Carnet de bord TDM – Les Philippines #2: Palawan (El Nido et Coron), Western Visayas (Kalibo) 📷

Jour 56 – Mercredi 9 janvier – Puerto Princesa

Nous nous sommes levés à 4h40 et avons quitté la chambre à 5h. Notre taxi pour l’aéroport n’est arrivé qu’à 5h30 et nous sommes arrivés à l’aéroport à 5h50, où nous et nos sacs ont été contrôlés dès l’entrée (avant le contrôle habituel pré-boarding).

Notre vol est arrivé à Puerto Princesa à 8h55. Notre guest house nous avait envoyé gratuitement un taxi (c’était cool!) et nous sommes partis rapidement après avoir posé les sacs vers la station de bus, car nous voulions acheter nos billets de bus pour le lendemain pour Port Barton. Nous avons marché 3km sous une chaleur écrasante (en faisant un stop dans le premier centre commercial qu’on a vu depuis notre départ en tour du monde – ça nous a fait bizarre de rentrer là-dedans!).

Arrivés à la gare de bus… on l’avoue, on a rien compris. On était cuits par le trajet attaqué depuis le départ de Moalboal la veille, et la chaleur n’a rien arrangé, mais vraiment, cette station a été une grosse nébuleuse pour nous. On s’est fait alpaguer par 15 gars qui voulaient nous embarquer en van alors que nous, on voulait partir en bus. On a demandé des horaires, des tarifs, une billetterie… ça a duré un moment, on a cherché, et on a fini par laisser tomber parce que tous ces mecs qui ne faisaient que nous proposer leurs vans en occultant totalement nos questions, ça nous a vraiment gonflés. On aurait pu partir en van, réserver quelque chose via la GH, mais c’était bien plus cher que les tarifs qu’on avait vu sur le net pour les bus et finalement, ça nous a tellement énervé ce manque d’infos qu’on a juste laissé tomber l’escale « Port Barton ». On a décidé de partir directement à El Nido le lendemain.

A Puerto Princesa, on a pas eu l’impression qu’il y avait grand-chose à faire en dehors de l’excursion à la « underground river » classée à l’UNESCO, qu’il faut faire sur la journée car c’est à deux heures de route. Les avis qu’on voyait étaient assez mitigés, nous étions arrivés trop tard ce jour-là et comme nous voulions partir le lendemain, on a laissé tomber. On était vraiment cuits et on a rien fait de la journée à part trier les photos / vidéos, de la programmation, etc.

Jour 57 – Jeudi 10 janvier – trajet Puerto Princesa – El Nido

Après avoir profité du petit déj inclus, nous sommes partis vers la station de bus de la veille, mais en tricycle cette fois. On a eu aucun souci pour trouver les bus pour El Nido (on avait un peu peur après notre galère de la veille) et on a réservé des billets pour le départ de 9h20.

Nous avons pu monter dans le bus dès 8h30 et à un moment, un monsieur est entré et a commencé à prêcher (on a pas trop compris, il n’avait pas de tenue de prêtre mais tenait un petit livre en main qui ressemblait à une bible)…

Nous sommes arrivés à El Nido à 15h30 après 6h de trajet (sans déjeuner –  j’avais quand même une pomme avec moi, youpidou!). Une fois les sacs déposés à la GH, nous sommes repartis aussi sec pour réserver un tour de « island hopping », l’activité phare d’El Nido (et de notre destination suivante également: Coron). Comme on avait rien mangé depuis le petit déjeuner, on a acheté un pot de frites qu’on a mangé en remontant la plage – plage d’ailleurs très décevante. En fait, globalement, toutes les villes philippines manquent de charme, et leurs plages sont incluses dans ce constat. El Nido, comme toutes les villes « touristiques » où nous nous sommes arrêtés, est une ville-dortoir conçue vraiment pour l’accueil des touristes: hôtels, restaurants, agences de voyages. Hôtels, restaurants, agences de voyages. Et la plage en fait les frais: tout ça est construit jusque sur le sable ou presque. C’est très petit comme agglomération, car construit aux pieds de pics karstiques qui limitent l’extension de la ville (mais pas mal de bâtiments sont en construction à distance de la plage).

