Carnet de bord TDM – Le Japon #3: Tokyo 📷

Jour 69 – Mardi 22 janvier – Tokyo

Nous sommes arrivés au Japon à Tokyo après un vol qui partait de Séoul. Le passage à la douane à l’aéroport a duré à peu près 20 secondes: première impression sur le pays excellente 😀

En revanche, la seconde impression m’a un peu refroidie – pour aller à notre hôtel, il fallait bien entendu prendre les transports en commun, et à Tokyo, ce n’est pas de la tarte! C’est excessivement compliqué, et malgré le fait que Seb ait vécu au Japon et qu’il parle japonais (et le lise un peu), on a eu beaucoup de mal. Une employée nous a aidé mais s’est elle-même emmêlé les pinceaux..

En théorie, il fallait prendre 4 lignes différentes pour rejoindre l’hôtel! Nous n’en avons pris que 2 et sommes descendus du métro à 1,5km de notre hébergement – nous avons terminé le trajet à pied.

Première sortie dans les rues de Tokyo 🙂

Ce premier hôtel, nous l’avions sélectionné pour sa relative proximité avec le centre de visas chinois, où nous devions impérativement démarrer notre périple japonais. Il s’agissait d’un hôtel-capsule: vous savez, ce concept japonais de dormir dans des micro-espaces les uns sur les autres.. d’un côté, on voulait expérimenter le truc, et de toute façon, vu le tarif, on a pas beaucoup hésité: ça revient tout de même à 30€ la nuit pour 2 en basse saison, je vous laisse imaginer les prix pour des hôtels « classiques »!

Au final, on a trouvé l’endroit impeccable niveau propreté; ça ressemblait à des dortoirs d’auberges de jeunesse, sauf que tous les lits superposés sont directement dans le couloir au lieu d’être dans des grandes chambres, et on a un minimum d’intimité grâce aux rideaux. Les espaces communs sont nickels et nous n’avons pas entendu un bruit à part les zips des sacs, tout le monde fait très attention à être discret, bref: pour une première expérience en hôtel capsule, on était assez convaincus!

Ce jour-là, nous avons juste posé nos sacs et sommes allés nous promener pour repérer le centre des visas chinois (où nous devions aller le lendemain matin), faire quelques copies restantes pour lesdits visas (au 7-eleven), nous avons poussé jusqu’à la tour de Tokyo qui n’était pas très loin, et nous sommes revenus ensuite à l’hôtel après un stop dans un petit restaurant de ramens (excellentissime – comme tout ce qu’on a mangé au Japon)!.

Jour 70 – Mercredi 23 janvier – Tokyo

Journée « visas Chinois ». Je vais faire une grosse parenthèse ici pour expliquer un peu la nébuleuse que peut être ce visa: quand on fait une demande de visa chinois en France, il est valable 3 mois pile (pour entrer et sortir du territoire) à partir de la date d’émission. Du coup, si nous avions voulu le faire avant de partir (fin octobre début novembre), il n’aurait été valide que jusque fin janvier début février, alors que nous prévoyions d’arriver fin février.. ça ne collait pas au niveau des dates. On a vite compris qu’on allait être obligés de le faire en cours de route.

Et ce fameux visa, le souci, c’est qu’on ne peut pas le faire partout. En Asie, le seul pays de notre itinéraire qui permettait de l’obtenir, c’était le Japon; sauf qu’au départ, on devait aller initialement aller au Japon après être allés en Chine. Nous avons donc modifié exprès notre itinéraire et intégré le Japon avant la Chine. De là, il fallait trouver où exactement faire les démarches – c’est à Tokyo, mais pas à l’ambassade chinoise (ni même française), mais à une adresse bien spécifique (centre des visas chinois). Ensuite, il faut regrouper les documents requis, de mémoire:
• Une photo d’identité
• Le passeport
• Une copie du passeport
• Une copie du visa du pays en cours (le Japon dans notre cas)
• Une copie de notre assurance (pour prouver qu’on peut se faire rapatrier si besoin)
• Une copie de nos trois derniers relevés de compte (pour prouver qu’on est solvables)
• Un tableau excel avec notre itinéraire jour par jour
• Les confirmations de nos réservations d’hôtel (pendant tout le voyage, avec les adresses et les dates)
• Un formulaire de 4 pages à compléter
• Billets d’entrée et de sortie du pays
• Chèque de 125€ à l’obtention du visa

Certains sont simples, d’autres beaucoup moins. Déjà, en tour du monde, on ne se promène pas avec une imprimante; nous avons donc commencé en Corée à chercher un endroit où imprimer la majorité des documents demandés (pour le visa japonais par exemple, il a fallu qu’on attende de l’avoir..).
Ensuite, par exemple pour les relevés de compte, je n’y avais pas accès sur mon compte en ligne, j’ai donc dû envoyer un mail à ma banque pour que les relevés me soient envoyés par mail, ce qui a pris plusieurs jours.

