pas disponible avant 12h30 (et nous sommes arrivés à 7h du matin..). Nous avons donc attendu à l’aéroport plusieurs heures avant de nous mettre en route.

Nous avons ensuite pris un bus qui nous a amené au métro, nous avons acheté nos billets de bus directement pour Valparaiso pour le surlendemain et nous avons rejoint notre chambre en métro.

L’endroit réservé pour dormir, parlons-en. Il faut savoir que le coût de la vie au Chili est assez élevé (bonne chance pour trouver des chambres bon marché, et la plupart des restaurants indiquent des tarifs qui s’approchent très fort de ce qu’on trouve en France). Nous n’avons pas réussi à trouver quoi que ce soit dans nos tarifs, à part une chambre dans l’appartement de quelqu’un (assez chère hin, ce n’était pas du couchsurfing…). Du coup, nous étions dans l’appartement d’un particulier. Et particulière, la déco l’était: des crânes, du rock (Kiss, David Bowie, Freddie Mercury, Depeche Mode…), du Star Wars… c’était assez rigolo de ce côté-là.

Par contre, en terme de prestations, ce n’était pas à la hauteur. Entendons-nous bien, on ne s’attend pas aux mêmes services dans un hôtel que chez quelqu’un, mais quand on loue une chambre à peine moins chère qu’un hôtel, il faut quand même s’investir à minima. Là, nous avions accès à la cuisine pour nous préparer à manger (c’est très souvent le cas en Amérique du Sud – ça nous a fait plaisir après 3 mois sans cuisiner en Asie, et vu les tarifs des restaus chiliens, c’était plus que bienvenu), mais il n’y avait pratiquement pas de vaisselle ni d’ustensile dans aucun placard (à part la vaisselle en train de sécher sur l’égouttoir, et dont les éléments étaient vraiment mal lavés par le proprio…). Aucun sopalin ni torchon dans la cuisine (tu as les mains mouillées/sales? Il faut courir les essuyer sur la serviette dans la salle de bain). La salle de bain en question était à refaire (de grosses taches d’humidité partout, et le truc qui maintient le pommeau de la douche sur le mur s’est décroché pendant que je me lavais – le pommeau m’est tombé dessus..). Bref, appartement bien placé mais pour le reste, je n’aurai pas d’adresse à conseiller pour Santiago!

En dehors de cet aparté « logement », nous avons fait le check-in vers 12h30 et sommes ressortis aussitôt pour nous acheter à manger. Nous avons déjeuné à l’appartement et nous étions tellement cuits par le voyage et le décalage horaire que de mon côté, je me suis endormie de 17h à 21h30 (je me suis réveillée vraiment perturbée car j’avais lutté pour ne pas m’endormir..), et Seb a dormi de 15h à 3h du matin! Autant dire qu’il n’y a pas eu de repas du soir…

• Jour 107 – Vendredi 1er mars – Santiago •

Seb s’est donc réveillé à 3h du matin, de mon côté je m’étais rendormie de 2h à 6h30. Nous avions prévu ce jour-là de visiter la ville avec Tours4tips, une agence de visites guidées qui n’a pas de prix fixe mais qui propose aux visiteurs de payer ce qu’ils veulent! Parfait pour un petit budget comme nous. Ils proposent à Santiago deux visites différentes, en anglais ou en espagnol, une à 10h, l’autre à 15h. Nous sommes partis vers 9h pour le point de rendez-vous dans l’optique de faire les deux visites.

Notre guide du matin s’appelait Camille et était en fait de Montréal, donc elle parlait français, même si nous avions opté pour la visite en anglais. C’était une visite d’avantage orientée sur le quotidien des habitants de Santiago que sur les monuments à voir: nous avons découvert 4 marchés, (notamment le plus gros de Santiago, le marché de la Vega), et le cimetière de la ville (qui se visite un peu comme le Père Lachaise à Paris, on y trouve entre autres la tombe de Salvador Allende). Je n’ai jamais été très douée pour faire des photos d’étals et de marchés, donc je n’ai pas grand chose à vous montrer de cette visite:

marché aux poissons à Santiago

Cimetière de Santiago: tombe de Carmenita, lieu d’une forme de croyance bien particulière qui veut que les défunts peuvent parfois accorder des souhaits à certains vivants qui viennent prier sur leur tombe (les défunts en question étant souvent des enfants). Si le souhait est accordé, le bénéficiaire revient sur la tombe pour mettre un petit mot de remerciements. Les tombes les plus populaires et qui « fonctionnent le mieux » sont donc celles, comme celle-ci, qui sont couvertes de mots de remerciements et autres cadeaux pour le défunt…