La GH construite directement à flanc du pic

La plage à proprement parler est réduite à peau de chagrin et on ne peut d’ailleurs même pas se baigner, puisque l’espace « maritime » est réservée aux bateaux des différentes agences d’excursions.. un peu dommage, car sinon, le cadre est top.

Jour 58 – Vendredi 11 janvier – El Nido

Nous avions prévu de louer un scooter pour aller visiter les alentours d’El Nido mais une motivation zéro et une énorme fatigue ont eu raison de notre programme. Finalement, j’ai tenté de m’occuper du blog – ça m’a pris des heures vu la piètre qualité du wifi philippin…

Seb est sorti se renseigner sur les ferries pour aller à Coron. Nous avions vu les tarifs pour le « fast ferry » un peu partout en ville la veille, mais nous avions vu aussi sur le net que le « slow ferry » était beaucoup moins cher. Les infos n’étaient visiblement pas à jour: dans les 8 agences que Seb est allé voir, on lui a partout répondu que le « slow ferry » n’existait plus… pas le choix de prendre le fast, plus cher, du coup.

Jour 59 – Samedi 12 janvier – El Nido

C’était notre fameuse journée « island hopping », littéralement, on « saute » d’île en île en bateau. Il y a plein de compagnies qui le proposent, et les tours et prestations sont franchement les mêmes partout, ou presque (c’est super réglementé). Nous avions opté pour le tour A, le plus demandé, vendu à 1200 pesos/personne (mais en fait c’est 1600, car il faut payer en plus 200 pesos de taxe environnementale et 200 pesos d’entrée à l’un des lagons..). Nous sommes donc arrivés à l’agence à 8h30, puis nous sommes dirigés bers la plage où nous avons été plus ou loins abandonnés à notre sort pendant 40mn, à la merci des nombreux vendeurs ambulants qui proposent des sacs étanches et des bijoux. Il faut savoir que pour aller sur les bateaux, il faut rentrer dans l’eau jusqu’à la poitrine, donc il vaut mieux protéger ses affaires. Il y a tout un business autour de la vente de ces « ocean bags » – nous n’avons pas voulu en acheter car nous avions une parade: notre super « travel laundry », qui est un sac étanche qu’on utilise pour faire notre lessive. Dans l’idée c’est vraiment la même chose que les ocean bags, à part qu’ils n’ont pas de bretelles, donc on a mis toutes nos affaires là dedans 🙂

Au bout de 40mn, ils nous ont fait monter sur les bateaux, on a encore attendu un peu, et on a démarré vers 9h30. Le premier stop a été « seven commando beach », une plage très jolie mais bondée par les différents bateaux d’excursion malheureusement 😕

L’idée sur cette plage, c’est de faire du snorkeling… et là j’ai été hyper frustrée, car je n’avais pas pensé à mettre mes lentilles… je pouvais donc oublier le snorkling: sans lunettes ni lentilles et avec un masque de plongée, je n’y vois goutte 😕

Le deuxième arrêt a été à Shimizu Island, où il y a aussi un spot de snorkling (clairement, j’ai passé la journée à me maudire de ne pas avoir pensé à mes lentilles..). Mais la plage en elle-même est aussi splendide, et on en a profité pour faire quelques photos « cartes postales » – je poste rarement des photos de nous deux et/ou de moi, mais là je ne résiste pas!

Nous avons mangé là le midi, avant de repartir pour le troisième stop, le « hidden lagoon ». Il est « caché » car il faut se contorsionner et passer dans un petit trou dans la roche, mais comme tous les tours y passent et qu’on ne peut faire passer qu’une personne à la fois dans le trou, il y a la queue pour accéder au lagon. Une fois dedans, nous avons été un poil déçus (en fait, l’île en elle-même est plus jolie que son lagon) et je me suis fait « attaquer » les jambes par des poissons qui me mordaient en faisant assez mal, donc nous sommes vite ressortis. Malheureusement, pour ce stop, il a fallu nager depuis le bateau pour arriver sur la plage, donc je n’ai pas de photo – je ne voulais pas risquer toutes nos affaires dans le sac étanche…

Nous avons fait un 4ème arrêt « snorkling » (auquel je n’ai toujours pas pu participer..) et le 5ème arrêt a été le « big lagoon ». Pour ma part, j’étais frigorifiée à ce moment-là et je n’ai pas eu le coeur de descendre du bateau, d’autant qu’encore une fois, il fallait nager pour y accéder (donc pas d’appareil photo). En fait, normalement, on peut y aller en kayak, mais il y avait déjà tellement de monde quand nous sommes arrivés qu’il n’y avait plus de kayaks disponibles, et ceux qui voulaient aller voir le lagon devaient impérativement nager. Seb l’a fait, il a nagé pendant 30mn aller retour dans des courants assez forts (life jacket obligatoire d’ailleurs) et n’a même pas vu le lagon tellement c’était éloigné de l’endroit où s’était arrêté le bateau.. du coup, je n’ai pas trop de regrets.