Le tableau excel avec l’itinéraire était une grosse blague pour nous – enfin, on a plutôt ri jaune: le principe même d’un voyage en mode sac à dos, c’est de se promener au gré de nos envies, on n’a absolument pas d’itinéraire précis. Là, on a dû s’y coller un moment avant d’arriver, sans même savoir si on aurait le visa. On a fini par pondre un itinéraire théorique en maudissant le gouvernement chinois.

De même, la preuve de sortie du territoire a été un vrai casse-tête: nous terminions notre itinéraire par Hong Kong, et c’est de là que nous avions un billet de sortie. Est-ce qu’on considère Hong Kong comme territoire chinois pour les visas? Pas sûr. Nous avons posé la question à Zip World, l’agence en charge de nos billets tour du monde.. et même eux n’étaient pas sûrs! Au cas où le billet de sortie de Hong Kong ne passerait pas, ils nous ont donc fourni un faux billet (oui oui…) en partance d’une autre ville chinoise.

Il y avait aussi le formulaire de 4 pages. Au début, les questions sont classiques (âge, adresse etc). Et puis on te demande ton niveau d’étude, ton statut (cadre, salarié, fonctionnaire…), ton employeur et son adresse, l’identité de tes parents, leur lieu de naissance et leur métier (non mais sans déconner… qu’est-ce que ça peut bien leur faire?! C’est hallucinant toutes ces questions pour un simple visa…).

Enfin, il y avait la question des réservations d’hôtels. Comme pour l’itinéraire, c’est quelque chose qu’on gère au jour le jour pendant le voyage, on ne prévoit absolument pas plusieurs semaines en avance. On en a discuté avec un ami qui était allé en Chine l’an dernier et qui nous avait rassuré en disant qu’il ne fallait que le tout premier hôtel (qui serait vérifié par le gouvernement), mais pas les suivants. Très bien, on va en réserver un et ça ira comme ça!

Nous sommes donc arrivés au centre des visas le 23 à l’ouverture, à 9h. On passe d’abord à un guichet où une dame vérifie si le dossier est complet. Eh bien malgré tous nos efforts: non, ça n’allait pas, elle a bien réclamé l’intégralité des hôtels du séjour… il a fallu qu’on aille se mettre sur un ordinateur derrière pour faire des résas bidon sur booking (seul critère de recherche: annulable gratuitement), imprimer le tout et le ramener au guichet. (Nous avons bien sûr dû payer en plus pour les impressions..). Ensuite, tu récupère un ticket et tu attends qu’un des guichets appelle ton numéro. (C’est là qu’il faut quand même préciser une chose: ce centre des visas n’étant pas réservé aux français et étant situé à Tokyo, on y parlait japonais et chinois.. et c’est tout. Je remercie le ciel d’avoir eu Seb avec moi qui a pu communiquer avec le staff en japonais, sinon ça aurait vraiment été compliqué.)

La guichetière nous a perturbés aussi: elle ne voulait pas prendre notre papier d’assurance (peut être non requis pour les japonais? On a insisté pour qu’elle le garde, on ne voulait pas se faire refuser le visa à cause de ça), et elle a rendu à Seb ses relevés de compte (tout en gardant les miens… incompréhensible). Quant au formulaire de 4 pages, elle m’a posé plein de questions et en particulier sur mon employeur (la question demandait juste son nom), il fallait que je précise de quel type d’entreprise il s’agissait… (encore une fois, je cherche l’intérêt de ce genre de précisions…).
Nous sommes ressortis de là au bout de 2 heures, un peu sonnés et en mode « on ne l’aura jamais ce visa » (et franchement je n’avais presque plus envie de l’avoir… toute cette complexité, ça coupe l’envie d’aller visiter la Chine..).

Nous sommes ensuite partis en métro jusqu’à Akihabara, un quartier phare pour les geeks, puisqu’on y trouve énormément de salles d’arcade, de magasins de jeux vidéos, de figurines de mangas etc. On y a flâné jusqu’au déjeuner (un chirashi au thon à tomber ♥️ notons d’ailleurs que le terme chirashi n’est pas japonais et qu’ils ne comprenaient pas de quoi on parlait quand on demandait ça..).

Ensuite, nous avons repris le métro jusque Asakusa, où se trouve un grand temple très joli où nous avons acheté un mokuji (les papiers qui indiquent notre bonne ou mauvaise fortune). Le notre était « bonne fortune » et indiquait ceci:

J’étais complètement naze ce jour là car j’étais toujours enrhumée (depuis près d’une semaine et la fin des Philippines) et je trainais une migraine depuis plusieurs jours qui avait été particulièrement intense la nuit précédente et qui m’avait empêchée de dormir. Du coup, on s’est posés un moment dans un Starbucks pour ne pas trop marcher. Nous sommes ensuite retournés à l’hôtel chercher nos sacs; nous avons marché jusqu’à la gare où nous avons dîné (un curry rice et des gyozas pour moi) avant de trouver la salle d’attente des bus (le nôtre était à 23h), où nous attendions celui pour Osaka.

