Le vide – Patrick Sénécal

Synopsis: 

Vivre au max. C’est le nom de l’émission de télé-réalité de Max Lavoie. Le milliardaire a tout quitté, liquidé pour se lancer dans son projet. La première saison a défrayé la chronique, choqué les âmes sensibles et s’est attiré les foudres de la commission de censure. En proposant de réaliser en direct les rêves les plus fous des participants, Max a frappé un grand coup. La saison 2 débute et promet encore plus de sensations fortes à un public ébahi. Tout semble possible, sans limites. Alors qu’est-ce que les participants vont demander au présentateur philanthrope ? Quel fantasme délirant ? Quel ultime grand frisson ? Attention mesdames et messieurs, plus loin vous repousserez les limites, plus longue sera la chute. dans le vide.

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Mon avis: 

Ca fait un bon moment que j’entends parler de ce thriller, qui m’a complètement échappé à l’époque de sa sortie en 2015. C’est désormais réparé 🙂

Le vide, c’est une histoire d’abord assez originale puisque dans la forme, l’auteur nous présente ses chapitres dans le désordre. C’est déroutant au départ mais les indications temporelles permettent de bien se situer dans le chronologie et finalement, on est pas trop perdu (en fait, c’est un peu comme si on avait une histoire avec une insertion de flash-backs).

Il y a trois personnages principaux. Le premier est le présentateur d’une émission de télé qui fait sensation, Vivre au Max; le concept, c’est de réaliser les rêves des candidats. Le présentateur donc, Max, est un milliardaire qui était devenu PDG d’une grosse entreprise après le décès de son père, et on sent qu’il cache quelque chose quant à son émission et ses motivations. Il y a aussi un psy, Frédéric, la cinquantaine et complètement désabusé, qui enchaîne les abus en tout genres; et enfin, Pierre, un flic, qui approche de la quarantaine. Il a une relation distante avec sa fille Karine, 20 ans, et il vit seul. Il se retrouve à participer à une enquête assez spéciale..

Le roman est long (c’est même un beau pavé de 930 pages en poche), l’auteur prend le temps de planter son contexte, son intrigue et ses personnages. Au départ, c’est un peu nébuleux, on ne voit pas trop comment nos trois protagonistes font finir par se croiser, et puis on rentre dans l’histoire.. et c’est vrai que ça devient difficile à lâcher. Il y a un côté page turner addictif assez marqué, et l’alternance de points de vue renforce le rythme et l’envie de continuer. Bon point de ce côté-là donc. Il y a une critique sociétale évidente et intéressante dans une bonne partie du livre (même si j’ai trouvé que sur la fin ça exagérait), à la fois via l’émission et via l’expérience de Maxime en tant que PDG (je pense par exemple à sa visite des usines philippines).

Ce qui m’a un peu gênée à la lecture, et qui m’a donc empêchée d’en faire un coup de coeur, c’est d’abord qu’il y a énormément de termes du français québécois dans le roman du coup, et par moment, je ne comprenais même pas les phrases (par exemple: « Cibole, Pierre, t’as pas l’air à filer », ou encore « ça m’achale pas pantoute ». Euh… vous pouvez répéter la question?).  Au bout d’un moment, j’y faisais moins attention mais il m’a vraiment fallu beaucoup de temps pour y arriver. Ensuite, j’ai trouvé le propos du livre hyper sombre et pessimiste (le vide du titre fait référence au vide de nos existences, à la vacuité de la vie, la stupidité du genre humain de façon générale), et c’était franchement déprimant. Il y a une scène vers la fin du roman (pas la scène finale) qui est juste la pire scène que j’avais jamais lue, j’étais dégoûtée tout le long (et pourtant, je ne suis pas hyper sensible quand je bouquine). Enfin, j’ai trouvé que le personnage de Karine n’avait pas vraiment de finalité. On parle pas mal d’elle et de sa relation avec son père, je m’attendais à ce que ça ait un impact dans l’histoire mais finalement, ça part un peu en jus de boudin…

Globalement, mon ressenti général est franchement bon. J’aurais juste aimé (et je ne dis pas ça souvent – en général j’adore les textes très noirs) une touche d’optimisme.

En résumé: 

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