Xénocide (Le cycle d’Ender, tome 3) – Orson Scott Card

Synopsis: 

Lusitania… enfin un havre de paix pour les doryphores ? Pour Ender ? Il le croyait. Hélas ! rien ne se passe comme prévu. Les Lusitaniens ont déjà du mal à accepter les piggies, ces drôles de petits cochons intelligents mais si différents d’eux. Et ils ne savent pas le pire le virus de la descolada, mortel pour les humains, est indispensable au cycle génétique des piggies. Ils ne peuvent donc pas le détruire, sous peine d’exterminer la race. Dilemme crucial pour les biologistes, car la descolada mute au fur et à mesure qu’ils découvrent de nouveaux traitements. Mais un danger plus imminent menace la planète le Congrès Stellaire lui a envoyé une flotte équipée du « Petit Docteur », un désintégrateur capable de la réduire en poussière. Un nouveau xénocide ? Pas sûr, car Ender a encore quelques cartes dans sa manche…

image9 bis

Mon avis: 

Trois ans après ma lecture du tome 2, il était temps de me pencher sur la fin de cette saga (qui en compte 5). C’est chose faite avec Xénocide… j’appréhendais un peu, car je n’avais conservé que des souvenirs très généraux de La voix des morts, et j’avais surtout en tête qu’il était tout sauf léger, mais je n’ai pas eu trop de mal à rentrer dans ce tome-ci, qui m’a plus plu que le précédent.

Je me m’attendais pas à ce que le roman soit simple, donc je n’ai pas été déçue de ce côté-là, c’est complexe et travaillé, mais assumé, et c’est très bien écrit et pensé, donc à nouveau, de la SF de haut vol pour moi. Le récit est divisé en deux intrigues principales qui vont se rejoindre: d’un côté, Ender et ses proches sur Lusitania, qui tentent de gérer l’affaire du virus de la descolada (indispensable aux pequeninos, les extraterrestres indigènes, mais mortel pour les humains), tout en s’occupant de la Reine des Doryphores, qui construit un vaisseau pour quitter Lusitania pour les pequeninos (ce qui répandrait le fameux virus mortel un peu partout), et de la menace du Congrès (qui pourrait tout simplement détruire la planète pour plus de commodité). Et puis on a un autre côté de l’intrigue, un peu moins dense, avec de nouveaux personnages: dans une planète colonisée par des descendants des chinois, nous rencontrons un peuple soumis à un culte étrange; une partie de la population, jugée plus ou moins supérieure, est « élue des dieux » et doit sans cesse se purifier selon des rituels propres à chacun. Qing-Jao, une jeune fille de 16 ans élue des dieux, va enquêter sur la disparition de la flotte du congrès…

J’avais lu que certains l’avaient trouvé long, pour ma part le roman m’a captivée de bout en bout, j’ai été fascinée par la description que fait Scott-Card de la planète de la Voie et du peuple des Elus des Dieux (qui paraissent juste complètement fous, et qui apportent justement un côté un peu décalé à la saga – sans le vouloir d’ailleurs -, qui manque toujours d’un peu d’humour). Les problématiques quant au virus de la descolada, à dominante médicale / biologique, me parlent forcément également, les personnages sont toujours aussi travaillés, leur personnalité bien ciselée, et leurs conversations d’une profondeur rarement lue. L’auteur doit être d’une intelligence incroyable pour écrire des textes de cette qualité, tant au niveau de l’intrigue (qui pose de vraies questions scientifiques et éthiques sur un futur probable de conquête stellaire) que de description des personnages, des dialogues ou des enjeux.

La seule chose que je reproche à nouveau au roman, c’est qu’il se prend peut-être un peu trop au sérieux; une touche d’humour ne lui ferait vraiment pas de mal. J’ai attaqué le tome 4 dès celui-ci refermé 🙂

En résumé: 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *