Carnet de bord TDM – Les Philippines #1: Central Visayas (Bohol, Panglao, Siquijor, Moalboal) 📷

Jour 47 – Lundi 31 décembre

Nous sommes arrivés aux Philippines au terme d’un très long trajet depuis Hanoi : nous étions partis le 30 vers 8h30 de notre hôtel en taxi, avions pris un premier vol vers Taiwan, puis un second vol Taiwan – Cebu qui est arrivé à 1h30 du matin le 31. Je vous passe les détails du changement à Taiwan (ça a été compliqué car les bagages ne partaient pas directement à Cebu, nous avons dû les récupérer après le premier avion pour les ré-enregistrer, et donc passer la douane et obtenir un visa taiwanais juste pour ça, re-payer des frais de sacs du coup, et nous débarrasser de notre eau que nous comptions mettre en soute car sinon le sac était trop lourd et donc trop cher.. bref).

Nous avons ensuite fait la queue pendant 1h30 pour passer la douane à Cebu, (c’était excessivement long..), avons récupéré nos bagages, et avons repéré un petit truc ouvert – alleluia, comme nous avions dû jeter l’eau de notre gros sac à Taiwan, il y avait des heures que nous n’avions rien bu, et accessoirement nous n’avions rien mangé de substantiel depuis l’aéroport d’Hanoi le 30 à midi, donc on mourrait de faim – impossible d’acheter à manger à Taipei sans monnaie locale, et nous n’avions que 6$ sur nous, ce qui est nettement insuffisant pour acheter quoi que ce soit dans un aéroport.. nous aurions pu retirer de l’argent ou payer en carte mais vu les frais bancaires, nous n’avions pas envie de payer 15$ de repas et presque autant de frais.. donc on a eu faim!). Les vols étaient low cost donc rien à manger ni à boire sans payer..

Vers 3h30 du matin le 31, j’ai enfin bu et grignoté un truc et on s’est posés sur un banc à l’extérieur de l’aéroport pour se reposer un peu (impossible d’attendre à l’intérieur…).

Vers 7h, nous sommes partis en bus vers le port pour prendre un ferry vers l’île de Bohol. Nous avons pris deux bus successifs puis avons acheté notre billet. C’est tout un truc ici de prendre le ferry; d’abord, l’achat du billet à l’extérieur du port (il faut choisir sa classe – nous avons pris la moins chère qui est cantonnée à l’extérieur, sur le pont du bateau), puis il faut payer une taxe pour entrer dans le terminal de ferries du port (on a pas trop compris..), et ensuite passer des portiques de sécurité (toi + ton sac), comme à l’aéroport, avant de pouvoir enfin te mettre devant ta porte d’embarquement et attendre ton ferry tranquille ^^. Il y a d’ailleurs dans l’immense salle d’attente des gens qui passent dans les rangs en offrant leurs services pour des massages =)

Nous sommes arrivés à Tagbilaran (sur l’île de Bohol donc) vers 13h et avons pris l’équivalent philippin des tuk tuk pour arriver à notre hôtel: des tricycles. Des sortes de mobylettes accrochées à un side car (en fait, c’est un mix parfait entre tuk tuk et side car). Chaque tricycle présente un verset de la Bible qui lui est propre (le catholicisme semble très important et développé dans le quotidien des gens ici).

Nous sommes donc arrivés à notre hôtel sur l’île de Panglao (reliée à Bohol par deux ponts) vers 13h30, après 29h longues heures de trajet, 2 vols, 2 bus, un taxi, un tricycle et un ferry…

Nous avons demandé à notre hôtel comment réserver un scooter car nous étions assez excentrés. Nous en avons eu un pour 48h (donc le 31 après-midi, le 1er janvier et le 2 janvier matin) pour 1100 pesos (environ 18€). Nous sommes partis vers 15h30 vers le bout de l’île vers un Seven-Eleven et avons trouvé de quoi tenir jusqu’au soir (dans l’histoire, nous n’avions toujours pas mangé de vrai repas depuis la veille au midi..) et nous sommes partis vers Alona beach, une des plages les plus touristiques de l’île. Dans l’idée, ce n’est pas ce qu’on cherche habituellement, mais c’était le jour du Réveillon et nous espérions trouver un endroit sympa pour le passer, d’autant que le 31 décembre, c’est aussi mon anniversaire =)

La plage était effectivement blindée de touristes mais nous avons pu assister à un très chouette premier coucher de soleil philippin.