Nous sommes rentrés à El Nido vers 16h30. Après une pause « tri des photos », nous avons fait les comptes et avons réalisé qu’il ne nous restait pas suffisamment de liquide pour payer l’hôtel le lendemain matin (nous prévoyions de partir à 6h30) et pour manger ce soir-là. Il faut savoir qu’aux Philippines (comme dans tous les pays que nous avons visité en Asie jusqu’ici), les possibilités de paiement par carte sont très rares, et il ne faut pas compter dessus, il faut toujours avoir du liquide sur soi. Nous sommes donc partis en quête d’un ATM (distributeur automatique) pour retirer de l’argent et pouvoir manger le soir sans stresser pour le paiement de l’hôtel le lendemain. Et c’est là que la galère a commencé 😊

Premier ATM: il y avait une queue dingue et on a vite compris qu’il y avait un souci – le premier guichet ne marchait plus et le second ne distribuait plus que des petites sommes, 2000 pesos par 2000 pesos. Sachant qu’à chaque retrait nous avons des frais de 250 pesos, ça ne nous disait rien de faire plusieurs petits retraits, donc nous avons cherché le 2ème ATM indiqué par Maps Me.. que nous n’avons pas trouvé (on pense qu’il n’existait tout simplement pas, où qu’il est mal indiqué sur l’appli). Nous sommes donc revenus au premier endroit, où la queue avait bien diminué car entre temps, les réserves de cash de la machine s’étaient épuisées.. plus moyen de retirer, donc. Des gens derrière nous ont expliqué qu’ils venaient d’essayer aux deux autres ATM de la ville et que c’était pareil partout: plus d’argent dans aucun distributeur.

Sachant que nous partions très tôt le lendemain matin, un dimanche (et que les distributeurs ne seraient donc pas réapprovisionnés avant notre départ), nous ne savions plus quoi faire. Le plus simple était de se priver de dîner pour pouvoir payer l’hôtel, mais nous mourrions de faim et avons tout de même voulu demander à l’hôtel si un paiement par carte était possible (ça nous semblait bien plus probable que dans un restaurant). Réponse: non, mais on peut payer par Paypal.

Il se trouve que mon petit frère m’avait fait créer un compte Paypal en 2013 je ne sais plus pourquoi, donc dans l’idée, on pouvait, sauf que je ne me souvenais absolument pas de mes identifiants et que de toute façon, la personne qui nous a expliqué ça nous a dit « moi je ne sais pas faire, le seul qui sait s’occuper de ça ici c’est mon frère, laissez-moi essayer de le trouver ». Nous n’osions pas partir manger, car nous n’étions pas sûrs du paiement Paypal.. S’est ensuivie une longue attente, avec de leur côté la recherche du frère qui était introuvable et injoignable (sinon c’est pas drôle: « il doit être dans la rue »… on est bien avancés avec ça!) et du nôtre, les tentatives pour me reconnecter à mon vieux compte Paypal que je n’utilise jamais. C’était ridicule: le wifi ne fonctionnait qu’à moitié et j’ai fini par retrouver mes codes d’accés, mais comme je me conectais sur une nouvelle machine, Paypal m’a envoyé un texto pour confirmer que c’était bien moi, sauf qu’à l’époque de la création du compte, j’avais un autre numéro.. donc impossible de confirmer mon identité et d’accéder à mon compte.. un vrai casse tête!

Au bout d’un long moment, le frère est finalement revenu, et moi j’ai réussi à me connecter. Le paiement Paypal a réussi et nous avons donc pu partir manger… en gardant en tête que nous n’avions toujours plus de cash et qu’il fallait qu’on trouve une machine pour retirer très rapidement!