Nous avons terminé la visite à 13h40 sans avoir mangé, et du coup, nous avons décidé de ne pas faire la visite de l’après-midi (il fallait manger avant et retourner au lieu de rendez-vous, et nous n’étions pas sûrs d’avoir le temps). Par contre, nous étions bien décidés à nous promener par nous mêmes pour voir les endroits que nous avions épinglés sur notre carte.

Nous avons donc vu le barrío Paris Londres (on cherche encore le concept), les rues commerçantes Ahumada et Huerfanos, l’église San Augustin et la Plaza de Armas.

Nous sommes ensuite retournés dans notre chambre, et avons pu nous préparer notre premier repas « maison » depuis trois mois: des pâtes bolo (rien de fou car vu le peu d’ustensiles disponibles et notre capacité limitée en terme de garde manger, nous ne pouvons pas acheter tant de produits que ça, mais ça nous a fait super plaisir de pouvoir cuisiner à nouveau :D).

• Jour 108 – Samedi 2 mars – Santiago / Valparaiso •

Nous avions vu à peu prés ce que nous voulions de la ville la veille, donc nous ne nous sommes pas mis la pression ce jour-là, d’autant aue nous n’avions pas encore digéré le décalage horaire (nous nous endormions à 20h-21h et étions levés entre 3h et 6h du matin…). Nous avions nos billets de bus pour Valparaiso à 16h, nous avons donc attendu l’heure du check-out puis nous sommes partis en direction de la gare de bus, en pensant manger là-bas et attendre le bus tranquillement.

Nous nous sommes donc posés dans la galerie de la gare avec une salade, un sandwich et du melon, puis avons attendu qu’il soit 16h. La route jusque Valparaiso dure environ 1h40, et nous sommes arrivés là-bas à 17h45. Comme pour Santiago, ça a été hyper compliqué de trouver un endroit pour dormir dans notre budget; nous nous sommes retrouvés dans une sorte d’auberge de jeunesse dans un quartier excentré sur les hauteurs de la ville, avec une chambre privée mais aux douches / WC communs. Et là pour le coup, même si on préfère largement avoir une sdb privée et que l’endroit était loin du centre, on a beaucoup aimé: c’était tout un concept, l’endroit est tenu par des mecs visiblement fans de moto et de sport  mais aussi de récup en tout genre, c’est de bric et de broc mais très agréable ! Il y avait une super cuisine très bien équipée, une terrasse, de quoi faire la lessive, un rooftop au premier étage avec vue sur le Pacifique et un deuxième mini rooftop au dessus des chambres du premier, d’où on avait une chouette vue sur la ville. Pour le coup, on recommande cet endroit, d’autant que c’était peu cher et avec petit déj inclus 🙂 (et à 500m d’un hypermarché où nous sommes allés trois jours de suite pour chercher de quoi cuisiner 🙂)

• Jour 109 – Dimanche 3 mars – Valparaiso •

Comme pour Santiago, nous avions repéré que Tours4tips proposait différents tours à Valparaiso, nous prévoyions d’en faire deux sur les trois existants. Le dimanche, nous avions opté pour la visite de l’après-midi, à 15h. Nous avons trainé le matin et sommes partis vers 11h: nous sommes allés au niveau du quartier surnommé « le musée à ciel ouvert » (pour ceux qui ne le savent pas, Valparaiso est essentiellement connue pour son street art omniprésent).

Nous avions repéré deux restos à tester à Valparaiso: le premier nous a expliqué à 12h20 (quand nous sommes arrivés devant) qu’ils n’ouvraient qu’à 13h. On s’est dit qu’on allait aller au second et revenir au premier le lendemain… mais le second était fermé (dimanche oblige..). Du coup, nous sommes revenus au premier et avons attendu qu’ils ouvrent.