Nous avons profité de l’ambiance festive du jour le long de la plage et avons mangé là.

Malheureusement, avec le trajet que nous avions fait, nous étions complètement déphasés et n’avons pas eu le courage d’attendre minuit (dommage, car j’aurais kiffé avoir un feu d’artifice pour mon anniversaire =P). Comme Noël sans la famille, c’était tout de même tristoune de ne pas avoir nos amis pour cette soirée.. et la fatigue qui nous a tués, on s’en serait bien passés aussi =)

Petit point sur notre GH ici parce qu’elle mérite le détour – dans le mauvais sens du terme:

  • La chasse d’eau ne fonctionnait pas (on devait remplir le seau d’eau pour faire chasse d’eau)
  • Il n’y avait pas d’eau chaude (c’est habituel.. mais quand même !)
  • L’évacuation de l’eau dans la salle de bain ne se faisait pratiquement pas, donc tout stagnait dans par terre
  • Le porte serviette au mur ne tenait pas
  • On cherchait les gérants sans jamais les trouver
  • La chambre était pleine de fourmis… en 3 jours, je me suis lancée dans plusieurs exterminations massives à coup de chaussures, mais 2h après, il y en avait autant qui étaient revenues..

Jour 48 – mardi 1er janvier 2019

Nous avons commencé la journée vers 8h quand des amis en France qui fêtaient le Réveillon (avec le décalage horaire il n’était qu’1h du matin pour eux) nous ont appelé en vidéo. La connection était catastrophique mais ça nous a fait super plaisir quand même =)

Nous sommes partis ensuite à scooter pour visiter Bohol.

Le premier arrêt prévu était le sanctuaire de conservation des tarsiers, mais c’était fermé pour le 1er janvier.. tant pis, on a avancé jusqu’au suivant, situé dans une forêt recréée par l’homme (et très belle! La bien nommée « man made forest »), qui lui était ouvert =) la visite est super rapide (10 mn chrono) car il y a peu de tarsiers à voir ; mais on a beaucoup aimé tout de même!

Nous nous sommes remis en route vers notre deuxième stop de la journée, les Pangas falls. C’était joli mais aménagé pour la baignade, et je m’attendais à autre chose.

Nous y sommes restés une trentaine de minutes mais commencions à avoir faim, donc nous sommes repartis.. l’idée était de manger aux Chocolate Hills (sans aller voir les Hills, que nous réservions pour le coucher du soleil), mais à nouveau, avec le premier janvier, nous n’avons absolument rien trouvé d’ouvert et nous n’avons pas pu manger..

Le dernier stop avant de revenir aux Chocolate Hills était double: les Can-Umantad falls et les rizières à Cadapdapan.

(Je fais une petite parenthèse « rizières » ici: au Vietnam, je voulais absolument aller trekker dans les rizières à Sapa, au nord-ouest du pays. Malheureusement, avant que nous n’y mettions les pieds, nous avons regardé la météo et elle était apocalyptique pendant des jours: froid (9 degrés annoncés) et pluie continue. Nous ne sommes pas équipés pour le froid ni pour la pluie, et nous ne nous voyions pas bousiller nos baskets et attraper la mort pour un trek pendant lequel nous n’étions même pas sûrs de voir quelque chose, donc nous avons laissé tomber l’idée, à mon grand regret. Pas grave, dans le pays suivant (les Philippines), il y a aussi des rizières magnifiques au nord, à Banaue / Batad où on peur trekker, on ira là.

Ah, mais non: à Banaue et Batad aussi, il fait super moche cette semaine-là… nous avons donc aussi abandonné cette escale pour nous concentrer sur les îles du centre sud du pays. J’avais l’impression que le sort s’acharnait sur mon projet de rizières quand j’ai découvert un article de blog qui parlait de cet endroit à Bohol. C’était assez loin, mais faisable sur la journée, donc je voulais vraiment y aller pour compenser les deux autres manquées).

C’était donc loin des Hills et Seb a profité qu’il n’y ait pas grand monde sur la route pour m’apprendre à conduire le scooter. La route s’est rétrécie pour devenir non goudronnée et caillouteuse, mais j’arrivais à gérer à ce moment-là en roulant doucement. Mais au bout d’une trentaine de minutes, le chemin s’est encore détérioré et est devenu une piste en terre avec de la boue et des ornières, le chemin était très inégal et instable, et moi qui venais tout juste d’apprendre à manier le scooter, je ne me sentais absolument pas de m’en servir à cet endroit-là.

