Carnet de bord TDM – La Chine #1: Pékin et la Grande Muraille, Xi’an et l’armée en terre cuite 📷

• Jour 83 – Mardi 5 février 2019 – Pékin •

Nous sommes partis de notre hôtel tokyoïte à 5h30 du matin, direction Haneda Airport. Nous sommes arrivés sans encombre à Pékin autour de 13h.

Première chose à faire: retirer de l’argent en monnaie locale (sinon on ne peut pas acheter de tickets de métro pour aller jusqu’à l’hôtel…). Première galère chinoise en fait: il y avait plusieurs distributeurs dans l’aéroport, on les a tous essayés l’un et l’autre, chacun avec nos deux cartes bancaires, pas moyen de retirer le moindre centime, on commençait à flipper. Ce qui était drôle, c’est qu’on était suivis par un couple de backpackers (des chiliens 🙂) qui était dans la même galère que nous. Au bout d’un long moment de stress, on a fini par trouver un distributeur qui m’a permis de retirer 3000 yuans sur chacune de mes cartes (je voulais tout retirer sur ma carte Monabanq pour limiter les frais mais la machine ne m’a permis qu’un seul retrait avec cette carte-là, et Seb était bloqué avec ses deux cartes… bref!).

On a ensuite cherché l’accès au métro – une foule dingue attendait là… on a fait la queue pour les distributeurs de tickets, et au moment de payer les nôtres, on s’est rendu compte que les machines ne prenaient que les petits billets – et nous n’avions que les billets de 100 que nous venions de retirer… bon. On a dû faire une deuxième queue auprès d’un guichetier « humain » pour pouvoir acheter ces bloody tickets. Et ensuite une troisième queue: en Chine, pour entrer dans le métro, les contrôles sont incontournables. Vous devez retirer votre sac, le faire passer sur un tapis roulant pour un contrôle, vous-même passer un portique de sécurité et un rapide examen par un contrôleur. Autant vous dire que dans certaines stations, il y a la queue pour accéder aux quais…

Le contrôle mis à part, le métro de Pékin nous est apparu comme très simple (surtout en comparaison avec celui de Tokyo). Tout y est écrit à la fois en chinois et en anglais, le plan est facile à comprendre, vraiment on a apprécié 🙂

Nous sommes arrivés à notre GH après un trajet très froid (températures négatives à Pékin, alors qu’à Tokyo on tournait autour des +10 degrés). La GH avait ceci de génial qu’elle était aménagée dans un hutong (quartier traditionnel), au sein dans ancien temple, l’endroit était très sympa 🙂 (par contre, les parties communes étaient très peu chauffées… vu les températures, il fallait manger avec nos manteaux sur le dos et les douches étaient un calvaire..).

Nous sommes sortis acheter de quoi manger (nous n’avions rien avalé à midi), fait la sieste (pour ma part je n’ai pratiquement pas dormi les 3 dernières nuits à Tokyo, grosses insomnies) et avons dîné à la GH (des gyozas chinois et une soupe 🙂).

• Jour 84 – Mercredi 6 février – Pékin •

L’idée du jour était de visiter la Cité interdite et d’autres spots accessibles à  pied à partir de là (la place Tien an Men, une rue commerçante piétonne et le temple du ciel).

1ère étape: On est sortis du métro pour aller à la Cité, et on a vu plein de monde partir dans le même sens sur le trottoir, donc on s’est dit « c’est par là ». On a remonté le trottoir.. jusqu’à être complètement bloqués par la masse de gens. On comprenais pas, on croyait distinguer au loin un contrôle (en plein sur le trottoir.. on a pas compris) et du coup on s’est dit que ca devait être le controle des sacs pour entrer dans la Cité. On a attendu notre tour pendant environ 10mn, et juste avant de passer, on a vu que c’était un contrôle d’identité, pas de sacs.. et qu’il y avait que des chinois. On ne comprenait rien. On a sorti notre passeport, mais ils nous ont fait signe de passer sans même regarder.. alors que les chinois ne pouvaient pas passer comme ca! Ils ont des cartes d’identité bien particulières et on a clairement l’impression qu’ils sont fliqués avec, en fait.