Jour 60 – Dimanche 13 janvier – trajet El Nido – Coron

Nous sommes partis de la GH à 6h30, comme prévu. L’ATM de la veille était sur notre chemin vers le port, nous avons donc vérifié par acquit de conscience s’il n’était pas désormais possible de retirer, mais non.

Nous avons pris le ferry – fast, puisque la version slow n’existe plus – et ça a été HORRIBLE 😅 au début, j’ai dormi, mais j’ai été réveillée quand Seb (qui était côté fenêtre) a eu besoin que je bouge pour passer et sortir de la rangée. Il n’est revenu qu’au bout de 30mn et n’était franchement pas frais – et moi non plus. Dès mon réveil, j’ai eu la nausée, le bateau faisait littéralement des sauts entre les vagues et tanguait énormément, c’était infernal. Je ne suis habituellement pas sujette au mal de mer… mais ça, c’était avant les ferries Philippins! Une bonne partie des passagers se sentait mal et le trajet nous a paru hyper long. D’ailleurs, malheureusement pour nous, c’était censé ne durer que 3h et il nous en a fallu 4 pour arriver… je tremblais en descendant…

A l’arrivée à Coron, mission numéro 1: trouver un distributeur automatique. Nous voulions acheter les billets de notre prochain ferry tout de suite (vers San Jose), et un employé nous les proposait à 900 pesos, mais nous n’avions plus assez de cash sur nous pour le payer.  Nous sommes donc partis à pied du port jusqu’à la GH et avons cherché les ATM indiqués par Maps Me. Au premier ATM de notre route: impossible de retirer avec une Visa. Au second: impossible aussi (voyant rouge). Il a fallu que nous arrivions à un troisième distributeur (où il y avait encore une large queue..) pour enfin pouvoir retirer. Seb n’était d’ailleurs pas encore remis de son mal de mer, et est parti s’asseoir pendant que j’attendais notre tour.

Nous sommes passés à une supérette pour acheter de l’eau, puis sommes enfin arrivés à notre GH vers 14h (encore une fois, nous n’avions pas mangé). La gérante nous a distribué des flyers des différentes agences et tours possibles en nous disant qu’elle pouvait réserver pour nous. Comme nous voulions réserver pour le lendemain, nous avons pris un peu de temps pour comparer les brochures avant d’aller manger. Nous avons repéré une excursion à 1100 pesos qui regroupait 3 choses que nous voulions voir/faire: Barracuda Lake, le Twin Lagoon et voir une épave de bateau en snorkling. Le problème, c’est que sur ce flyer, certaines excursions avaient une précision « masque et tuba inclus », mais pas celle que nous avions repérée. Nous avons donc demandé à l’accueil de vérifier ce point avant de réserver – elle a appelé l’agence, qui a bien confirmé que les masques et tubas étaient inclus. Ok, pas besoin d’en louer donc, on booke le tour pour le lendemain et on part manger (il était 15h à ce moment-là…). Nous n’avons pas payé la résa à ce moment-là, donc on s’est dit qu’on le ferait sûrement le lendemain, directement avec l’agence.

Nous avons voulu réserver notre ferry suivant (pour San José) dans une agence près de la GH, mais comme c’était dimanche, l’employée de pouvait pas vérifier auprès du port s’il restait des places, et nous a demandé de revenir le lendemain.

Au retour, on s’est posés, on est juste ressortis le soir pour manger (comme El Nido, beaucoup de restaurants à Coron – l’avantage de dormir en ville plutôt que dans un spot excentré comme nous l’avions fait à Panglao et Siquijor).

Jour 61 – Lundi 14 janvier – Coron

Deux jours après notre première expérience d’Island Hopping à El Nido, on réitère, cette fois à Coron. La gérante de la GH qui a géré notre réservation nous a dit qu’on passerait nous chercher entre 8h30 et 9h, mais qu’il fallait être prêt à 8h. On a bien fait de l’écouter, nous avons été récupérés à 8h03 et étions les premiers sur le bateau – où nous avons dû attendre jusque 9h30 que tout le monde soit là… et personne ne nous a demandé de payer l’excursion. Ca commençait à nous intriguer.

Le premier arrêt a été un stop « snorkling », je n’ai donc pas de photos à vous montrer (par contre, cette fois, j’avais mis une paire de lentilles journalières, et j’ai donc pu profiter de ces séances sous l’eau!).