Nous n’étions plus qu’à 3km des rizières et des chutes. Du coup, j’ai repassé le volant à Seb, qui roulait très doucement aussi, presque au pas vu l’état de la route, quand le scooter a glissé.. Nous sommes donc tombés à terre. Plus de peur que de mal, le scooter n’avait rien et nous non plus – heureusement, nous ne roulions vraiment pas vite donc à part un gros bleu sur le genou chacun, tout va bien. Par contre, le petit sac à dos de Seb a perdu une bretelle dans l’histoire (on venait d’en racheter un vu que le premier avait lâché…. :'(), et surtout, la caméra a pris un méchant coup. Une partie de l’écran tactile ne répond plus et l’écran est fissuré. Elle était neuve, on l’avait achetée juste avant de partir, donc c’est ça qui nous fait le plus chier..

Souvenir de laccident de scooter

Ce mini accident de scooter nous a quand même mis la motivation à zéro, et on ne se sentait plus du tout de continuer le chemin jusqu’aux rizières vu l’état de la route. C’est vraiment dommage car nous étions presque arrivés =/ Nous avons donc fait demi-tour pour repartir aux Chocolate Hills – 3h de scooter aller-retour pour rien, et j’ai décidément un sale karma avec les rizières, que je n’ai toujours pas vues!

Nous sommes passés rapidement aux Chocolate Hills car nous avions un peu le moral par terre après l’accident, et nous n’avons pas trop profité de la visite. Dommage, car c’est le spot touristique principal à Bohol, mais bon.. c’était très joli cela dit =). En fait, ça ressemble pas mal au Fairy Glen sur l’île de Skye en Ecosse, à plus grande échelle.

Nous sommes ensuite revenus à Panglao. Il nous a fallu 2 heures supplémentaires en scooter et Seb était bien content de m’avoir appris à m’en servir car nous avons quand même chevauché la bestiole pendant 9h ce jour-là et comme les vélos, c’est hyper inconfortable et on devait faire des arrêts réguliers tellement on avait mal aux fesses! (On pourrait croire que les fesses en question vont finir par s’habituer à l’inconfort, mais ce n’est pas encore arrivé…).

Le soir, après tant d’heures sur la route, nous espérions manger à notre GH (d’autant que nous n’avions pas pu manger le midi et que nous mourrions de faim à nouveau), mais nous n’avons trouvé absolument personne, donc nous avons été obligés de reprendre le scooter et sommes repartis vers le Seven-eleven de la veille, à 8km, pour acheter de l’eau (à minima). Nous avons eu la chance de dégoter un resto ouvert – ils étaient blindés et on a attendu 1h pour être servis, mais on était contents de pouvoir manger! (J’ai commandé une salade et ils m’ont apporté une assiette avec tous les aliments de la salade coupés et rangés mais pas mélangés.. je n’ai pas trop compris le concept! J’ai eu l’impression de devoir finir la préparation moi même ^^).

Jour 49 – mercredi 2 janvier

Il devait faire moche ce jour-là donc nous n’avions pas prévu grand-chose. En fin de matinée, nous sommes partis à scooter vers le port de Tagbilaran (où nous étions arrivés le 31) pour acheter un billet de ferry pour Siquijor pour le lendemain. Nous avons mangé dans un petit restaurant en ville (j’avais commandé un sandwich car je n’avais pas trop faim, et je me suis récupéré un truc gigantesque haha), nous avons retiré des sous et nous sommes allés faire le plein du scooter pour pouvoir le rendre.