Deux remarques ici sur les chiliens et les repas:

1- les chiliens mangent très tard (un peu comme les espagnols)

2 – les chiliens mangent des grosses portions (ils nous ont servi à ce repas des assiettes gargantuesques)

C’était notre premier resto au Chili et même si nous avons apprécié le repas, c’est vraiment très cher pour notre budget, nous n’en avons clairement pas fait tous les jours.

En sortant, nous sommes allés du côté de deux quartiers très connus de la ville: Cerro Conception et Cerro Allegre.

Il était ensuite l’heure de rejoindre le lieu de rendez-vous pour la visite guidée de Tours4tips, sur la place Sotomayor. La visite, comme celle de Santiago, nous a éclairés sur plein d’aspects historiques sur la ville et le pays en général, nous avons beaucoup aimé. (Par contre, la visite était juste blindée… à Santiago nous étions un groupe de 16 personnes, là, nous étions 50…!).

Le soir, après avoir pas mal marché, nous nous sommes préparé une salade et Seb a passé la soirée sur le rooftop à travailler ses vidéos pendant que je bouquinais.

• Jour 110 – Lundi 4 mars – Valparaiso •

Petit aparté pour démarrer cette journée qui a été compliquée: notre étape suivant, après Valparaiso, c’était le désert d’Atacama. Nous avions regardé fin février comment s’y rendre (c’est tout au nord du Chili alors que Valparaiso est au centre). Nous avons envisagé le bus, mais le trajet durait 24h; l’avion était à peine plus cher mais beaucoup plus court, et nous avions donc opté pour l’avion. Par contre, il fallait revenir à Santiago pour le prendre, et une fois arrivés dans le désert, prendre un bus pour rejoindre notre ville escale (San Pedro de Atacama). Nous avions prévu ce trajet pour le lendemain matin, le mardi 5. Notre avion et le bus aéroport – San Pedro étaient réservés.

Je reviens donc au lundi 4: cette fois, nous avions prévu la visite Tours4trips du matin, à 10h. Comme nous étions loin du centre, nous sommes partis de la GH à 9h10.

(Et là… c’est le drame).

Sur la route, en vérifiant par acquit de conscience l’heure de décollage de l’avion du lendemain, Seb bug et se rend compte que le billet d’avion n’est pas en date du 5 mars mais du 5 AVRIL… alors, nous n’avons toujours pas compris comment nous avions pu nous planter d’un mois dans la réservation vu qu’on est franchement scrupuleux sur ce genre de détails et que nous vérifions plutôt deux fois qu’une… mais le fait est que finalement, nous n’avions plus d’avion pour le lendemain! Seb est reparti en catastrophe à la GH en me disant de faire la visite quand même (qu’au moins l’un de nous en profite). Je suis donc allée faire la visite, mais je fois bien avouer que j’étais tellement stressée par cette histoire d’avion que je n’en ai pas vraiment profité…

Il m’a rejoint à 12h45, avant la fin du tour, en m’expliquant les possibilités: nous avions le choix entre prendre l’avion prévu le lendemain (mais les billets étaient à 500€ pour deux…), prendre un autre avion à 6h du matin (200€, mais il fallait du coup quitter Valparaiso le soir même et dormir à l’aéroport de Santiago), ou bien prendre le bus de 24h Valparaiso-San Pedro que nous avions écarté au départ (107€ pour deux), le soir même. Vu les tarifs, le calcul a été vite fait: ce sera le bus! Et des bus, il y en avait 2, un à 18 et un à 23h. Quand Seb avait quitté la GH pour le rejoindre, il restait beaucoup de places, donc il n’avait pas trop stressé.

On a la poisse ou on ne l’a pas: nous préférions évidemment le bus de 18h (pour ne pas arriver à minuit dans le désert le lendemain), mais le temps que nous arrivions à la gare de bus pour acheter nos billets, à 13h30, il ne restait plus qu’une seule place sur le bus de 18h! Nous avons donc été obligés de prendre le bus de 23h… comment dire que nous avions vraiment les nerfs ce jour-là: du stress, du temps perdu, de l’argent perdu, tout ça pour une erreur de date à la con!

