Le prophète blanc (L’Assassin Royal tome 7) – Robin Hobb

Synopsis: 

Quinze années ont passé. Loin de la cour, et le coeur blessé, Fitz s’est réfugié dans une chaumière isolée avec son inséparable oeil-de-loup pour unique compagnon. Il espère enfin avoir trouvé la paix et rompu avec son terrible passé. Mais c’est compter sans son destin. Car, bientôt, des visiteurs inattendus viennent tour à tour troubler sa retraite avec des motifs déguisés : Umbre, son vieux mentor ; Astérie, la ménestrelle avec laquelle il entretient épisodiquement des relations amoureuses ; et le fou, toujours plein d’entrain, sur qui les années semblent n’avoir aucune prise. À mots plus ou moins couverts, tous trois lui soufflent la même chose : on a besoin de lui à Castelcerf, où règne la reine Kettricken, pour retrouver le prince héritier Devoir, qui a disparu dans de mystérieuses conditions. Après un long combat intérieur, Fitz décide de se mettre en route. Mais, pour éviter d’être reconnu, c’est en valet qu’il s’introduit à la cour et commence la difficile quête du prince sur lequel se portaient tous les espoirs. Les obstacles ne vont pas tarder à surgir de tous les côtés.

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Mon avis: 

Je dois l’avouer: j’étais un peu anxieuse d’attaquer ce deuxième cycle de l’Assassin Royal. J’ai tellement aimé le premier que j’avais peur que la suite ne soit pas à la hauteur. Finalement, c’est bien parti pour ressembler à la première époque: un lancement assez longuet (accentué, je pense, par le découpage français des tomes, puisque ce tome 7 n’est que la première moitié du 1er roman du deuxième cycle en VO, couplé avec ce qui est le tome 8 chez nous), pour, j’espère, une suite excellente 😊

Nous retrouvons donc Fitz 15 ans après les évènements du tome 6. Il a désormais 35 ans et vit en ermite dans une bicoque au fond des bois, avec son fidèle Oeil de Loup, et un adolescent qu’il considère comme son fils, Heur, que lui avait confié Astérie quelques années plus tôt. Il n’a plus aucun contact avec Molly et Burrich, qui le pensent mort, et seule Astérie lui rend visite quelques fois dans l’année. Mais ce tome va changer son quotidien, puisque plusieurs visites vont se succéder: Umbre, d’abord, puis le Fou. Les deux estiment qu’il est temps pour Fitz de sortir de son isolement et revenir à Castelcerf, mais il tergiverse. La disparition du prince Devoir (le fils de Kettricken et Vérité, qu’il n’a jamais rencontré) précipite finalement son retour.

Me replonger dans l’univers de Robin Hobb m’a fait du bien, en fait: j’avais cette impression étrange de rentrer à la maison, de retrouver des amis de longue date. L’intrigue prend vraiment son temps pour se mettre en place et ce n’est qu’au deux tiers du roman qu’enfin, Fitz se décide à repartir pour Castelcerf en se faisant passer pour le valet du Fou (devenu, entre temps, seigneur à la cour), de façon à pouvoir enquêter discrètement sur la disparition de Devoir. Dans cette première partie du texte, on a de longs échanges entre Fitz, Umbre et le Fou qui reviennent sur les 15 années écoulées – j’ai eu l’impression que ça couvrait des évènements de la saga intermédiaire des Aventuriers de la mer, que je n’ai pas lue. Pas gênant, mais j’ai trouvé que certains passages auraient pu être raccourcis.

Je trouve vraiment dommage que l’édition française ne respecte pas le découpage original de la saga (qui serait nettement plus cohérent en terme de rythme), du coup, j’ai enchaîné directement avec le tome suivant, qui est normalement la seconde moitié de celui-ci. Clairement, cette histoire sur la disparition de Devoir est loin d’être résolue à la fin du Prophète Blanc. Il y a plusieurs personnages que j’aimerais revoir par la suite, sans savoir si ça finira par arriver (Molly, Burrich, Kettricken – qu’on croise ici, mais à peine). A suivre 🙂

En résumé: 

4 réflexions au sujet de « Le prophète blanc (L’Assassin Royal tome 7) – Robin Hobb »

  1. « […] j’avais cette impression étrange de rentrer à la maison, de retrouver des amis de longue date. »

    C’est exactement ça 🙂 ! Personnellement, j’avais adoré ce deuxième cycle, je trouve qu’il approfondit bien l’univers.

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