Le reste de la journée a été calme =)

Jour 50 – jeudi 3 janvier

Le 3 janvier a été une journée de transport: nous sommes partis vers notre deuxième arrêt philippin (l’île de Siquijor). La gérante de notre GH de Panglao nous a déposés au port de Tagbilaran, où nous avions acheté notre billet la veille – après, il y a tout le reste à faire avant de pouvoir embarquer (je reviens sur ce concept des ferries, car vraiment ça m’interpelle):

  • Faire la queue et payer la taxe portuaire + récupérer la preuve du paiement (sinon, impossible d’entrer dans le terminal)
  • Faire une deuxième queue et faire le « check in » des bagages (comme à l’aéroport) + récupérer un autre papier (sinon, on ne rentre pas non plus…)
  • Se faire refouler à l’entrée malgré tout, parce que son sac est « trop gros » (c’est vraiment à la tête et vigile-dépendant, car pour le premier ferry on ne nous avait rien dit du tout, et d’autres personnes avec des sacs comme le nôtre sont passées ce jour-là..), et devoir aller s’acquitter d’une taxe supplémentaire + laisser son sac qui va être chargé à part sur le bateau
  • Repasser le vigile et passer ensuite les contrôles de sécurité à l’entrée du terminal

(Vous l’aurez compris, il ne faut pas arriver à la dernière minute, même si on a déjà son billet… ici, prendre le ferry s’apparente un peu à prendre l’avion en terme de logistique..). Il y avait un monde fou dans le terminal car il y avait du retard dans les départs, et notre ferry est lui-même parti 25mn plus tard que prévu.

Une fois à Siquijor, au port de Larena, 1h30 plus tard, nous avons attendu pour récupérer nos sacs puis avons voulu acheter nos billets de ferry suivants (le trajet en question, Larena – Liloan, ne se fait qu’une fois par jour, départ à 17h, et on préférait l’avoir d’avance), mais le guichetier nous a répondu qu’on ne pouvait les acheter que le jour même – tant pis, nous arriverons tôt  à ce moment-là.

Ce qui est bien au port de Larena, c’est que les tarifs des tricycles et des taxis sont indiqués sur un tableau en fonction de la destination (ville et beaucoup de GH sont même indiquées)! Du coup, vous savez tout de suite si votre chauffeur essaie de vous truander ou non. On aimerait que ça soit réglementé comme ça partout =)

Le trajet pour notre GH a été fait en tricycle. La plupart des accomodations à Siquijor sont situés à San Juan, mais pour notre part nous étions plus loin, pas au bord de la mer, et notre GH n’était pour le coup pas indiquée sur le tableau des prix. Nous avons donc négocié avec le chauffeur et avons eu le trajet à 550 PHP. Il a fait tout le tour de l’île pour nous déposer (on a pas trop compris car il y a une route qui coupe l’île en passant par les hauteurs et qui aurait été bien plus courte, mais bon..).

Nous sommes finalement arrivés en début d’après-midi. Le chauffeur a proposé de nous revenir nous chercher à notre départ et de nous redéposer au port – on accepte avant de se rendre compte que la GH propose ce service pour 50 PHP de moins (500 au lieu de 550) et que nous n’avons aucun moyen de rappeler le chauffeur pour lui dire qu’on a changé d’avis.. d’ailleurs, on a aucun moyen de le contacter tout court (pas très pratique..). Du coup on a regretté d’avoir cédé à la facilité sur ce coup-là en reprenant le même chauffeur: ça aurait été moins cher et plus simple de faire le trajet directement avec la GH.

La GH étant relativement isolée, heureusement, ils avaient une sorte de cantine / restaurant où nous avons pu manger. L’endroit est tenu par une famille assez nombreuse et la cantine est en fait en même temps la salle commune familiale où les enfants faisaient leurs devoirs et où les chiens / chats se promenaient en liberté.

Nous n’avons rien fait de particulier ce jour-là. Perso j’ai profité de la méridienne sur le porche =)

Jour 51 – vendredi 4 janvier

Nous avons dormi sans mettre de réveil et sommes partis à scooter vers midi (que la GH louait).

Il faut savoir qu’en général, les scooters sont loués avec le plein d’essence (et nous sommes priés de les ramener pleins), et avec des casques qui laissent franchement à désirer. Ce jour-là, nous n’étions pas super contents de notre location:

  • Les casques étaient nazes, impossible de les attacher (donc au moindre gros coup de vent, ils menaçaient de s’envoler et je devais tenir le mien à la main): celui de Seb n’avait tout simplement pas de clip et le mien avait un système qui était cassé. De plus, seul un des deux disposait d’une visière.. (clairement, le concept du casque impossible à attacher et qui ne tient pas sur la tête, on ne voit pas bien l’utilité en cas d’accident)
  • Le compteur kilométrique et le compteur de vitesse ne marchaient pas (bon c’est hyper fréquent, on est étonnés quand ça fonctionne en vrai)
  • La jauge d’essence indiquait que le réservoir était vide… la nana de la GH a ouvert le capuchon pour montrer à Seb qu’il y avait pourtant bien de l’essence (OK, donc la jauge était cassée aussi…?). Pas du tout sereins de partir avec une jauge à essence cassée (comment on fait pour savoir si on ne risque pas de tomber en rade?) malgré les paroles rassurantes de la loueuse, nous nous arrêtons à la première station essence que nous voyons pour faire le plein.. et bizarrement, la jauge est tout de suite remontée (donc elle marchait très bien et la loueuse s’est juste foutu de notre gueule en disant qu’il restait de l’essence : c’était bien vide..).

Nous avions vérifié la météo avant de partir car il avait plu le matin, et ça indiquait bien quelques gouttes au moment du départ (il ne pleuvait pas quand nous avons démarré), mais pas de pluie de l’après-midi, nous n’avons donc rien pris de spécial en terme de vêtements (tongs, shorts et manches courtes).

Notre premier arrêt du jour a été Lugnason falls, où la route est un peu abîmée pour arriver. Vu notre petit accident du 1er janvier, nous ne sommes plus très sereins sur les routes avec des trous ou autre, mais rien à déclarer ce jour-là.

Lugnason falls, c’est en fait une succession de petites chutes qui ont été renommées selon les signes du zodiaque. La plus grosse est en bas, mais on peut faire la promenade pour voir les 12 autres en remontant le chemin. On peut faire la balade avec un guide, mais nous sommes descendus seuls car nous ne voulions pas nous éterniser (étant pressés d’aller déjeuner…). De toute façon, le terrain était mouillé à cause de la pluie du matin et avec nos tongs, ce n’était pas très pratique, nous avons donc limité notre exploration à la plus grosse chute (en bas) et quelques dizaines de mètres en amont, c’est tout. La promenade doit être très sympa, cela dit.

Une fois repartis en direction de San Juan, nous nous sommes pris des trombes d’eau sur la tête, contrairement à ce qu’avait indiqué la météo.. on s’est dépêchés de se poser quelque part et avons mangé pendant l’averse. Au restaurant, le wifi nous a permis de revérifier la météo.. qui avait changé depuis notre départ et indiquait désormais de la pluie pour tout l’après midi =/

Nous étions assez loin de la GH et avons donc décidé de continuer notre tour du jour en évitant la plage de Paliton (sans intérêt sous la pluie). Nous avions prévu de passer par l’hypermart de Larena (indiqué par des panneaux) pour acheter de quoi grignoter pendant nos explorations, et de faire un stop au Butterfly Garden.

Nous avons tourné désespérément dans Larena à la recherche de l’hypermart (indiqué dans toute l’île.. mais plus du tout une fois arrivés en ville), que nous n’avons pas trouvé (il n’est indiqué ni sur Google Maps ni sur Maps Me). Entre temps, la météo n’était toujours pas folichonne et conduire en scooter bras nus et en short sous la pluie donne vite froid… nous étions donc assez pressés de repartir. Nous sommes passés par la fameuse route qui passe par le milieu de l’île dans les collines – les sommets étaient dans les nuages, c’était joli =)

L’arrêt au Butterfly Garden a été court (une quarantaine de minutes) car Seb n’était pas intéressé, il m’a attendue au bord de la route avec le scooter, je ne me suis donc pas éternisée. Il fallait vraiment le vouloir pour y aller ce jour-là: la route était en travaux et il n’y avait plus de chaussée du tout, que de la terre, et avec la pluie, c’était juste de la boue.. j’étais toujours en tongs et les 200m à parcourir jusqu’à l’entrée ont été compliqués. Il n’y avait aucun touriste, juste des locaux qui me regardaient à moitié en se foutant de moi ^^’ et mes pieds étaient dans un triste état quand je suis enfin arrivée au jardin, où j’ai été véritablement seule pendant plus d’une demi-heure. Il avait arrêté de pleuvoir et c’était du coup assez royal de pouvoir se promener comme ça et de prendre toutes les photos que je voulais sans personne pour m’embêter =) le « jardin » est minuscule en fait (30m2 max), sous une espèce de filet à mailles serrées qui empêchent les papillons de partir, mais les papillons sont splendides et j’ai vraiment aimé cette visite.