Le deuxième stop, idem.

Troisième arrêt, le bateau s’est arrêté sur l’eau pour le déjeuner – à ce moment là, grande interrogation avec Seb, car il ne restait plus que l’après midi et nous n’avions encore vu ni le Twin Lagoon, ni Barrakuda Lake, ni l’épave de bateau. On commençait à se demander si nous étions bien sur le bon tour (pourtant les organisateurs vérifient au départ, et à priori, c’était bon).

Après le déjeuner, nous avons fait un stop au Twin Lagoon, ce qui nous a rassurés – enfin un des stops prévus! Malheureusement, c’était encore un arrêt entièrement « nage », donc impossible de prendre des photos, mais c’était très joli, malgré le monde.

L’arrêt suivant a été un stop « lake », mais le nom qui était affiché n’était pas Barrakuda Lake (mais Luluyuwan Lake) donc ce n’était à priori pas celui que nous visions. (Plusieurs personnes sur le bateau n’ont pas pu aller voir, car ils n’avaient « pas pris l’option » – on s’est vraiment interrogés car il n’y avait pas d’options sur le tour que nous avions réservé…). Le lac est accessible après une montée / descente d’escaliers en bois hyper glissant mais encore une fois, seulement après une séance de nage car le bateau s’arrête loin du bord, donc.. toujours pas de photos 😕 en tout cas, c’est un lac creusé au milieu de pics karstiques, et se baigner dedans est très impressionnant car c’est hyper profond et vraiment à pic quand on regarde sous l’eau avec le masque!

Ensuite, nous sommes arrivés à un autre arrêt ou cette fois, c’est nous qui n’avons pas eu le droit de descendre car soit disant « nous n’avions pas pris l’option ». Nous n’avons pas plus compris qu’au stop précédent (aucune option mentionnée dans ce que nous avons réservé..) et sommes donc restés sur le bateau.

Nous avons encore fait un arrêt snorkling avant de rentrer à Coron.

Bilan de la journée: bateau moins confortable qu’à El Nido, frustrant pour moi car impossible d’aller voir les différents endroits avec l’appareil photo, et surtout, on a pas eu l’impression de voir les endroits qu’on voulait, à part le Twin Lagoon. Nous n’avons pas vu l’épave de bateau et nous ne sommes pas sûrs d’avoir vu le Barrakuda Lake (en revenant, en regardant sur une carte, on se demande si Barrakuda et Luluyuwan ne seraient pas le même lac, mais ce n’est pas très clair…). Et on a pas compris pourquoi on a pas pu aller au dernier point de vue, qui semblait être superbe.

En retournant à l’hôtel, personne ne nous avait toujours demandé de payer.. c’est la GH qui nous en a finalement parlé et nous lui avons dit et remontré ce que nous avions booké, en expliquant ce qu’on avait fait et vu (ou pas) par rapport au programme, et en demandant s’il ne serait pas possible d’avoir une ristourne (on avait choisi cette excursion parce que c’était la seule qui regroupait 3 endroits qui nous intéressaient, et nous en avons manqué un et ne sommes pas sûrs pour le deuxième..). La gérante a appelé la compagnie qui envoie ses employés dans les GH pour collecter les paiements en fin de journée (trop bizarre comme système…) et nous avons obtenu un rabais de 200 pesos chacun – 900 au lieu de 1100. Par contre, aucune explication.. un peu déçus tout de même donc.

Nous sommes ensuite retournés voir l’agence de la veille pour réserver le ferry pour San Jose. Encore une fois, l’employée n’a pas réussi à joindre le port et nous a envoyé à une autre agence, vers le port, donc plus loin, en tricycle. Arrivés là-bas: agence fermée… tant pis, on retourne à l’hôtel sans nos billets et en ayant payé un aller-retour en tricycle pour rien 😕

Jour 62 – Mardi 15 janvier – Coron

La seule chose que nous avions programmée ce jour-là, c’était une autre excursion bookée via la réception de la GH, une sortie « dîner + lucioles ». C’est un truc assez connu aux Philippines désormais, dans certains endroits et notamment à Bohol, les lucioles se regroupent le soir et on peut faire des sorties le soir en bateau ou en kayak pour y assister à la tombée de la nuit. Nous avions voulu le faire à Bohol, mais c’était nettement hors budget et nous avions laissé tombé l’idée, à contrecoeur. Nous avons été surpris de voir qu’un tour équivalent était proposé à Coron, pour trois fois moins cher! Cette fois, on a donc réservé. L’excursion devait venir nous chercher entre 17h30 et 18h, on devait manger avec eux et faire une sortie en kayak pour voir les lucioles, avant de rentrer vers 21h.

