Tour du monde, les bilans: #2 – le Cambodge

Deuxième pays de notre tour du monde, le Cambodge était un pays qui me faisait rêver depuis bien longtemps – ou plutôt, Angkor était un site qui me faisait rêver depuis bien longtemps. Je peux enfin le barrer de ma bucket list… et je n’ai pas regretté le voyage 🙂

Ce bilan sera nettement plus court que celui sur l’Inde – tout simplement parce que nous y sommes restés deux fois moins de temps, et aussi parce que le Cambodge nous a beaucoup moins déboussolés, surtout pour Seb:  sa famille paternelle habite au Laos, un des pays frontaliers, la culture y est très similaire, et il avait presque l’impression de rentrer chez lui.

  • Nombre de jour de voyage: 10
  • Nombre d’hébergements différents: 3 hôtels / guest houses
  • Chambre la plus chère: 17,62€ / nuit pour deux (les deux dernières nuits à Siem Reap)
  • Chambre la moins chère: 10,57 € / nuit pour deux (les trois premières nuits à Siem Reap)
  • Nuits comptées à part: 1 (1 nuit dans un bus pour le trajet Phnom Penh – Siem Reap)
  • Trajet le plus long: le bus Phnom Penh – Ho Chi Minh (qui nous a fait passer la frontière avec le Vietnam donc), 8h de trajet (normalement c’est 6h, mais on a eu 2h de retard)
  • Nombre total de photos: 655
  • Merveilles du Monde: aucune (mais Angkor pourrait presque compter :))
  • Nombre de moyens de transport utilisés: 4 (tuk-tuk, bus, vélo, taxi)
  • Nombre d’articles publiés sur le blog : 4 (incluant les articles « livres »), dont 2 spécifiques au Cambodge (le présent bilan, et le carnet de bord)
  • Dépenses totales : 456€ pour deux (voir budget, plus bas)

• La saleté / manque d’hygiène et la pollution •

Clairement, là, c’est dans la même veine que ce qu’on a pu voir en Thaïlande, au Laos et en Inde – mais à tellement, TELLEMENT MOINDRE MESURE qu’en Inde! Je pense qu’en Asie de façon générale, la gestion des déchets est vraiment un gros souci dont peu de gens se préoccupent (j’en reparlerai dans un bilan « continent » avant de basculer sur l’Amérique du Sud), mais après le choc de l’Inde, quand on est arrivés au Cambodge, on trouvait ça presque propre. Au bout de quelques jours, on se rend bien compte que non…

• La double monnaie dollar / riels et le coût de la vie •

On s’attendait à ce que la vie soit très cheap au Cambodge, et bien sûr, ça reste très peu cher par rapport à la France, mais globalement, les tarifs étaient assez supérieurs à ce à quoi je m’attendais. (Bon, à nuancer car nous n’avons séjourné que dans la capitale et dans la ville la plus touristique du pays (Siem Reap), donc ce n’était pas forcément représentatif non plus).

On pense que c’est au moins en partie dû au fait que le Cambodge utilise couramment deux monnaies: les dollars américains et la monnaie locale, les riels. La plupart du temps, les tarifs (quand ils sont affichés) sont notés en dollars, vous payez en dollars, et on vous rend la monnaie en dollar (pour les sommes supérieures à 1$) et en riels (pour les centimes, qui s’avèrent être des milliers de riels).

Par exemple, vous achetez quelque chose pour 6,40$, vous tendez un billet de 10$, vous allez récupérer 3$ en monnaie, et les 60 centimes restants, vous les récupérez en riels. C’est une gymnastique mentale. Le fait d’utiliser les dollars doit impacter les prix un minimum…

• La chaleur •

On ne s’attendait pas non plus à avoir aussi chaud au mois de décembre (qui est loin d’être le mois le plus chaud – nous sommes toujours dans l’hémisphère nord et c’est l’hiver ici aussi). Nos parents nous ont bien fait comprendre qu’en ce moment, en France, il fait hyper froid, eh bien nous, nous avons eu beaucoup, beaucoup trop chaud ^^ (quels râleurs ces français.. jamais contents!).