Retour au scooter en repassant par le même chemin boueux – s’inquiétant de ne pas me voir revenir plus vite, Seb en avait parcouru une partie mais avait abandonné à mi-chemin, il avait donc sali ses pieds pour rien et le nettoyage au retour n’a pas été du luxe!

Le soir, vers 18h30, nous avons entendu toquer à la porte. Nous sommes allés ouvrir et c’était une des petites de la famille qui nous a dit plusieurs fois « dinner ». Nous n’avons pas trop compris pourquoi elle venait nous chercher pour manger (d’autant qu’il était tôt pour nous) et en fait, c’était l’anniversaire d’un des enfants et ils avaient préparé un gros repas dans la salle commune, où nous avons été invités à manger avec eux =) nous étions les seuls guests et n’étions pas très à l’aise, mais nous avons apprécié l’attention.

Le soir, c’était programmation Chine et Japon =)

Jour 52 – samedi 5 janvier

Nous sommes repartis sensiblement à la même heure que la veille, avec le même scooter. Le premier stop a été pour Old Balete Tree, un arbre réputé magique pas loin de notre GH. Après recherches, les Balete Trees, il y en a pas mal aux Philippines; celui de Siquijor serait le plus ancien et le plus grand de la province. On y trouverait des créatures magiques (elfes, fées..) la nuit, qui y feraient des rituels de protection.

Un bassin plein de poissons est aux racines de l’arbre; l’idée, c’est de se poser les pieds dedans pendant que les poissons viennent vous faire du « fish massage », le tout pour 10 pesos l’entrée, soit presque rien =) les poissons c’est sympa (attention toutefois, il y en a de très gros aussi que je ne laissais pas m’approcher) mais l’arbre en lui-même, bien qu’impressionnant, a (je pense) largement perdu de son charme en devenant un attrape-touristes…

Deuxième arrêt du jour: Cambugahay falls. Nous étions passés devant la veille en revenant du Butterfly Garden, mais nous étions tellement couverts de boue que nous ne nous étions pas arrêtés. Dommage car vu le temps qu’il faisait, il ne devait y avoir personne, alors que le 5, c’était blindé de monde, à tel point que j’ai été très mal à l’aise et que je n’ai vraiment pas voulu qu’on s’éternise. J’ai réussi je ne sais pas trop comment à ne pas trop faire apparaître la foule sur les photos, mais je n’ai pas trop aimé l’endroit, trop de monde et trop d’aménagements « humains » autour des chutes pour les baignades des visiteurs – comme pour l’arbre, ça dénature l’endroit et lui fait perdre beaucoup de charme. Dommage =/

Nous sommes ensuite allés à d’autres chutes un peu plus loin (Lagaan falls), ouvertes depuis fin 2016 et bien moins courues et aménagées. (Bizarrement par contre, elles sont payantes (110 pesos pour deux) alors que nous n’avions rien payé à Cambugahay). Elles sont nettement moins impressionnantes, mais je les ai largement préférées, car beaucoup plus tranquilles: quand nous sommes arrivés, nous étions seuls pour profiter du bassin! Un groupe est arrivé une vingtaine de minutes après nous, mais ils sont vite repartis. Je n’ai pas trop apprécié par contre qu’un local nous accompagne en bas aux chutes (il y a un petit sentier à descendre depuis le parking): il est resté à nous observer jusqu’à ce qu’on s’en aille. Je n’ai pas compris s’il servait de « maître nageur », de guide ou s’il était simplement là pour nous fliquer…

Nous sommes ensuite revenus à la GH en faisant finalement totalement l’impasse sur les plages de l’île (notamment Kagusua beach).

Le soir, nous étions décidés à ne pas remanger une énième fois à la GH, donc nous nous étions mis en tête de retourner au Old Balete Tree, pas loin, où nous avions repéré un restaurant. Mais quand nous sommes arrivés devant, à 18h50, il était en train de fermer.. un peu dépités, nous avons continué de rouler en direction de San Juan, et il nous a fallu 30mn en tout pour trouver un endroit ouvert où manger.. alors, c’était bon, mais entre la galère pour trouver des trucs ouverts le soir ou pour trouver un supermarché (même une supérette) décente sur Siquijor, ça nous a un peu agacés ^^’