Le reste de la journée était réservé à la programmation – réservation d’hôtel pour Séoul, et surtout logistique de notre dernier gros trajet philippin: aller de Coron à Kalibo. La première étape était de réserver le fameux ferry vers San José que nous essayions d’acheter sans succés depuis 2 jours.

Nous sommes retournés (pour la troisième fois…) à l’agence près de la GH. Cette fois, c’était tout simplement fermé. Nous avons donc marché un peu et sommes tombés sur une autre agence qui nous a sorti des billets.. et demandé 1100 pesos chacun, alors que le dimanche au port, on nous avait dit que c’était 900. L’employée de l’agence nous a expliqué que les 200 pesos supplémentaires, c’étaient les « frais d’agence »… tout ce qu’elle a fait, c’est téléphoner au port pour vérifier s’il restait des places à bord… ca ne valait pas 200 pesos chacun, donc nous avons laissé tomber, et sommes partis au port à pied. Une fois là-bas, on nous a demandé 1000 pesos chacun.. on ne comprend pas, on explique qu’on nous avait dit que c’était 900. Mais apparemment, 900, c’est seulement si on achète le jour du départ du bateau (donc c’est quitte ou double: si tu attends le jour J, tu prends le risque que le bateau soit plein). Si tu achètes en avance, il y a des frais de résa de 100 pesos chacun. On ne pouvait vraiment pas se permettre de louper ce ferry qui ne passe que trois fois par semaine si nous voulions être sûrs d’avoir notre vol pour Séoul le 19, donc nous avons pris les billets à 1000 pesos et sommes retournés à la GH – en faisant un stop dans un resto japonais au dessus de la baie.

En fin de journée, nous attendions l’excursion qui devait venir nous récupérer pour la sortie lucioles. 17h30, personne, 18h, personne. 18h30, personne… à 18h40, la GH (qui avait téléphoné entre temps) vient nous dire qu’ils arrivent, qu’ils sont en train de vérifier l’adresse (hum.. okay). Et 5 minutes plus tard, elle revient pour nous dire qu’en fait l’excursion est annulée car il y a trop de vent donc on ne verra pas de lucioles, mais que si on veut on peut lui demander de booker un tour similaire avec une autre agence (en même temps, s’il y a trop de vent, ce sera pareil pour toutes les agences… et puis, pourquoi nous avoir parlé de l’adresse juste avant dans ce cas?). On a eu l’impression de se faire balader et qu’ils avaient juste zappé de venir nous chercher donc on a laissé tomber, un peu dépités, et on est sortis manger sans voir les lucioles.

Jour 63 – Mercredi 16 janvier – trajet Coron – Kalibo

Aka la journée de la mort.

Nous avons quitté la chambre à 6h30 et fait le check out. Nous sommes partis au port en tricycle (où il fallait être à 7h pour un départ à 8h30) et nous avons attendu le boarding en salle d’attente. A un moment, ils ont mis tout le monde en ligne à l’extérieur en nous faisant poser nos sacs à terre et des chiens sont venus les renifler, j’imagine pour s’assurer que nous ne transportuins pas de drogue.. on n’avait jamais vu ça.

Nous avons été trés étonnés sur le ferry car ce n’étaient pas des sièges comme d’habitude, mais des couchettes 😊 il faut avoir en tête que nous n’avions pas su la durée du trajet vers San Jose, d’une centaine de kilomètres environ. En revanche, le deuxième ferry prévu, Bulalacao vers Caticlan, couvrait sensiblement la même distance en 3h, donc nous avions estimé que ce premier ferry Coron-San José prendrait lui aussi 3h avec une arrivée vers 11h30, ce qui nous permettrait de manger à San José avant de partir à Bulalacao pour le ferry de 22h. Grave erreur..

Le ferry a démarré. Seb était sur une couchette du bas et moi, j’étais installée sur celle au dessus de lui. Nous avons rapidement eu le mal de mer et avons essayé de somnoler comme on a pu pour ne pas trop souffrir du voyage.