On s’est retrouvés plus près de la porte de la Cité, mais toujours sur le trottoir dans la foule. On a refait la queue pour entrer dans la Cité, passer un grand portail, et on a fini par se retrouver dans une grande cour. On voyait nulle part de ticket office pour acheter de places, et il y avait tellement de monde qu’on s’est dit que c’était peut être gratuit pour le nouvel an chinois (on était en plein dedans). Du coup, on a traversé la « place » et avancé jusque ce qu’on pensait être la vraie entrée.. sauf qu’on nous a demandé nos billets… On explique qu’on a pas vu où il fallait les acheter. La garde ne comprend pas ce qu’on explique, donc elle fait venir une autre employée qui parle anglais qui nous sort « tout est sold out pour aujourd’hui »! Euh… comment ça, « sold out »?! Il est 13h.. et il y a un quota de places par jour?! C’est quoi ce délire 😮

Ce qu’on aura vu de la Cité interdite…

Du coup, dépités, on a été obligés de faire demi tour – et c’est là qu’ont commencé les galères, car en fait, on a mis des plombes à comprendre comment sortir de cet endroit où on était. Pas encore DANS la cité interdite, mais on était plus dehors non plus, on pouvait pas passer par l’entrée pour ressortir… bref. On a fini par faire un gros détour qui nous a fait perdre un temps fou pour revenir sur la place Tien An Men qui est juste en face de la Cité, de l’autre côté de la route… et là, galère numéro 2: impossible de traverser cette fichue route pour rejoindre la fameuse place!

Les trottoirs sont délimités par des barrières, on ne peut pas passer comme ça.. et il n’y avait avait aucun passage piéton. La place était en face de nous, mais impossible d’y aller à première vue…

On a fini par se dire qu’on pouvait peut être passer par en dessous, par les couloirs du métro. Donc on est revenus au métro de départ. On trouve un tunnel, on passe sous la route, on se retrouve du bon côté du trottoir.. et là, bim: re-contrôle et obligation de passer dans un tunnel .. qui nous rebascule du côté de départ, qui n’est pas celui de la place! Je me répète mais vraiment… On ne comprenait rien 😅

Du coup, la seule solution qui nous est apparue, ça a été de repasser le contrôle d’identité des chinois du début, et là prendre un tunnel qu’on avait aperçu plus tôt (sans savoir où il menait).. et nous sommes enfin arrivés sur la place Tien an Men!

Ensuite pour sortir de la place c’est pareil, il faut repasser par des tunnels, tu ne peux pas le faire par le trottoir.. ça nous a vraiment laissés perplexes.

Nous avons ensuite remonté la rue Qiánmén (rue marchande) et marché un bon moment jusqu’au temple qu’on voulait visiter. Nous étions à la Cité interdite à 13h, nous sommes arrivés au Temple du Ciel à 16h20… (temps perdu bonjour).

Le temple était dans un grand jardin, donc on arrive, on paie l’entrée, et on traverse le parc pour arriver au temple. 16h40. Ah ben.. on peut pas rentrer dans le temple sans un billet spécial.. sauf que la billetterie du temple ferme à 16h et que le billet qu’on a acheté, c’est juste le parc!

C’est officiel, ce jour-là c’était juste LA LOSE du début à la fin… d’autant qu’il faisait très froid et que rester des heures dehors nous a vraiment frigorifiés..

Jour 85 – Jeudi 7 février 2019 – Grande muraille de Chine •

L’excursion du jour, c’était d’aller visiter la Grande Muraille de Chine. Il y a pas mal de tronçons visitables à partir de Pékin, le tout étant de sélectionner celui que vous voulez, et déterminer si vous vous y rendez avec un tour organisé ou par vos propres moyens.

De notre côté, après pas mal de recherches, on avait trouvé une portion réputée comme peu touristique, avec une partie restaurée et une autre non: parfait! C’était la portion de Huang Hua Cheng, accessible depuis Pékin en prenant 2 bus, d’abord le 916 express, puis le H21. En théorie, 2h30 de trajet (1h pour le premier bus, 1h30 le second). J’avais tous les détails du trajet, la seule interrogation restait l’emplacement exact de l’arrêt du H21, mais ça ne nous a pas empêchés de décider de passer la journée seuls et sans excursion.

