Sur les rives de l’Art (L’assassin royal, tome 18) – Robin Hobb

Synopsis: 

La fille de Fitz, Abeille, a été enlevée par les Servants, adeptes d’une société secrète qui usent de prophéties pour étendre leur influence et augmenter leur richesse.  Et Abeille joue un rôle crucial dans leurs manigances. Alors que la jeune fille est traînée par ses ravisseurs sadiques à travers la moitié du monde, Fitz et le Fou, la croyant morte, se lancent dans une mission de vengeance qui les conduit vers l’île lointaine où résident leurs ennemis.  C’est de cet enfer dont le Fou s’est échappé, mutilé et aveugle, jurant de ne jamais revenir. Aujourd’hui, il n’est plus aussi impuissant qu’il y parait. De même, si Fitz n’est plus l’assassin inégalé de sa jeunesse, il reste un redoutable adversaire. Leur but est simple : s’assurer qu’aucun Servant ne survive.

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Mon avis: 

On touche au but avec cet avant-dernier tome.

Comme dans les précédents, l’auteure continue d’alterner les passages entre Fitz et Abeille. Au début, j’avais un peu de mal à m’intéresser aux chapitres racontés par Abeille depuis son enlèvement (j’étais perdue dans tous ses ravisseurs), mais ça s’est nettement arrangé dans ce tome-ci (au fur et à mesure que leur nombre décroît). Abeille est donc toujours en route pour Clerres avec le groupe de Serviteurs qui l’a enlevée. Avec l’aide de celui qu’elle appelle Père Loup, elle ne se laisse pas abattre et montre une vraie force en tentant d’échapper à ceux qui la retiennent. Fitz, de son côté, n’a pas pu se retenir de partir chercher sa fille; il se retrouve accompagné contre son gré par Lant et Persévérance, puis, bientôt, par le Fou et Braise.

J’ai trouvé le schéma de l’intrigue légèrement redondant avec les deux cycles précédents (un début qui prend son temps, un rythme qui s’accélère, des préparatifs et un long voyage: on a déjà lu tout ça dans les deux premières époques). Ce n’est pas gênant, mais c’est peut être signe qu’il était temps que la saga se termine avant que le manque de renouvellement ne se fasse trop sentir?

Les deux premiers tiers du roman sont, comme d’habitude, très prenants, efficaces et remarquablement bien écrits. Le dernier tiers m’a moins plu – mais c’est parce que je suis une tête de mule; tout le monde me parle des sagas dérivées de l’Assassin Royal (La cité des Anciens, Les aventuriers de la Mer…), et il se trouve que je n’ai aucune intention de les lire. Le souci, c’est que dans ce fameux dernier tiers, on tombe sur des personnages de ces sagas, que je n’ai pas lues et dont je ne connais donc pas les protagonistes. Et Robin Hobb passe beaucoup de temps avec eux dans ce roman: pour ceux qui ont lu les autres séries, c’est sûrement très chouette de les redécouvrir ici; pour moi, j’ai touvé ça long et inutile, je n’avais pas envie de m’intéresser à de nouveaux personnages à ce stade de l’histoire.

Du coup, sur la fin, mon intérêt a malheureusement commencé à décroître un peu. Ça ne m’a pas empêchée de beaucoup aimer ma lecture, mais mon sentiment global est moins positif que pour les tomes précédents. J’ai tout de même (évidemment) continué avec le dernier tome.

En résumé:

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