Vers 12h30, ne voyant toujours aucune côte à l’horizon, je commençais à m’inquiéter car dans ma tête, nous aurions déjà dû arriver depuis un moment. Et en vérifiant Maps Me, j’ai vu que nous étions à peine à la moitié du trajet, alors que 4h s’étaient déjà écoulées! Nous avons donc revu notre heure d’arrivée (plutôt pour 16h30 du coup). Le mal de mer nous empêchait d’avoir trop faim (je ne sais pas si c’était un mal ou un bien 😅) et Seb m’a expliqué que deux dames autour de lui avaient déjà vomi. Super…

De mon côté il fallait que j’aille faire un tour aux toilettes. En général j’évite sur les bateaux car ce n’est pas top question hyigiène, mais là sur un trajet de 8h, j’y suis allée quand même.. je n’aurais peut être pas dû: les chasses d’eau ne fonctionnaient pas. Je n’y suis pas retournée une deuxième fois…

Nous sommes arrivés à San José à 16h50 et comme nous n’avions pas nos places pour notre second ferry, nous ne voulions pas arriver juste avant et risquer qu’il n’y ait plus de place, nous ne nous sommes donc pas posés et avons décidé de partir tout de suite pour Bulalacao. Nous pensions en avoir pour 1000-1500 pesos de tricycle.. et le premier à qui nous avons demandé nous dit « 60 pesos ». On l’a fait répété pour être sûrs, car le tarif nous faisait halluciner, mais il était catégorique, donc on est montés avec lui.. sauf qu’il nous a largués devant un van 5mn après! En fait, c’était 60 pesos pour nous déposer au van qui, lui, va à Bulalacao!

Le trajet en van a été épique. On y a retrouvé pas mal de gens du premier ferry et c’était plein à craquer. A chaque fois qu’on se disant « non mais c’est bon là, ya plus de place, on va démarrer », ils arrivaient encore à rajouter des gens (et des sacs)! Finalement, on était 16 (chauffeur inclus), puis 17 (on a pris quelqu’un en route au bout de 5 minutes). Le trajet a duré environ 1h, jusque 19h.

Heureusement pour nous, il restait de la place sur le ferry; nous avons acheté notre billet puis sommes allés attendre dans le terminal.

Le ferry est parti à 22h et devait arriver à Caticlan à 1h du matin. Nous avions ensuite booké un van pour 1h, qui devait nous emmener à Kalibo à notre hôtel (où nous avions réservé la nuit) car nous n’avions aucune envie de dormir dehors après un trajet comme ça.

Malheureusement, encore une fois, le ferry a eu du retard et nous sommes arrivés à Caticlan à 2h50 du matin, après un trajet horrible (j’ai passé la moitié du temps aux toilettes…). Et bien entendu, le van que nous avions réservé n’avait pas attendu… nous avons tout de même trouvé un bureau de l’agence de location qui était ouvert et qui nous a dégoté un taxi (dieu existe) et nous sommes arrivés à notre hôtel (complètement dans le gaz) à 4h30 du matin.

Il nous a donc fallu 22h de trajet pour 200 kilomètres.. c’est officiel, les Philippins détiennent le record en terme de temps de transport!

Jour 64 – Jeudi 17 janvier  – Kalibo

Honnêtement, la journée n’a pas été suffisante pour se remettre de ce trajet. Nous avons dormi jusque midi mais au réveil nous étions encore très vaseux (merci le mal de mer.. couplé à la malarone, c’est génial!). Nous n’avions pratiquement rien avalé la veille et avons tout de même mangé le petit déj de l’hôtel (à 13h, ils ont été sympa). L’après-midi n’a pas été très glorieux et nous n’avons pas eu le courage de sortir en ville (nous avions choisi Kalibo car il y avait un festival cette semaine). Le soir par contre, impossible d’y couper si on voulait manger: pas de restaurant à l’hôtel.. nous avons demandé à un employé où nous pouvions aller, et il a arrêté un tricycle pour nous en lui donnant le nom d’un restaurant. Arrivés là-bas, musique assourdissante alors que j’avais hyper mal au crâne, je voulais aller manger ailleurs, mais Seb avait commencé à commander, et du coup finalement nous sommes restés. Je n’avais pas faim, on se sentait toujours mal, Seb a commandé des « crispy pasta » et moi juste des frites, et on s’est retrouvés avec une assiette de frites pas vraiment cuites et sans sel, et les « crispy pasta » n’étaient pas des pates mais une assiette géante de viande pleine d’huile et de gras… grosse lose, d’autant que ce n’était vraiment pas donné! Nous ne nous sommes pas éternisés…