• Les lézards et les papillons •

Si en Inde, les animaux qu’on voyait partout étaient les singes et les écureuils, ici, ça aura été les lézards et les papillons. Le premier jour au restaurant, j’ai senti un truc sur ma jambe, je l’ai secouée, un lézard est tombé…! en fait, on en a vu vraiment dans tous les coins, sur les murs, les façades, derrière les cadres… c’était assez rigolo.

Quant aux papillons, je n’en ai jamais beaucoup vu chez moi en France (peut-être que je n’habite pas dans le bon coin) mais ici, surtout à Angkor (donc pas en pleine ville), il y en avait énormément, de toutes les tailles, de toutes les couleurs, c’était vraiment magnifique (et ça contribuait à l’ambiance particulière des temples, d’ailleurs). Seb a dû me supporter pendant mes nombreux essais de photos de papillons, malheureusement, je n’ai réussi à faire que deux photos potables et franchement pas des plus beaux que j’ai vus, je suis très déçue de n’avoir rien réussi à capturer d’autre (mais ce n’est pas facile à prendre ces bêtes-là!)

• La lenteur du service dans les bars / restaurants •

Ici, quel que soit l’endroit (et c’était d’ailleurs pareil en Inde), quand on commande quelque part, il faut s’armer de patience car c’est toujours hyper long pour arriver, et jamais nous n’avons été servis en même temps. Il n’est pas rare que le premier ait terminé son plat quand celui du second arrive. Rien de grave en soi, mais on s’est quand même fait la remarque que ça aurait été sympa de pouvoir manger en même temps au moins une fois ^^’

• Le côté « sport » du séjour •

Bon, ça ce n’est pas inhérent au pays, mais bien à nous et à notre budget limité. Sans sous, impossible de louer des tuk tuk à tout va, donc on marche, où on fait du vélo. On a vraiment eu l’impression de faire beaucoup beaucoup d' »exercice »: le 8 décembre, on a fait 53km à vélo, 5km à pied. Le 9, 20km (essentiellement à vélo, un peu à pied). Le 11, 41 km (idem). Le 12, 10km à pied. Le 13, 17km à pied, et le 14 décembre, 12km à pied. On est complètement morts ^^ (et surtout, on se demande si qui que ce soit dans nos connaissances nous aurait suivis… et on pense que non!).

• Le gérant français de notre 2ème guest house à Siem Reap •

Je précise bien là que le monsieur en question était français, et pas cambodgien. Il n’empêche qu’à cause de lui, et alors que sa guest house est celle qui nous a coûté le plus cher au Cambodge, nous n’avons vraiment pas apprécié notre séjour. J’ai détaillé pourquoi dans mon article précédent, donc je ne vais pas tout renoter ici, mais en gros, il était beaucoup trop strict, désagréable et intrusif pour nous. Ca nous a vraiment marqué car d’habitude nous n’avons jamais ce genre de ressenti dans les endroits où on dort (et surtout c’était un français…).

• La tentative de vol à l’arrachée à Phnom Penh •

Idem, j’ai détaillé ce qui s’est passé dans mon carnet de bord cambodgien (et finalement il ne s’est pas passé grand chose: deux types en scooter m’ont agrippée pour, je suppose, me voler ma pochette portefeuille autour du cou, mais ils n’ont pas réussi à la choper et n’ont pas insisté), mais c’est le premier truc vraiment négatif qui nous est arrivé depuis notre départ le mois dernier, et sur le coup ça nous a fait un choc!

• L’arnaque à la frontière Cambodge / Vietnam •

Pour le coup, ça, je n’en ai pas encore parlé, et je détaillerai dans mon premier article sur le Vietnam, donc je ne vais pas m’étendre ici, mais en gros, on savait qu’à la frontière terrestre entre les deux pays, il y a beaucoup de corruption et d’arnaques aux touristes, on avait lu beaucoup de témoignages, on était prêts, et ça ne nous a pas empêché de nous faire ponctionner 12$ pour passer, alors qu’on avait normalement absolument rien à payer. J’étais ENRAGEE à ce moment-là, totalement révoltée par le système et l’impossibilité d’aller se plaindre aux flics (qui sont les plus corrompus!). Bien entendu, 12$ ce n’est pas une somme énorme, (encore que… pour nous, qui voyageons avec seulement 20 € par jour, finalement, ce n’est pas rien), mais c’est surtout une question de principe!