A savoir tout de même qu’il faisait excessivement froid ce jour-là (autour des -15 sur la muraille vers 8h du matin), et que nous nous sommes équipés à Séoul à moindres frais, mais nous n’avons pas vraiment de vêtements conçus et pensés pour les températures aussi basses, donc nous avons superposé les couches (nos 3 pantalons à chacun, 4 paires de chaussettes, 5 hauts, un tshirt roulé autour du cou sous l’écharpe), mais ça restait un peu du système D. En France, à des températures pareilles, je ne sors pas sans une énorme écharpe, mes bottes UGG, etc…

Nous sommes partis de la GH à 7h15 en direction de Dongzhimen, la gare où se trouvait le premier bus, le 916 express. Ici on peut lire les chiffres, mais « express » non.. (c’est en idéogramme). On a vu un arrêt là où je pensais, qui disait 916, donc on a attendu en se disant que c’était l’arrêt du 916 normal et du 916 express. Premier bus qui passe après 20mn d’attente: pas d’idéogramme, c’est un 916 « normal ». On essaie de demander quand passe l’express. Personne dans le bus ne parlait le moindre mot d’anglais… c’était la misère, ils ne comprenaient pas ce qu’on voulait. Ils nous ont fait asseoir, puis débarquer 2 secondes après, on ne comprenait rien.

On a fini par capter qu’apparemment, le 916 express était ailleurs… donc on se rend vers l’endroit supposé: bingo! Premier bus ✔️

La galère a commencé au second: il n’était pas à l’endroit où nous a déposés le premier, donc il a fallu trouver l’arrêt. On a encore demandé autour de nous – après avoir vaguement compris les signes d’un policier qui tentait de nous indiquait les droites et gauches à prendre, on a fini par trouver l’arrêt assez rapidement, mais après, le truc, c’était d’être dans le bon sens: il y avait un arrêt de chaque côté de la route.

On a regardé des deux côtés, on ne comprenait rien au panneau.. tout en chinois.. On avait le nom de l’endroit où on devait descendre, mais comme ce n’était pas un terminus, impossible de savoir dans quel sens le prendre.

On a demandé à des gens de chaque côté de la rue sans comprendre les réponses (et pas sûrs qu’eux comprenaient notre question non plus.)

Du coup, on a essayé d’être logiques: la muraille, c’est quand même un gros truc, et c’est sur des montagnes. On voyait des montagnes à droite, et il y avait bien plus de monde à cet arrêt là, donc on a attendu là en se disant que le premier bus qui passait, on demanderait pour vérifier.

On a attendu hyper longtemps… on a vu passer deux fois le bus dans l’autre sens sans qu’aucun ne passe dans notre sens à nous… et on ne pouvait pas aller voir l’autre en courant, car les deux voies de la routes sont cloisonnées par une barrière, donc il fallait revenir loin pour passer le passage piéton et le temps qu’on fasse ça, le bus aurait été loin..

On en pouvait plus de froid: on est descendus du premier bus à 9h40, et à 11h, on était encore là dehors à geler (je rappelle qu’il faisait facilement -10 et que nous n’avons pas vraiment l’équipement adéquat.. d’autant qu’en général quand il fait si froid, les gens ne restent pas immobiles dehors pendant des heures à attendre un bus..).

Finalement, un monsieur nous a demandé où on allait, et nous a fait comprendre qu’en fait, c’était de l’autre côté de la route qu’il fallait aller.. le côté où deux bus étaient déjà passés depuis qu’on attendait! (Comment vous dire qu’on était bien énervés…). On a dû attendre jusque 11h30 qu’un troisième bus passe, donc on a attendu presque 2h en tout..

Le bus ne nous a même pas déposé où il devait, en plus. À 2 ou 3km de la fin de la ligne, ils ont fait descendre tout le monde, et ils ont fait demi tour! Du coup, on a fini à pied avec 3 autres français qui connaissaient vu qu’ils étaient déjà venus la semaine précédente (pas sur qu’on aurait trouvé l’entrée sans eux d’ailleurs..).

Au final, départ de la GH à 7h15, et arrivée à la muraille vers 12h45… (paye des 2h30 de trajet théoriques!).