Nous sommes donc retournés à la GH après avoir fait quelques courses (à la gare, ils nous avaient expliqué que le bus nous distribuerait des snacks mais pas de vrai repas). Nous nous sommes préparés et sommes partis prendre notre bus le soir…

Au final, Valparaiso nous a bien plu, mais on comprend que ça ne soit pas le cas pour tout le monde. La ville est divisée en deux, une partie « plate » en bord de mer et les collines derrière, et il n’y a pas grand chose à voir sur la partie plate. Malgré la présence des nombreuses fresques murales superbes, il est évident qu’une bonne partie de la ville est en souffrance économique…

• Jour 111 – Mardi 5 mars – bus Valparaiso to San Pedro de Atacama •

Le trajet en bus a donc duré toute la journée – nous sommes arrivés à 23h50.

Petites notes sur les bus:

– un ventilo hyper bruyant juste au dessus de nos têtes pendant 24h.. c’est chiant!

– Des toilettes dans le bus vraiment dégueu, où on ne peut qu’uriner (ne pas avoir la tourista..) et dont la chasse d’eau ne marchait pas (urine stagnante bonjour), sans eau, sans savon et sans PQ: au top!

– Aucune distribution de snacks ou d’eau pendant le trajet, contrairement à ce qu’on nous avait dit à la gare (heureusement que nous avions été acheter des provisions!).

– Les sièges sont inclinables, mais les gens inclinent tellement leurs sièges que derrière, on se retrouve avec zéro espace et des galères de contorsions pour se lever

A San Pedro comme à Santiago et Valparaiso, impossible de trouver une chambre double avec sdb privée dans nos tarifs. L’endroit est très prisé des touristes et donc très cher.. nous avions été obligés de prendre une chambre pour 4 personnes sans salle de bain privée, donc nous nous attendions à trouver deux inconnus avec nous dans la chambre en arrivant. Bonne surprise, il n’y avait finalement personne avec nous de tout le séjour 🙂

• Jour 112 – Mercredi 6 mars – San Pedro de Atacama • 

Après nos 24h de bus, nous avons traîné le matin. Nous en avons profité pour faire nos recherches sur les endroits à voir à nos deux villes suivantes (Salta et Buenos Aires en Argentine) et à y réserver nos hôtels. Nous avons aussi terminé de booker nos trajets pré-île de Pâques.

Nous sommes sortis pour déjeuner et nous sommes accordés un second restaurant. J’ai goûté un ceviche de saumon (une des spécialités du Chili) et Seb un wok. Nous sommes sortis du resto à 13h30 et il était encore complètement vide, nous étions les seuls clients (pour vous dire qu’ils mangent vraiment tard au Chili..).

Nous avons ensuite fait le tour des agences de voyage (il y en a PLETHORE) dans la rue principale, Caracoles, avons récupéré des propositions de tarifs pour les tours que nous voulions faire, et nous sommes rentrés à la GH pour étudier tout ça et faire les comptes.

(Pour info, au départ, nous voulions louer une voiture pour nous promener dans les environs par nous mêmes, mais nous nous y sommes pris trop tard et toutes les petites voitures étaient déjà réservées. Il ne restait qu’un gros 4×4 bien trop cher pour nous.. donc nous nous sommes rabattus sur les agences).

Nous sommes ressortis à 18h, d’abord en passant à la gare de bus pour récupérer nos billets papier pour Salta pour le dimanche 10, puis nous sommes passés à un micro marché pour acheter de quoi manger pour le soir (la ville étant très petite et dans le désert… il vaut mieux faire des provisions avant! Les fruits et légumes que nous avons vu sur les étals ne donnaient vraiment pas envie et beaucoup étaient à moitié pourris/moisis…).

Nous avons ensuite fait un crochet par l’agence que nous avions choisi pour nos excursions (Andes travel) pour tout réserver.

Nous sommes repartis vers la GH avec de quoi nous faire une salade de thon pour le soir 🙂

• Jour 113 – Jeudi 7 mars – San Pedro de Atacama • 

Ce jour-là, nous avions opté pour deux excursions, avec des horaires aux antipodes qui en ont fait une très longue journée ^^ Nous avions un tour jusqu’aux geysers del Tatio de 4h30 du matin à 12h, puis une sortie astronomique / observation des étoiles le soir, de 23h à 1h30.