• Les trous multiples et réguliers sur certaines façades de temples à Angkor •

Ce n’est pas grand chose mais ça m’a vraiment interpellée: on trouve sur certaines façades des centaines de trous de même taille, disposés de façon relativement régulière. Sur du bois, j’aurais pensé à des parasites, mais là sur de la pierre, et des trous aussi réguliers, je me suis vraiment demandé ce que c’était, sont-ils d’origine humaine? si oui, à quoi servent-ils?

• Le crissement permanent sous les arbres à Angkor •

Dès notre premier jour à Angkor, ça nous a frappés: dans les zones boisées, il y a un bruit strident franchement très fort qu’on entend de partout et qui semble venir de la cime des arbres. Ca ressemble au crissement des criquets, mais en beaucoup plus fort, en continu et en provenance de très haut… c’était hyper bizarre. On a fini par conclure que ça venait sûrement d’insectes, mais lesquels? (si criquets, ils devaient être géants et en super grand nombre pour faire un boucan pareil). Au début, on pensait à une alarme humaine, mais ça ne s’arrêtait pas de la journée et c’était vraiment sur tout le site, donc on a fini par se dire que ça ne pouvait pas être ça… en tout cas, c’était vraiment intriguant!

• Le côté bienveillant et relax des cambodgiens •

Nous avons été agréablement surpris par la population, surtout après la sensation d’agression constante en Inde. Ici, pas de harcèlement avec les tuk tuk: ils vous proposent, vous dites non merci, ils vous répondent « ok no problem! » avec le sourire, sans insister! Rien à voir, et tellement plus sympa!

De même, beaucoup d’enfants nous criaient « hello » quand on passait devant eux – en Inde, c’était systématiquement suivi d’une demande d’argent (« money? one dollar? ») mais pas au Cambodge, où les petits étaient juste trop contents et criaient partout si on leur répondait « hello » nous aussi… trop mignon ^^

L’ambiance générale du pays nous est apparue beaucoup plus calme, posée et relax qu’en Inde, et ça nous a fait vraiment du bien!

• Le site des temples d’Angkor •

Site qui est absolument remarquable et splendide. J’aurais aimé avoir d’avantage de sous pour pousser notre découverte jusqu’aux sites éloignés en tuk tuk, et pouvoir payer un guide. En tout cas, c’est indéniablement un endroit à voir au moins une fois, c’est magique et hors du temps (si on arrive à esquiver les foules de touristes, surtout).

• En apprendre plus sur le génocide des Khmers rouges •

Bien sûr, j’aurais préféré que ça n’ait jamais lieu, mais je suis contente d’avoir pu découvrir cette partie de l’histoire récente du pays, que je connaissais très mal. Je regrette que ça ne soit pas plus évoqué dans les programmes scolaires en France.

• La nourriture •

Après les épices indiennes et nos trois semaines sans manger de viande ou presque, nous étions trop contents de pouvoir revenir à un régime qui incluait de la viande et du poisson (même si nous n’en sommes pas de gros consommateurs, on aime bien avoir le choix, ce qui était très limité en Inde!). En plus, apparemment, le Cambodge serait un des pays d’Asie où on mange le moins épicé (c’est à dire.. au même niveau qu’en France), et ça c’était cool! Pas besoin de répéter « no spice » à la moindre commande (pour se récupérer quand même un truc qui arrache..). C’est simple,  notre premier repas, Seb m’a directement sorti « j’ai l’impression d’être à la maison » > son père prépare les mêmes choses que ce qu’on a mangé pendant tout notre séjour 😉

Comme en Inde – et je pense que ça sera la même chose partout: ne pas avoir eu assez de temps. On a bien conscience qu’enchaîner 16 destinations en 8 mois ne nous permettra pas de découvrir chacune d’entre elle en détail; il faut faire des choix, ça nous donne un aperçu à chaque fois, et ensuite, à nous de voir si on souhaite y retourner plus tard lors de voyages vacances classiques.