Jour 65 –  Vendredi 18 janvier  – Kalibo

Après avoir fait le check-out en fin de matinée, nous sommes partis en ville pour tout de même profiter un peu du festival Ati-Atihan, qui se déroule chaque année en janvier sur plusieurs jours à Kalibo et qui est une sorte de carnaval / fête religieuse très coloré. Les parades ont lieu d’avantage le soir, mais nous partions prendre l’avion pour Séoul dans la soirée, donc nous n’avons pu assister qu’aux parades de l’après-midi. C’était sympa – bon, pour le coup on regrette de n’avoir pas pu assister à tout ^^’

Nous avons ensuite attendu un bon moment à l’aéroport notre vol pour la Corée (on a beaucoup ri car nous étions les seuls personnes de tout l’aéroport à ne pas être coréennes! à croire que cet aéroport ne dessert que la Corée… par contre, on a beaucoup moins rigolé quand il a fallu payer le « terminal fee » équivalent à ce qu’on paye dans les ports pour les ferries: pour les bateaux, c’est 20 pesos, là, c’était…700 !!).

image9 bis

Si certains d’entre vous sont déjà allés aux Philippines, je serais curieuse d’avoir vos retours. A part l’island hopping à El Nido, cette deuxième partie pour nous aura été placée plus sous le signe du mal de mer, de la fatigue et de la baisse de motivation face à la complexité des transports qu’autre chose :/

7 réflexions au sujet de « Carnet de bord TDM – Les Philippines #2: Palawan (El Nido et Coron), Western Visayas (Kalibo) 📷 »

  1. Oulalala pas facile en tout cas tous ces transports et ces arrangements avec les GH. Les photos sur island hopping sont très belles, la couleur de l’eau est magique 🙂

    • pour l’eau: oui c’est clair <3 mais c'est vrai qu'au final on retiendra au moins autant les galères de transport dans ce pays... je pense qu'il vaut mieux y aller en passant par une agence pour éviter de se prendre la tête comme nous, et / ou prévoir moins de spots (donc moins de transports ^^)

  2. Ah oui, on m’avait dit que les Philippines c’était la galère niveau transport! Je n’y ai fait qu’un court séjour à Cébu donc je n’ai pas eu de problèmes pour ma part mais il faudrait que j’y retourne pour explorer! Superbes photos, ça donne envie 🙂

    • merci! c’est drôle, nous aussi on est passés par Cebu – deux fois: en arrivant, mais on est partis direct à Bohol, et en transit une nuit entre Moalboal et Palawan. Ca ne nous a pas laissé un souvenir impérissable cette ville ^^ par contre effectivement il y a des endroits splendides quand même!

  3. Coucou,
    Quelle aventure, ce pays, de suite on s’en fait une autre idée 😉
    Je retiens El Nido, car cela m’a fait pensé à mon voyage à Zanzibar, où on part à 5 sur un bateau pour une excursion et on arrive à 100 bateaux au même endroit, et 500 personnes sur une plage qui en devient minuscule, je n’avais pas du tout apprécié ce système d’autant plus que d’un point de vue écologique ce n’est vraiment pas top : essence des bateaux qui stagne sur l’eau, et une nature sous-marine réduite. Je crois que c’est un peu partout pareil.
    Hâte de lire la Corée, c’est un pays qui m’intrigue.

    • Oui c’est tout à fait ça pour les bateaux! On peut utiliser une compagnie qui limite le nombre de participants et qui part plus tôt que les autres pour éviter la foule mais non seulement c’est bcp plus cher et si tout le monde faisait ça, il y aurait 4 fois plus de bateaux et la question écologique serait encore pire.. franchement je ne sais pas ce qui vaut le mieux!

      La Corée j’espère que tu ne seras pas trop décue, on ne fait qu’un stop de 3 jours à Séoul avant de partir au Japon donc on n’en voit pas grand chose!

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