Des souris et des hommes – John Steinbeck

Synopsis: 

En Californie, pendant la Grande Crise, Lennie et George vont de ferme en ferme. Ils louent leurs bras en attendant le jour où ils auront leur ferme à eux, avec un petit bout de luzerne pour élever des lapins. Lennie, malgré sa taille de colosse, n’a pas plus de malice qu’un enfant de six ans ; George veille sur lui, le protège du monde qui n’est pas tendre aux innocents. Le soir, ils se racontent leur rêve, celui de la maison et des lapins. Mais allez savoir pourquoi, les rêves de certains finissent toujours en cauchemars.

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Mon avis: 

Il y avait très longtemps que j’avais en tête de lire ce classique (j’aurais d’ailleurs pu le faire bien plus tôt, puisqu’il y a une vieille édition qui traine chez ma mère depuis toujours).

A vrai dire, il fait partie de ces livres dont on connait le titre, on sait qu’ils sont importants et qu’il faut les lire, mais je n’avais pas la moindre idée de ce que ça traitait avant de l’ouvrir. Du coup, Des souris et des hommes, ça parle de quoi? On va suivre deux travailleurs agricoles américains dans les années 1930 (il n’y a pas d’indication temporelle, mais j’ai supposé que le récit était contemporain de sa rédaction). L’un des deux, Lennie, est simple d’esprit; son truc, c’est de caresser des surfaces douces, comme le pelage des animaux, et il fait souvent des « bêtises » qui les empêche de garder leurs postes longtemps, ils sont donc contraints d’en changer souvent. L’autre, George, essaie de gagner suffisamment d’argent pour acheter un lopin de terre et une ferme qui ne serait rien qu’à eux. Au début du récit, ils arrivent dans un nouveau ranch pour un nouveau contrat.

J’avoue avoir beaucoup de mal à comprendre en quoi ce texte très court (une centaine de pages seulement, ça tient de la novella) a pu devenir à ce point connu et encensé. Je n’ai pas passé un mauvais moment, mais ça m’a paru très quelconque. Il y a clairement une forme de portrait social et une évocation du sort réservée aux déficients mentaux à l’époque, ce qui a un intérêt; j’ai été plus qu’intriguée par le lien qui peut bien unir George et Lennie, mais sans que ça ne soit jamais éclairci par l’auteur dans le texte. Difficile de s’attacher aux personnages dans un récit si bref (à la limite à Lennie, qu’on sent vraiment inadapté par rapport au monde dans lequel il vit); de toute façon, le texte est une sorte de huis clos puisque tout se déroule au sein du ranch. Le seul et unique personnage féminin est considéré par tous les hommes comme une pute (l’est-elle vraiment ? Ce n’est pas très clair non plus)(bonjour la vision de la femme). A noter aussi, la quasi-totalité du texte est constituée de dialogues, ça donne un rythme bien particulier au récit.

Si j’avais été d’avantage marquée par ma lecture, je pense que je me serais penchée sur des analyses du texte pour le comprendre plus en profondeur; je ne le ferai pas, et j’en conserverai ma satisfaction d’avoir découvert un grand classique malgré tout.

En résumé:

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