Au Cambodge, je regrette surtout de n’avoir pas pu suivre les conseils de Tony, le pote de mon frère aîné qui habite à Siem Reap. En vrac, il nous avait conseillé d’aller voir les chauves-souris géantes dans les arbres devant le palais royal de la ville à 6h du matin, d’aller voir le coucher de soleil à Phnom Krom, j’ai deux adresses de chocolat à Siem Reap que je n’ai pas testé…), et j’aurais aussi voulu avoir le temps de voir le Tonlé Sap (le plus grand lac du pays, presque comme une mini mer intérieure), faire une excursion au niveau d’un village flottant (maisons sur pilotis sur le lac…). Une prochaine fois j’espère 🙂

Au final, sur ces 10 jours, nous n’avons vraiment pas vu grand chose du Cambodge, à part la capitale (pas spécialement jolie pour être honnête, même si historiquement intéressante) et les temples d’Angkor:

Si c’était à refaire, on prévoirait au moins 15 jours.

Dans une moindre mesure, on a aussi regretté de ne pas avoir un budget illimité XD ça nous aurait épargné énormément de kilomètres à pied si on avait pu se payer des tuk tuk chaque fois qu’on en avait besoin… et compter / tracker la moindre dépense, au centime prêt, pour être sûr qu’on rentre dans le budget, c’est assez lourd à la longue. (Mais c’est plus un détail, on savait bien dans quel genre de voyage on s’embarquait quand on est partis).

(Calculé selon le taux de change en vigueur actuellement, pour 10 jours de voyage)

Notre budget prévisionnel tablait sur un coût de la vie égal à 22 euros par jour et par personne au Cambodge. Nous étions donc partis sur 22 euros x 10 jours = 220 € à dépenser chacun, ou 440 € pour deux.

Nous avons finalement atteint un budget total de 456€ pour deux, soit 228€ par personne.

Notre moyenne était de 22,8€ par jour et par personne, ce qui nous a fait dépasser très légèrement notre budget théorique (+ 8 € chacun), ça reste raisonnable. La faute à 3 éléments: d’abord, l’arnaque à la frontière du Vietnam et les + 12 euros non prévus; ensuite, le fait d’avoir acheté un deuxième ticket de bus pour passer ladite frontière sans pouvoir se faire rembourser le premier (+ 25€); et enfin (et là on aurait pas pu faire autrement), c’est le prix d’entrée d’Angkor qui est de 62$ pour 3 jours, soit pratiquement 3 jours entiers de budget pour nous…

Répartition des 456 euros pour deux: 117 euros pour le logement, 98 euros de transport, 90 euros de nourriture, 132 euros de visites et 19 euros d’extras (notamment l’arnaque à la frontière…).

On voit tout de suite qu’Angkor nous a vraiment plombé le budget du pays. Sans ce pass 3 jours, nous n’aurions été qu’à 17€ de dépenses par jour et par personne au lieu de 22,8, et nous aurions totalisé 346€ de dépenses totales au lieu de 456. Mais on ne regrette pas, c’est un incontournable au Cambodge et ça n’aurait pas eu de sens de faire l’impasse sur ces trois jours de visite!

Si quelqu’un est déjà allé au Cambodge, je serais curieuse d’avoir ses impressions 🙂

Rendez-vous au Vietnam!

 

6 réflexions au sujet de « Tour du monde, les bilans: #2 – le Cambodge »

  1. Ca en fait des kilomètres à pieds ou à vélo, je n’aurais pas suivi non plus ^^ Ca m’aurait fait rager aussi de me faire arnaquer des sous à la frontière, juste pour le principe que ce n’est pas très juste.
    Sinon, le Cambodge a l’air beaucoup plus chouette que l’Inde 😉

  2. Les photos de vos visites sont magnifiques. Mais c’est vrai qu’il y a des similitudes avec la France: dans les grandes villes , bien souvent il y a aussi des papillons qui se posent sur les pare-brises des voitures… c’est bizarre, mais ils sont nettement moins beaux que les vôtres. Ceci dit, question budgets, 4% pour des extras, c’est pas un peu beaucoup ? En conclusion, cool votre bilan du Cambodge. Bonne continuation les sportifs !!!

  3. info suite recherche.
    Les trous multiples et réguliers sur certaines façades des temples d’Angkor : Les pierres étaient trouées pour pouvoir y passer une grosse corde permettant aux esclaves de les transporter.

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