La maison du lac – Hannah Richell

Synopsis: 

Pour Lila, tout commence par un paquet déposé sur le pas de sa porte. À l’intérieur, un plan et la clé d’un cottage abandonné près d’un lac. Le legs d’un parent inconnu, une surprise qui ne pouvait pas mieux tomber. Car, à trente ans, la Londonienne traverse une période douloureuse : une tragédie familiale impossible à cicatriser, un mariage au bord de l’implosion, une carrière au point mort. Le moment est venu pour elle de prendre du recul, loin de la ville, loin des siens. Mais, alors qu’elle prend possession des lieux, Lila va découvrir peu à peu l’histoire de ses anciens occupants, cinq étudiants venus vivre ici clandestinement en 1980. Qui étaient-ils? Pourquoi ont-ils fui en laissant tout derrière eux ? Et d’où lui vient cette étrange impression que quelque chose la lie à leur destin ?

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Mon avis: 

La maison du lac était dans ma PAL depuis un petit moment et il m’a totalement happée une fois que j’ai mis le nez dedans. Il m’a manqué un petit quelque chose pour en faire un coup de coeur, peut être un certain manque de souffle, mais j’ai vraiment adoré ma lecture malgré tout.

Nous sommes dans un récit qui mêle deux époques: le présent, et 1980. Dans le présent, Lila et Tom viennent de perdre leur bébé, né prématurément suite à un accident. Ils réagissent mal à cette perte (forcément..), quand Lila reçoit anonymement en héritage une maison délabrée au bord d’un lac, au nord du pays. Décoratrice d’intérieur, elle se lance dans la rénovation de la bâtisse pour oublier son deuil.

En 1980, 5 étudiants en fin de cycle à Londres partent passer une journée dans une maison délabrée au bord d’un lac (ca vous rappelle quelque chose..?) et décident de rester y vivre en autarcie pour un an. On alterne donc les passages sur Lila et Tom, et ceux sur le groupe de jeunes dans la maison en 1980.

Comme souvent dans ces cas-là, j’ai préféré les passages dans le passé (la partie sur le deuil reste assez pesante), j’avais vraiment envie de passer les pages pour découvrir ce qui avait pu arriver dans la maison qui les fasse tout abandonner derrière eux. Ils vivaient vraiment en vase clos, ce qui (forcément) fait ressortir des tensions au bout d’un moment. Certains jeunes sont franchement peu détaillés par l’auteur (je pense à Carla et Ben), et d’autres focalisent plus l’attention, tout en étant pas forcément les plus appréciables: Kat est aveuglée par son amour pour Simon, qui est franchement infect avec elle – et avec tout le monde. Leur année a un peu le goût de Sa majesté des mouches: même si je n’ai pas vraiment accroché avec les personnages, c’est la chute inexorable de leur petite utopie qui est fascinante à lire, voir jusqu’où ils vont aller, jusqu’où Simon va les faire tomber.

Et bien sûr, on attend l’explication du lien avec l’histoire contemporaine: quel est le rapport avec Lila? J’avais deviné certaines choses au fil de la lecture, même si l’extrême révélation de l’épilogue m’a surprise (alors qu’en fait il y a des indices). J’ai vraiment trouvé l’ensemble prenant et je n’ai pas réussi à lâcher le livre avant de l’avoir terminé. A lire pour les amateurs du genre 🙂

En résumé: 

2 réflexions au sujet de « La maison du lac – Hannah Richell »

  1. J’aime beaucoup les romans alternants entre présent et passé même si le côté deuil me tente un peu moins. En tout cas, tu as titillé ma curiosité notamment avec la fin 🙂

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