Jour 53 – Dimanche 6 janvier

Nous avions demandé au chauffeur de l’arrivée d’être là à 13h, il nous a déposés au Port de Larena pour 14h et nous avons achetés nos billets pour l’unique ferry du jour en direction de Liloan, à 17h (nous avions prévu larges pour être sûrs d’avoir des places..). C’est en tournant le dos au guichet que nous avons aperçu le fameux hypermart de Larena – la seule grande surface de l’île, que nous avions cherchée sans succès l’avant-veille! Nous sommes allés voir dans l’espoir d’acheter de quoi grignoter pour le trajet qui nous attendait, mais ça a été très décevant et nous n’avons presque rien trouvé qui retienne notre attention niveau bouffe (les Philippins mangent énormément en conserves…). Par contre, nous avons trouvé de la lessive solide (nous arrivons au bout de ce que nous avions emmené au départ) et un nouveau petit sac à dos pour Seb (le troisième…), le précédent ayant eu une des bretelles arrachées lors du mini accident de scooter.

Nous avons attendu au port et sommes montés sur le ferry à 16h. Il a démarré à 17h et nous pensions que le trajet serait rapide (la distance à parcourir étant nettement moindre que Tagbilaran-Siquijor, nous pensions mettre 45-60mn), mais ça a finalement duré trois heures car contrairement aux bateaux précédents, celui-là n’était pas un fast ferry, et avançait donc très lentement..

A notre arrivée à Liloan à 20h, nous avons pris un tricycle jusque Moalboal – environ 45km et 2h de trajet supplémentaire.. (il a beau faire chaud aux Philippines, quand il fait nuit, sur les ferries ou dans les tricycles qui sont ouverts, on a vite très froid).

Nous sommes donc arrivés à Moalboal à 22h, aprés 9h de trajet dont 1h de tricycle, 3h d’attente, 3h de ferry et 2 autres heures de tricycle… nous n’avions rien mangé depuis le midi et nous avions super faim. Nous sommes passés devant un Seven-eleven à 700m de notre GH donc l’idée était de poser les affaires et revenir acheter un truc… sauf que!

 La GH que nous avions réservée était notée « ouverte 24h / 24 ». Mais quand nous sommes arrivés, la grille extérieure était fermée avec un cadenas, pas de sonnette, on a crié (même le chauffeur du tricycle s’y est mis car il était emmerdé de nous laisser à la porte du truc comme ça..) mais sans obtenir de réponse.. le stress! Nous ne nous servons pas de nos téléphones sur place car nous n’achetons jamais de cartes sims locales et notre forfait free à 2€ n’est là qu’en cas d’urgence, mais les appels à l’étranger sont surfacturés donc on évite.. sauf que là, pas trop le choix. Plusieurs numéros indiqués, on les essaye tous, un seul répond et baragouine des trucs qu’on ne comprenait pas, on était même pas sûrs que ça soit le bon numéro.. on a vite raccroché car ça ne menait à rien et on ne voulait pas se taper une fortune de hors forfait pour rien. Prochaine étape: j’ai commencé à escalader la grille, pendant que Seb essayait d’ouvrir le portail.. et a réussi! On était toujours dehors, mais nous avions passé le premier obstacle. Nous avons tambouriné à la porte, continué de crier, toujours aucune réaction de l’intérieur (et pas plus de sonnette qu’à la grille). Par acquit de conscience, j’ai tenté d’ouvrir la porte en poussant, et c’était ouvert 😀 nous sommes donc arrivés à la réception de la GH… vide!

Aucune sonnette, aucun moyen de prévenir les propriétaires.. heureusement le code du wifi était affiché au mur, donc je me suis connectée et je leur ai envoyé un mail direct en mode « on voudrait accéder à notre chambre et partir manger avant que tout ne ferme, grouillez vous! », en espérant qu’ils le verraient rapidement. En attendant nous n’osions pas laisser nos affaires là pour aller manger donc nous avons patienté.. et au moment où je craquais et que je commençais à partir vers le magasin pendant que Seb attendant les gérants pour le check in, un tricycle a déboulé en trombe (les gérants.. enfin!), ils se sont excusés 1000 fois et nous ont donné une chambre plus grande que prévue – ils étaient à une soirée et avaient laissé apparemment une dame à la réception, mais on la cherche encore celle-là… ils avaient vraiment l’air horrifiés qu’on se soit retrouvés dans cette situation, donc on a pas insisté. En tout cas la journée a été longue ^^’