On en pouvait plus de froid, le bus n’était pas chauffé. Du coup, la montée de la muraille nous a bien réchauffés – ça grimpe! On avait bien choisi notre portion de muraille en plus: on était effectivement loin de tout, on a pas payé d’entrée ni rien et il n’y avait pratiquement personne.. et ça en Chine, ça n’a pas de prix! Nous sommes restés sur la Muraille jusque environ 14h30, en ayant l’impression de n’avoir vraiment rien vu – ce qui est le cas de toute façon: en une journée, impossible de voir plus qu’une minuscule portion de ses milliers de kilomètres… mais on était contents d’être allés là et sans excursion, c’est très impressionnant, et d’autant plus quand on se sent seuls dessus! On a souffert mais pas pour rien 🙂

Au retour, on était en stress du bus: comme celui du matin nous avait largués avant l’arrêt prévu, on a pas osé attendre à l’arrêt en question, et on a remarché jusque l’endroit où on avait été lâchés à midi… on était perdus au milieu de nulle part, c’était mort, il n’y avait personne et on avait vraiment peur que le bus ne passe pas. Finalement, après 45mn d’attente, il est arrivé – on est montés dedans 15h45 et arrivés à la GH à 18h45, transis de froid. Seb n’est pas du tout frileux, mais là, il m’a dit qu’il n’avait jamais eu aussi froid de toute sa vie 😅

• Jour 86 – Vendredi 8 février 2019 – Pékin •

Nous sommes partis en excursion toute la journée, sachant que nous avions un train de nuit le soir pour la ville de Xi’an, où on visite l’armée en terre cuite.

Nous sommes donc partis vers 9h45, d’abord à la gare pour récupérer nos billets de train – achetés sur internet, il faut ensuite récupérer le ticket physique dn gare et nous ne voulions pas stresser avec ça le soir, donc on s’en est occupés en premier. On a eu beaucoup de mal à comprendre le fonctionnement de la gare… mais finalement, on a eu nos tickets!

De retour dans le métro, une queue DÉLIRANTE pour passer les contrôles – c’en est au point où il y a des panneaux « à partir de ce point, 45mn d’attente »..

Les gens qui font la queue pour passer les contrôles pour avoir le droit d’entrer dans le métro

Nous sommes ensuite arrivés à notre destination du jour: le Summer Palace (Palais d’Été) de Pékin. Pour ne pas se faire avoir comme au temple du ciel deux jours avant, cette fois, on a acheté un billet tout inclus. La foule était à nouveau vraiment folle et il faisait toujours très froid.

Nous avons visité jusqu’environ 15h. A la fin, nous cherchions la rue Suzhou, dont l’entrée était comprise dans notre billet… et sommes sortis du site sans trop comprendre comment! Bon, ben pas de rue Suzhou du coup… On aurait pu prendre un billet qui n’incluait pas tout 🙁

Nous sommes retournés à notre GH verd 16h et y sommes restés environ 2h avec un chocolat chaud pour faire nos résas trains/hôtels pour la suite de la Chine. Il faut savoir qu’à la base, nous devions aller, dans l’ordre: à Xi’an, au Mont Wudang, aux Yellow Mountains, à Shanghai, Yangshuo puis Hong Kong. En fait, les trains / bus étaient TOUS PLEINS, et les avions trop chers. On a complètement halluciné de voir ça, c’est la première fois que ça nous arrive; même en Inde où c’était compliqué, en décalant d’un jour ou deux, il y avait toujours possibilité de s’arranger. Là, rien du tout, pendant des jours et des jours… On a dû revoir tout notre planning, annuler les Yellow Mointains et Yangshuo, revenir à Pékin avant d’aller à Shanghai… bref, une grosse galére de logistique / transport.

Le soir, c’était donc notre premier train chinois. Contrôle billets + identité à l’entrée de la gare, salle d’attente, nouveau contrôle des billets avant de pouvoir accéder aux quais, puis encore un en montant dans le train… c’est un peu lourd comme process. Nous avions pris pour ce trajet un train couchette, donc nous étions dans une sorte de cabine avec 4 lits – 2 chinois avec nous. Le monsieur écoutait ses vidéos sans casque (comme tous les chinois…) et la dame a dormi avec sa lumière allumée. Le respect de l’autre est une notion très différente en Chine..

