La pluie du siècle – Alastair Reynolds

Synopsis: 

An 2300. Verity Auger est une archéologue spécialisée dans l’exploration de la Terre, devenue inhabitable après une catastrophe technologique baptisée Nanocauste. Elle accepte une mission sur Phobos, un satellite de Mars, où un tunnel secret l’envoie dans une station de métro, à Paris, en 1959 ! Son objectif consiste à récupérer les documents laissés par un agent assassiné avant qu’ils ne tombent entre des mains ennemies. Mais la Terre semble avoir été préservée dans un bloc d’ambre, comme un gigantesque insecte. S’agit-il là d’une fenêtre vers le passé, d’une simulation, ou de quelque chose de totalement différent ? Les documents que Verity doit retrouver sont bel et bien la clé de ce mystère…

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Mon avis: 

La pluie du siècle est une relecture d’un roman de hard SF que j’avais découvert une première fois il y a 7 ans, lors de mon Erasmus en Ecosse. J’ai beau lire pas mal de littérature de l’imaginaire, je suis plus restreinte en SF proprement dite, et encore plus en hard SF ou space opera – ca ne m’a jamais beaucoup parlé. Pourtant, j’avais adoré La pluie du siècle quand je l’avais lu la première fois et j’avais envie de le relire depuis longtemps. C’est désormais chose faite.. et j’ai au moins autant aimé cette fois-ci, si ce n’est plus 🙂

Ce qui fait «passer la pilule» du côté hard SF pour moi qui ne suis pas fan du genre, c’est qu’en fait, le livre est divisé en deux temporalités, donc l’une nous est plus contemporaine, et donc rend le roman beaucoup plus accessible que d’autres du même style. On va suivre deux personnages à deux époques – avant de comprendre les liens entre les deux. Le premier protagoniste, c’est Verity Auger, une archéologue du 23ème siècle qui effectue des missions sur Terre après qu’elle ait été détruite vers l’année 2070. A son époque, tous les humains survivants habitent dans l’espace, et sont divisés en deux clans aux relations très tendues: les Threshers et les Slashers. Les premiers sont nos descendants « normaux »; les seconds sont tellement modifiés par la technologie et les nanomachines qu’on hésite à les qualifier encore d’humains. Lors d’une mission de routine, un membre de l’équipe de Verity trouve la mort et elle est accusée de négligence au tribunal. La seule porte de sortie qu’on lui offre, c’est d’accepter une mission qui la renvoie sur Terre récupérer des documents qui ont été perdus.
L’autre personnage principal, c’est Floyd, un franco américain qui habite à Paris en en1959. Mi-musicien de jazz mi-détective, il est chargé d’enquêter avec son collègue Custine sur la mort d’une jeune femme, Susan White, qui semble suspecte à son propriétaire. Mais des détails nous font rapidement comprendre que nous sommes dans un Paris alternatif…

Au début, la partie sur Verity est plus ardue à suivre car beaucoup de choses ne sont pas expliquées, donc il faut s’accrocher pour intégrer tout le vocabulaire, mais on s’y fait et la plupart des points sont expliqués dans le dernier tiers, donc ça devient encore plus clair.

Il y a évidemment un gros contraste entre les deux parties du texte: d’un côté, un récit futuriste de SF pure, de l’autre, ce qui s’apparente plutôt à un roman noir. C’est cette dualité qui est fascinante et rend le texte vraiment intéressant – impossible de comprendre au départ où veut en venir l’auteur. Et petit à petit, il tisse sa toile, et on ne peut que saluer l’intelligence de son intrigue. Je regrette presque que le texte n’ait pas de suite car l’univers qu’a créé Alastair Reynolds est dense mais très riche, et je n’ai pas l’impression d’en avoir fait le tour.

La plume de l’auteur est affûtée et ses personnages bien travaillés, rien à redire de ce côté-là. Ce qui a empêché le coup de coeur, c’est peut être justement ce sentiment d’inachevé sur certains points et la dernière partie, que j’ai trouvée un peu confuse par moments. En dehors de ça, j’ai vraiment passé un excellent moment avec ce roman qui mélange les genres avec brio et que je conseille même à ceux qui ne sont pas forcément amateurs de SF pure 🙂

En résumé: 

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