Jour 54 – Lundi 7 janvier

Le gros truc à Moalboal, c’est le SARDINE RUN. Késako le sardine run? En fait, ce sont des bancs de sardines qui nagent à seulement quelques mètres du rivage, et au milieu desquels on peut nager.. C’était notre programme ce jour-là. Un tricycle nous a emmenés à la plage (notre GH était à plusieurs kilomètres) et nous avons loué tout de suite un masque et un tuba pour snorkler (je ne suis pas sûre du terme en français, en gros, nager à la surface en regardant les fonds marins avec le masque). J’ai mis quelques minutes pour m’habituer au matériel (je n’avais jamais fait ça avant) et ensuite, dès qu’on avance à quelques mètres du bord, c’est l’émerveillement! Notre première rencontre a été une grosse tortue de mer qui a nagé autour de nous alors que nous avions encore pied, c’était génial. On l’a revue deux fois ensuite =) Et en la suivant, on s’est retrouvés au niveau des bancs de sardines! C’est super impressionnant, et vraiment à faire. En dehors des sardines, d’ailleurs, on voit toutes sortes d’autres poissons et des coraux (plutôt mal en point les coraux malheureusement..). On a aussi trouvé ça super qu’une activité pareille soit gratuite ou presque (si vous avez déjà masque et tuba: rien à payer!), et si accessible (c’est tellement près du bord qu’il ne faut même pas forcément savoir nager..). C’était royal, on a adoré!

Notre seul regret concernant cette activité, ce sont les images: mon reflex n’est pas encore waterproof (le coquin), donc impossible de photographier, et Seb avait acheté une batterie d’accessoires pour la caméra.. mais il a oublié en France la coque étanche! C’était la grosse frustration… (d’ailleurs, ça faisait plusieurs semaines qu’on cherchait à en acheter une autre, mais la caméra est d’une marche chinoise qui est loin d’être vendue partout, donc recherche infructueuse jusque-là =/). Du coup, les quelques photos que je vous mets ici sont pour illustration, mais ne sont pas de moi!

image d’illustration trouvée ici: https://wepa.ro/portfolio/sardine-run-moalboal-philippines-2017/?lang=en

image d’illustration trouvée ici: https://cdn.shopify.com/s/files/1/1419/3224/products/Pescador_Island_Sea_Turtle_Moalboal_1.jpg?v=1492089080

Nous nous sommes ensuite posés au restaurant d’une GH qui surplombe le spot où nous avons nagé, et nous nous sommes (exploit!) posés sur la plage pendant 2h. On ne le fait jamais et ça ne nous arrivera pas souvent car ce n’est vraiment pas notre truc le farniente ^^’ on s’ennuie, je trouve qu’on est toujours mal installés et avoir du sable partout, ça me gave!

Jour 55 – Mardi 8 janvier

Nous nous sommes levés tôt pour notre activité du jour: Kawasan Falls. Je savais que c’était touristique et je n’avais pas envie de répéter l’erreur de Cambugahay falls, donc nous sommes arrivés sur site à 9h après 40mn de scooter et il n’y avait pas encore grand monde.. c’était bien plus agréable! On ne s’est pas baignés cette fois, mais la promenade pour arriver aux chutes est très sympa!

Nous sommes revenus à la GH à 11h, nous avons fait nos sacs, sommes allés rendre le scooter et sommes montés en vitesse dans un bus direction Cebu! Le plan, c’était d’y dormir avant de prendre l’avion le lendemain matin pour Palawan. Le bus a mis 3h pour arriver, puis nous sommes allés rejoindre une petite boutique à 2km de là, dans laquelle Seb avait repéré qu’on vendait – enfin – la coque étanche de sa caméra! 24 heures trop tard, mais bon.. nous ne sommes pas encore partis des Philippines et peut être que ça s’avèrera utile!

Nous avons ensuite pris un taxi pour rejoindre notre hôtel, pas très loin de l’aéroport (pas de tricycles dans Cebu..). La course a été longue car on s’est retrouvés bloqués dans les bouchons.. Une fois à l’hôtel, nous sommes repartis manger dans un Seven-Eleven à proximité (il n’y avait pas grand chose d’autre malheureusement..).

image9 bis

Direction Palawan!

2 réflexions au sujet de « Carnet de bord TDM – Les Philippines #1: Central Visayas (Bohol, Panglao, Siquijor, Moalboal) 📷 »

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