• Jour 87 – Samedi 9 février 2019 – Xi’an •

Nous sommes donc arrivés à Xi’an aprés un train de nuit depuis Pékin. On a déposé nos affaires à la GH, et puis on est retournés à la gare pour prendre un bus pour le site archéologique de l’armée en terre cuite (qui est à 40km en fait). On a eu beaucoup de mal à trouver l’arrêt de bus. Une fois dedans, on ne savait pas combien coûtait un billet. Le controleur avance vers nous et on voit qu’il attendait  qu’on lui donne les sous, mais on savait pas combien… on avait préparé le truc, on avait un téléphone avec notre destination qu’on avait trouvé avec les idéogrammes chinois pour qu’il puisse lire, on a juste demandé « how much? » (combien?), et il était trop malpoli, il ne nous regardait pas, Seb lui a tendu son téléphone avec la calculatrice ouverte pour qu’il puisse nous noter le montant (à l’oral on aurait rien compris), il en avait rien à faire, c’était juste fou sa réaction. Heureusement, une passagère derrière nous a fini par nous faire comprendre le tarif..

On est arrivés vers 12h sur le site et c’était BLINDÉ de monde, c’était dingue! Que des locaux, on a pas croisé un seul occidental.

En fait sur le site il y a plusieurs bâtiments, en particulier 3 avec des fosses contenant les statues, et un genre de musée avec des pièces exposées. On a commencé par ce bâtiment-là (exhibition hall), et il y avait TELLEMENT DE MONDE qu’on a juste RIEN VU. On pouvait pas s’approcher des vitrines, on pouvait pas s’arrêter pour regarder (je parle même pas de faire des photos), on était portés par le flux de la foule et des gens qui poussent – franchement on était pas bien du tout, c’est hyper oppressant.

Après, on s’est dit qu’on allait quand même tenter les fosses, après tout c’est ça le plus connu (d’autant que la visite est très chère et que c’est quand même pour ça qu’on a payé…)

Première fosse visitée (Pit #2): très grande mais absolument aucune statue dedans, et donc juste un grand trou en terre, avec toujours autant de gens qui poussent et qui te marchent dessus… on est pas restés très longtemps.

2ème fosse visitée (pit #1): c’est celle-là qui est connue, avec toutes les statues. C’est une salle immense, mais pour voir les statues, il faut accéder à la rambarde… et c’est mission impossible. C’était juste horrible franchement, même Seb qui a moins de mal que moi avec les gens et la foule pétait un plomb.

On a pas du tout aimé cette visite, on a payé un bras pour se faire bousculer et marcher dessus pendant 2h et ne presque rien voir… on a même pas cherché la troisième fosse et on est partis 😕

Le souci en soi ce n’est pas le monde, c’est vraiment l’attitude des gens. Au Japon, la densité de population est très élevée mais les gens sont hyper respectueux, polis, ils font tout pour ne pas gêner les autres. En Chine, c’est l’inverse. Ils font absolument pas attention au fait qu’ils ne sont pas seuls. Ils sont d’un sans-gêne absolu, ils font vachement de bruit, ils te poussent sans vergogne, te marchent dessus, ils crachent, ils ne font aucun effort de communication.. c’est vraiment particulier.

Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur l’armée en terre cuite:

Le soir, nous sommes sortis de l’hôtel pour aller manger, on a donc visité rapidement Xi’an en voyant notamment la Drum Tower, la Bell Tower et le quartier musulman plein de street food.

Le lendemain, nous partions pour Wudangshan que je détaillerai dans un autre article.. nous avons par contre refait un crochet par Pékin avant de partir à Shanghai, je vais donc le raconter ici:

• Jour 92 – Jeudi 14 février – train Shiyan / Pékin •

Nous sommes partis de notre hôtel vers 6h, avons pris un bus jusqu’à la gare de Shiyan à 1h de là, avons marché pour arriver devant la gare, passé les contrôles sacs/identité (pour une fois le contrôleur parlait un peu anglais, il nous a souhaité happy new year et good luck haha), avons attendu un moment le train et avons fini par embarquer. Ce trajet là vers Pékin devait durer 21h… sur des sièges. Pas des couchettes. On savait que ça allait être long… et ça l’a été. Dejà, nous n’étions pas placés ensemble, mais sur des carrés différents. Les chinois font beaucoup de bruit, ne mettent jamais de casque pour regarder leurs vidéos / écouter leur musique (quelle que soit l’heure), la lumière n’est pas éteinte la nuit… et Seb a particulièrement joué de malchance: son voisin direct prenait la moitié de sa place sans aucune gêne et ne faisait pas mine de bouger, et la dame assise en face de lui n’arrêtait pas de poser ses pieds sur son assise (pour tendre les jambes), lui laissant encore moins de place! On a vraiment halluciné devant ce sans-gêne absolu… j’ai eu plus de chance avec mes propres voisins mais j’étais côté fenêtre et j’ai passé 20h à me battre contre la condensation sur la vitre qui faisait couler de l’eau gelée sur mes affaires…

Une Saint Valentin au top!