Nous nous sommes donc levés très tôt et étions prêts à partir à 4h30. Pas de bol pour moi, je m’étais coincé le bas du dos pendant la nuit et j’ai pas mal souffert toute la journée ^^’

Pour les tours prévus le matin, l’agence vient nous chercher directement à l’hôtel, nous n’avions donc qu’une fourchette horaire, et bien entendu, nous avons été pratiquement les derniers à être récupérés, après échanges par Whatsapp vu que l’agence ne trouvait pas notre auberge (pourtant pas cachée…).

Nous avons fait ensuite 1h30 de route jusqu’aux geysers, où il faut payer l’entrée, et profiter 🙂 nous n’avons pas vu de jet d’eau vraiment impressionnant, beaucoup de fumées/fumerolles, quelques jets d’eau de taille restreinte et beaucoup de trous dans le sol à proximité desquels nous entendions de l’eau bouillir… qui nous font réaliser que le sol est vraiment super fin à ces endroits-là (c’est d’ailleurs dangereux)!

Nous avons ensuite fait un stop à une source chaude où nous avions 30 minutes pour nous baigner si nous le souhaitions. Il faut savoir qu’à cette altitude (4300 mètres) et à cette heure (tôt le matin, entre 7 et 9h), les températures sont négatives, et je n’ai pas testé la baignade (je le ferai un jour au blue lagoon en Islande… mais pas là :)).

Le tour a continué avec quelques stops photo en bordure de route – nous avons vu notamment quelques lamas, une fois de loin, d’autres de plus près 🙂

on aperçoit des lamas 🙂

Nous sommes rentrés à San Pedro vers 12h. Nous avons directement été payer notre excursion astronomique du soir (ces excursions sont confirmées le jour-même en fonction de la météo), avons repéré un endroit pour faire notre lessive (c’était interdit à la GH…) et avons fait quelques courses pour les repas.

L’après-midi a été très tranquille – de mon côté je me suis attelée au début de la rédaction de cet article :D, Seb s’est occupé de ses vidéos puis a fait la sieste (forcément, s’être levé à 4h du mat et sachant qu’on ressortait très tard ensuite…).

Le soir, nous avions rendez-vous à 22h50 pour prendre un minibus jusqu’à l’observatoire. Le lieu est tenu par un français et sa femme chilienne, et le tour était donc en français. Nous sommes restés debout dehors sous les étoiles pendant 2h, à écouter le guide / propriétaire de l’endroit – qui est tout de même un ancien chercheur du CNRS, qui fabrique lui-même des gros téléscopes qui coûtent une petite fortune – pas un con le mec!, et nous avons terminé par une boisson chaude (un excellent chocolat chaud pour moi :D).

Grâce à l’absence de pollution lumineuse dans le désert, nous avions un ciel totalement dégagé et nous pouvions voir la voie lactée (c’était la première fois de ma vie que je la voyais – même dans le désert du Thar en Inde, elle n’était pas visible), et même deux autres galaxies, à l’oeil nu! C’était splendide.

Malheureusement pour moi, je ne maîtrise pas assez les réglages de mon appareil photo pour faire des clichés de ciels étoilés… mais un autre participant du tour en a fait, et nous les a transmis sur la route du retour 🙂 voilà donc une de ses photos, qui vous donne une excellente idée du spectacle auquel nous avons assisté ce soir-là:

• Jour 114 – Vendredi 8 mars – San Pedro de Atacama • 

L’excursion du jour, dans la Valle de la Luna (Vallée de la Lune, ou Moon Valley), n’étant prévue qu’à 16h, nous avons pu faire la grasse matinée (vu notre journée de la veille… ce n’était pas du luxe :)).

Nous sommes partis vers 11h pour déposer notre linge à laver en ville, avons à nouveau fait quelques courses pour manger, et sommes rapidement retournés à la GH (avec une grosse migraine pour ma part, j’ai dû me recoucher de 13h à 15h…).

