Déracinée – Naomi Novik

Synopsis: 

Patiente et intrépide, Agnieszka parvient toujours à glaner dans la forêt les baies les plus recherchées, mais chacun à Dvernik sait qu’il est impossible de rivaliser avec Kasia. Intelligente et pleine de grâce, son amie brille d’un éclat sans pareil. Malheureusement, la perfection peut servir de monnaie d’échange dans cette vallée menacée par la corruption. Car si les villageois demeurent dans la région, c’est uniquement grâce aux pouvoirs du « Dragon ». Jour après jour, ce sorcier protège la vallée des assauts du Bois, lieu sombre où rôdent créatures maléfiques et forces malfaisantes. En échange, tous les dix ans, le magicien choisit une jeune femme de dix-sept ans qui l’accompagne dans sa tour pour le servir. L’heure de la sélection approche et tout le monde s’est préparé au départ de la perle rare. Pourtant, quand le Dragon leur rend visite, rien ne se passe comme prévu…

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Mon avis: 

J’ai repéré ce titre (dont je n’avais jamais entendu parler) sur une étagère, lors d’une de mes sessions « Gibert Joseph » à Paris, il y a quelques mois. N’étant pas une inconditionnelle de fantasy, je ne l’avais pas pris (d’autant qu’il n’était disponible qu’en grand format), mais il m’avait tapé dans l’oeil et je l’avais gardé en tête. Quelle ne fut pas ma joie quand ils l’ont sorti en poche peu de temps avant mon départ en tour du monde – cette fois, je ne me suis pas fait prier pour l’acheter 🙂 et décidément, entre ça et Brandon Sanderson, 2018 m’aura réconciliée avec ce genre littéraire – c’est un coup de coeur!

J’ai su dès les premiers paragraphes qu’entre Déracinée et moi, ça allait coller. La plume de Naomi Novik est d’une fluidité extraordinaire, elle m’a tout de suite happée dans son récit, et impossible d’en sortir par la suite. On est à mi-chemin entre la fantasy et le conte (ou bien, au beau milieu des deux), entre les magiciens, le roi et la reine, le prince, l’entité maléfique (qui prend ici la forme d’un Bois)… L’univers est assez simple (assez médiéviste en fait, sauf qu’on est dans un monde inventé), mais l’ambiance qui se dégage du texte est pourtant très mature et sombre. La menace constante du Bois, qui est vraiment personnifié et à qui l’auteure prête des intentions et une forme de réflexion, comme à un vrai personnage, est palpable tout au long du livre, et j’ai adoré cette espèce d’ennemi à la fois très marqué et intangible.

Au début, on a l’impression de lire une histoire assez peu originale (au début, ça m’a fait penser à La Belle et la Bête sur certains aspects), mais l’auteure parvient à s’approprier les codes du genre (surtout des contes) pour mieux les manipuler et nous offrir une intrigue hyper efficace et prenante. J’ai beaucoup aimé la magie qu’elle a inventée (enfin, les différentes formes de magie finalement), j’ai trouvé que le fait que tous les magiciens n’utilisent pas la même rendait le tout plus crédible. Le personnage principal, Agnieszka, est très attachante, et l’évolution de sa relation avec le Dragon est un bonus dans le récit – enfin, un roman où la romance ne prend pas le pas sur l’intrigue. (Bon, c’est presque trop dans l’autre sens ici, surtout à la fin qui est un poil trop rapide, mais on ne va pas chipoter. Le Dragon a quelque chose de Thorne dans La Passe-Miroir en fait).

Vous l’aurez compris, je n’ai pas grand chose à reprocher à ce titre que j’ai vraiment trouvé formidable et que je conseille complètement aux amateurs de SFFF!

En résumé: 

4 réflexions au sujet de « Déracinée – Naomi Novik »

  1. Ah ce livre <3 Un coup de coeur pour moi aussi. La personnification du Bois est très originale. Ce livre est une petite pépite et je suis contente quand de nouveaux lecteurs le découvrent 🙂

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