A 22h, Seb s’est rendu compte que notre bus n’apparaissait toujours sur aucun panneau d’affichage, il s’est inquiété et est allé interroger un employé qui lui a confirmé que ce n’était pas le bon endroit pour nous.. mais qu’il ne savait pas où nous devions aller! Panique, on est sortis de la salle en courant en cherchant désespérément où pouvait être l’arrêt dn question.. (le problème, c’est qu’on avait un mail de confirmation écrit uniquement en japonais; Seb lit les caractères basiques mais pas les kanjis compliqués et là il n’arrivait pas à déchiffrer les indications.. du coup on a demandé notre chemin à une dame qui, en lisant le mail, nous a dit qu’il fallait qu’on trouve la « sortie 22 ». Nous étions à ce moment-là au niveau d’une des sorties de la gare numérotée 20, nous sommes donc partis dans les tunnels à la recherche de la 22 qui était un peu plus loin, et avons trouvé l’arrêt de bus… ouf! Il faut savoir que les bus au Japon sont d’une ponctualité exemplaire donc il ne vaut mieux pas arriver en retard 😅

Notre périple à Osaka, Kyoto, Hiroshima et Miyajima étant détaillés dans les deux carnets de bord précédents, je vais basculer directement sur notre retour à Tokyo le 30 janvier, après un bus de nuit en provenance d’Hiroshima 🙂

Jour 77 – Mercredi 30 janvier – Tokyo

Nous sommes arrivés à Tokyo à 7h du matin, après une nuit dans le bus assez courte (surtout pour Seb, qui n’avait pas réussi à dormir). Notre premier arrêt a été de se poser dans un café à la gare; ensuite, nous avons pris le métro vers le centre des visas chinois – nous sommes tombés en pleine heure de pointe, et franchement, question foule, ça m’a paru bien pire que mes souvenirs de RER parisiens. (Par contre, les gens sont hyper calmes et respectueux… pas le même délire qu’à Paris!). Nous n’avions pas reçu de nouvelles du visa et étions un peu inquiets… mais on l’a eu!! La bonne surprise, c’est qu’au Japon, ce visa coûte moins cher qu’en France: 75€ au lieu de 125€ 🙂

Après un autre trajet en métro vers l’hôtel, nous avons pu nous poser un peu. Notre hôtel était à nouveau un hôtel capsule, les tarifs à Tokyo étant trop élevés pour qu’on puisse faire autrement. Comme pour le premier, ça ressemblait en fait vraiment à un dortoir d’auberge de jeunesse, rideaux sur les lits (pour l’intimité) en plus. Nous avons pu accéder à notre lit directement sans attendre et notre première action a été d’annuler tous les hôtels chinois, pris dans la précipitation la semaine d’avant juste pour obtenir les visas et ne correspondant pas à nos critères.

Nous sommes sortis déjeuner dehors – nous étions à deux rues d’un pâté de maison plein de restos, notamment une chaîne spécialisée dans les tempuras qui proposait des menus à 5€ (j’aimerais tellement avoir ça en France ♥️).

L’après-midi a été studieux pour moi: pendant que Seb faisait la sieste pour compenser sa nuit blanche dans le bus, je me suis occupée des premières recherches sur la Chine, ainsi que du blog et du tri de mes photos. Le soir, nous sommes ressortis manger dans un petit restaurant de ramens, puis la soirée a été consacrée aux lessives (oui, même en tour du monde il faut bien laver ses vêtements 🙂).

Jour 78 – Jeudi 31 janvier – Tokyo

Nous avons commencé la journée par une session « programmation Chine » jusque 13h (en réservant notamment notre premier train là-bas). Nous sommes ensuite allés nous promener à pied vers Akihabara, où nous étions déjà allés la semaine précédente, en passant par Ueno et un restaurant où nous avons encore très bien mangé.

Nous avions entendu parler quelques jours auparavant des différents « pet cafés » et nous avions dans l’idée d’en tester un: nous connaissions le concept des bars à chats, qui s’est timidement exporté en France, mais en fait, au Japon, il y a un vrai business autour de ces bars animaliers, on y trouve de tout: bars à loutres, à lapins, à hiboux/chouettes, à hérissons, à serpents, à chiens… nous avions repéré sur la route un « owl café » (hiboux/chouettes), donc nous avons essayé celui-là. Les oiseaux étaient magnifiques et adorables, j’adore le concept des bars à chats, mais j’avoue que là, avec des oiseaux, je suis plus circonspecte: ce sont des animaux faits pour voler et vivre en extérieur, pas attachés à l’intérieur d’un café.. (bon, nous n’avons pas vu de signe de maltraitance du tout, au contraire, mais c’est sur le principe).