• Jour 93 – Vendredi 15 février 2019 – Pékin •

Nous sommes sortis du train vers 8h30. Après avoir repassé divers contrôles (un énième contrôle des billets à la sortie du train, un énième contrôle d’identité, un contrôle des sacs et encore un contrôle d’identité pour entrer dans le métro), nous sommes arrivés à notre GH en fin de matinée. Nous sommes repartis rapidement pour visiter le Lama Temple, pas très loin – pas très cher et pas blindé de monde pour le coup! -, puis on s’est promenés un peu dans les hutongs avant de revenir à la GH.

Seb ayant à peine dormi dans le train, il a fait une sieste de 4h pendant que je m’occupais du blog et des photos.

Le lendemain, direction Shanghai en TGV 🙂

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Certains d’entre vous sont-ils déjà allés en Chine? je serais vraiment curieuse d’avoir un avis supplémentaire (notamment sur les chinois :D)

7 réflexions au sujet de « Carnet de bord TDM – La Chine #1: Pékin et la Grande Muraille, Xi’an et l’armée en terre cuite 📷 »

  1. Wow ca a l’air assez compliqué en Chine quand même, très rigide en réalité. Je n’ai jamais été là-bas, par contre j’ai eu un apercu des chinois durant mon voyage en Islande, et effectivement, le respect de l’autre est TRÈS différent on dirait. On se faisait bousculer, si on en laisse passer un, ils passent tous, ils parlent pendant tout un Tour, donc 8h de bus, au téléphone et n’écoute rien de ce que le guide dit, jusqu’à ce qu’ils doivent s’activer et du coup dérangent et font perdre du temps pour savoir ce qui se passe… Enfin bref, je suis assez patiente comme personne donc je les ignorais, mais mon chéri a failli devenir dingue de chez dingue.

    • Merci pour ton retour! Oui je pense que je reparlerai des chinois, je n’en ai pas fait le tour j’avais eu un avant-goût lors de mon Erasmus en Ecosse il y a 7 ans (j’avais deux colocs chinoises et c’était compliqué..). Je n’ai jamais été confrontée à un gros groupe comme toi pendant plusieurs heures mais ça ne m’étonne pas du tout..

      Quant à la rigidité, effectivement, on hallucine devant la fréquence des contrôles (sacs, billets, identité…) c’est 15 fois par jour, c’est vraiment infernal, d’autant qu’à chaque fois il faut faire la queue… je ne sais pas de quoi ils ont si peur, est ce que c’est dû au régime communiste ou autre chose..? Bref.. à suivre (mais pour le moment clairement on est pas hyper convaincus par ce pays du coup..)

  2. De toute l’Asie, la Chine est le pays qui me tente le moins, voir même pas du tout je dirais… ça m’a l’air toute une aventure en tous cas XD
    C’est horrible à dire mais j’ai beaucoup de peine avec les touristes chinois quand je voyage, à un point qu’ils ont parfois pu me pourrir une visite tant j’étais énervée et exaspérée !

  3. Impressionnant comme pays. Finalement pour bénéficier d’un peu de solitude il faut aller sur la grande muraille de chine ! En tout cas, en chine , le coté convivial est très présent. Et comme tu le dis avec beaucoup de sagesse, il n’est pas envisageable de demander à un milliard de chinois de quitter leur pays le temps que vous y êtes. Faut faire preuve de zénitude !!!
    C’est formateur un tour du monde, personne ne dira le contraire… les chinois peut-être !

  4. Avec un accès au métro si contrôlé, il ne faut pas être en retard ^^
    Ca avait l’air d’être trop la galère pour visiter la Cité Interdite et alentours, c’est dommage ! Et galère aussi les bus pour la Muraille de Chine mais les photos sont très chouettes 🙂 Sans chinois en plus !
    Tes photos du Summer Palace sont vraiment dingues, je suis fan, ça me donne bien envie d’y aller un jour (mais pas moi qui organise, je suis trop nulle pour ça ^^).
    Décevant pour la visite pour les statues en terre cuite. Je serais devenue folle aussi. Déjà en Californie, quand un car de chinois débarquait, tu étais sûre de te faire pousser, aucun respect.

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