A 15h30, nous avons décollé pour le lieu de rendez-vous du tour. Nous allions donc dans la vallée de la lune, logiquement nommée en raison de ses paysages lunaires. Nous avons fait un premier stop d’1h15 au niveau de la « duna mayor » (grande dune), d’où part un petit chemin de randonnée sur une crête d’où on a une vue vraiment splendide sur la vallée, nous avons adoré cette balade (d’autant que malgré le côté très touristique de l’endroit, c’est suffisamment grand pour qu’on ne se marche pas dessus, loin de là: sur les photos, on a même l’impression que nous sommes seuls!)

la fameuse « duna mayor » 🙂

Le minibus est ensuite parti plus loin dans la vallée, pour plusieurs stops photos (plus rapides que le premier arrêt). Nous avons notamment assisté au coucher du soleil, et c’était magnifique. Petit florilège:

Tres Marias (« les trois Marias »)

Nous sommes ensuite rentrés en ville vers 20h15 🙂

• Jour 115 – Samedi 9 mars – San Pedro de Atacama •

Dernier jour d’excursion à Atacama, cette fois au niveau des « lagunas altiplanicas » et des « piedras rojas » (les « pierres rouges » – le site est en fait fermé depuis que des touristes débiles l’ont dégradé avec des tags…); c’était une excursion à la journée, nous avons donc été récupérés vers 7h15 à notre GH et sommes partis en minibus.

Cette fois-ci, premier arrêt au village de Toconao, où le guide nous a fait l’intro du tour.

Nous avons ensuite repris la route jusqu’au Salar de Atacama (Salt flats), une zone désertique couverte de sel (dans la même idée que le très célèbre Salar de Uyuni en Bolivie), où on trouve aussi une réserve de flamands roses. Bon, nous n’avons vu que très peu de flamands et de très loin, nous n’avons pas trouvé l’endroit vraiment spectaculaire.

Nous avons ensuite poursuivi notre route jusqu’aux fameuses lagunes: la « laguna Miscanti » d’abord (la plus grande), plus la « laguna Minique », juste à côté. Comme les geysers, ces lagunes sont situées à plus de 4000 mètres, il faut donc faire attention au mal de l’altitude qui peut survenir à cause du manque d’oxygène. (Rien à signaler pour nous, tant mieux :))

Nous avons terminé le tour dans la zone des « piedras rojas » (même si le site est désormais fermé, les abords sont tout de même splendides):

Tout dernier arrêt de la journée: un stop photo au niveau du tropique du capricorne (je l’ai toujours considéré comme « mon » tropique car je suis née fin décembre et donc du signe du capricorne… j’étais super contente de le « voir’ en vrai :))

• Jour 116 – Dimanche 10 mars – bus de San Pedro de Atacama à Salta (Argentine) •

Journée transport: nous avons pris un bus à 9h du matin pour rejoindre Salta, au Nord de l’Argentine, où nous sommes arrivés à 19h. Je détaillerai tout ça dans un prochain article 🙂

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Il faut savoir que nous aurions vraiment voulu visiter le Sud du pays, mais nous nous sommes rabattus sur le Nord à cause de notre impératif de date de notre vol pour l’île de Pâques: nous n’avions tout simplement pas le temps de voir tous les endroits qui nous intéressaient au Sud (Parc Torres del Paine, Cathédrale de marbre, etc), d’autant que nous voulions coupler avec le Sud de l’Argentine (Patagonie, Ushuaia, FitzRoy, glacier Moreno…).

Du coup, on s’est dit qu’on reviendrait assez rapidement au Chili et en Argentine après le tour du monde, avec d’avantage de moyens que pendant ce voyage, pour pouvoir louer une voiture et faire un roadtrip sur le Sud de ces deux pays. La version tour du monde du Chili et de l’Argentine est donc concentrée sur le nord, le Sud, ce sera pour une prochaine fois – parce que c’est sûr qu’on reviendra!

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Certains d’entre vous connaissent-ils déjà le Chili? Vous avez envie d’y aller?

2 réflexions au sujet de « Carnet de bord TDM – Le Chili #1: Santiago, Valparaiso et le désert d’Atacama 📷 »

  1. A part les problèmes de transports ( erreur de date pour l’avion et trajet en bus à l’hygiène douteux ) les photos sont super colorées et les paysages grandioses. Encore de nombreux endroits ou la magie des découvertes opèrent. C’est splendide. J’ai bien aimé aussi votre GH chez une sorte de brocanteur. C’est original. Continuez à nous régaler par vos images et commentaires. Bisoussss

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