Nous nous sommes ensuite re-promenés dans Akihabara, où Seb tentait de trouver la Nintendo Switch (version spéciale Pikachu/Evoli), puisqu’elle coûte bien moins cher au Japon. Pas de bol, elle était sold out (en rupture de stock) partout… nous l’avons juste trouvée d’occase dans une boutique, mais plus chère qu’une console neuve.. hors de question 🙂 comme il nous restait plusieurs jours à Tokyo, nous avons gardé espoir de la trouver ailleurs!

Nous sommes repartis à l’hôtel et sommes rapidement ressortis, puisque nous sommes allés passer la soirée chez un ami de fac qui habite à Yokohama avec sa copine (avec qui, en fait, il s’était marié la semaine précédente 😊). Yokohama est dans la banlieue de Tokyo donc nous avons pu aller chez lui en métro 🙂

Jour 79 – Vendredi 1er février – Tokyo

Nous ne sommes pas sortis de l’hôtel (à part pour déjeuner rapidement le midi au 7-eleven) avant 16h – notre promenade du jour, c’étaient les quartiers très courus de Shibuya et Shinjuku (toujours à la recherche de la Switch pour Seb).

Nous avons commencé par Shibuya, oû se trouve ce fameux carrefour hyper connu qu’on voit très souvent, où des milliers de gens traversent à chaque feu rouge.

Nous nous sommes promenés un peu dans le quartier puis avons mis le cap sur Shinjuku, que nous avons rejoint à pied alors que la nuit commençait à tomber. Et là, deux boutiques nous indiquaient un réapprovisionnement de la fameuse switch Pikachu pour le lendemain… gros stress pour Seb qui voulait absolument l’avoir 😊

Nous avons mangé un curry et sommes repartis séparément: Seb voulait retourner filmer des plans de nuit à Akihabara, et moi je suis retournée à l’hôtel.

Jour 80 – Samedi 2 février – Tokyo

Seb s’est levé aux aurores pour aller chercher sa console à l’ouverture de la boutique (et il l’a eue… ouf!). Nous n’avons rien fait de particulier ce jour-là, à part sortir pour les repas, c’était repos 🙂

Jour 81 – Dimanche 3 février – Tokyo

A nouveau, la journée a été calme – nous ne sommes sortis qu’aux alentours de 16h30 pour aller (encore!) vers Akihabara, où nous espérions trouver de quoi faire des purikuras – ces photomatons japonais typiques où on obtient des photos coloriées et bariolées. On a eu un mal fou à en trouver (alors que Seb me disait qu’il y en avait partout il y a 12 ans… peut être que c’est désormais passé de mode avec l’avènement des smartphones?) mais on a fini par en trouver un – un peu décevant, car la machine a déformé nos têtes, nous a appliqué un filtre maquillant sur le visage (même à Seb) et on ne comprenait pas toutes les indications de la machine, mais on a eu nos purikuras 😊.

Nous sommes revenus à l’hôtel après le dîner, au terme d’une promenade de 10km tout de même 🙂

Jour 82 – Lundi 4 février – Tokyo

Dernier jour au Japon!

Nous avons été réveillés dans le dortoir par un monsieur pas sympa du tout qui a fait un bruit monstrueux en faisant son sac… impossible de se rendormir après ça. Nous avons continué notre programmation de la Chine, puis avons cherché un restaurant de sushis (pour terminer en beauté)… et malheureusement, on a été hyper déçus: pas de menu (donc impossible de demander un sushi particulier), pas d’option « sushis sans wasabi » (je ne suis pas du tout fan de wasabi) et franchement les sushis étaient chers et moins bons que ceux qu’on avait mangés à Osaka. Ce sera donc une déception pour ce dernier repas, mais pas grave – on a super bien mangé pendant 15 jours de toute façon 🙂

Qui est déjà allé au Japon? qui aurait envie d’y aller?

Rendez-vous bientôt pour le bilan du pays 🙂

2 réflexions au sujet de « Carnet de bord TDM – Le Japon #3: Tokyo 📷 »

  1. Ta photo avec le temple et la brume est juste irréelle, c’est magnifique ! Le bar à hiboux me laisse septique aussi, et encore plus un bar à loutres, j’ai du mal avec le concept ^^

    • merci pour la photo 😉
      oui j’avoue que les pet cafés… autant les chats je peux comprendre (j’adore même!), les chiens, les lapins, pourquoi pas? les loutres, les oiseaux et les serpents, je suis plus circonspecte lol

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