Tour du monde, les bilans: #1 – l’Inde

Incredible India… ou pas.

Premier pays de notre tour du monde, l’Inde était, à n’en pas douter, le pays dans lequel nous aurions la plus grosse claque et le plus gros choc culturel. On le savait avant d’y aller, et quelque part, je ne regrette pas d’avoir démarré le voyage par ici – tout va nous paraître facile après ça.

On le sait, quand on vient en Inde, il faut parvenir à mettre au placard ses réflexes occidentaux et ses références culturelles, garder l’esprit ouvert, tout en ayant bien en tête qu’on ne pourra malheureusement pas changer le pays à nous tout seuls (devant la misère, on aimerait pouvoir faire tant, et on est tellement limités…).

L’inde a un système de fonctionnement, des valeurs, et un quotidien qui n’ont absolument rien à voir avec la vie en France, et rien que pour s’enrichir des différences entre nos pays, c’est un voyage qui vaut le coup – mais il faut le savoir, venir en Inde, ça ne sera pas des vacances comme les autres.

Avec le recul, on se dit que le voyage en mode sac à dos comme ce qu’on a fait, ce n’est clairement pas pour tout le monde – on conseillerait plus à nos proches qui seraient en vacances de venir via un tour operator, faire un circuit déjà préparé, éventuellement avec un chauffeur ou un bus touristique, avec un guide, bref, quelque chose de plus « commercial » (et moins proche des locaux donc..), ce serait nettement moins fatiguant, et le choc culturel moins violent, surtout avec un guide pour expliquer ce qu’on voit. Nous, nous avons passé beaucoup de temps à chercher des infos sur comment aller d’un point A à un point B, beaucoup de temps dans les gares ou sur internet à préparer les billets de train, les auberges suivantes, nous étions fatigués, nous n’avions pas de guide et je suis sûre qu’énormément de choses nous ont échappé. Ce qui suit est donc un article très personnel, qui se base sur notre ressenti à nous (on a vu / lu beaucoup d’articles très différents sur l’Inde), qui est probablement totalement différent de ce que vous, vous pourriez éprouver en venant ici. Ce n’est en aucun cas une vérité figée sur l’Inde et je pense vraiment que c’est un pays qu’il faut venir visiter pour s’en faire sa propre idée.

 

  • Nombre de jour de voyage: 21
  • Nombre d’hébergements différents: 9 hôtels / guest houses
  • Chambre la plus chère: 25€ / nuit pour deux (les deux premières nuits à Mumbai, au Mogul Palace – et c’était loin d’être la meilleure qu’on ait eue)
  • Chambre la moins chère: 5.69 € / nuit pour deux (au Desert Cow Guest House à Jaisalmer)
  • Nuits comptées à part: 3 (1 nuit dans un bus (Mumbai – Aurangabad), 1 nuit dans un train (Aurangabad – Agra), 1 nuit dans le désert du Thar, à la belle étoile, près de Jaisalmer)
  • Trajet le plus long: le train Aurangabad – Agra, 19h de trajet
  • Nombre total de photos: 1288
  • Merveilles du Monde: le Taj Mahal, visité le 24.11.2018
  • Nombre de moyens de transport utilisés: 9 (avion, tuk-tuk, voiture (à 13 dedans !), jeep, chameau, métro, bus, train, taxi)
  • Nombre d’articles publiés sur le blog : 15 (incluant les articles « livres »), dont 4 spécifiques à l’Inde (le présent bilan, le centre, Agra et le Rajasthan)
  • Dépenses totales : 716,7€ pour deux (voir budget, plus bas)

 

• La saleté / manque d’hygiène et la pollution •

Les rues en Inde sont littéralement des poubelles à ciel ouvert. Les seuls endroits où nous avons vu des poubelles publiques, ce sont les gares. Dans les rues, il n’y en a pas, et les gens balancent simplement leurs déchets sur les trottoirs. Par endroits, il y a des piles de détritus qui s’amoncellent, voire des déchetteries en pleine rue, et dans tout ça, on voit beaucoup d’animaux qui cherchent à manger parmi les immondices.

A Aurangabad, en peine rue, des cochons qui cherchent à manger dans les déchets

On entend aussi très souvent des gens qui se raclent la gorge (déjà le bruit n’est pas ragoûtant..) et qui crachent des gros mollards n’importe où.

La présence d’animaux un peu partout (chiens et vaches beaucoup, mais aussi des perroquets, des singes, des écureuils, des chèvres, des ânes..) n’arrange pas les choses, car ils font leurs besoins dans les rues aussi, donc entre ça et les déchets, niveau odeur ce n’est pas le top, sans parler de l’hygiène. D’ailleurs, il n’y a pas que les animaux qui se soulagent dans les rues; nous avons vu plusieurs fois des enfants en bas âge en train de le faire aussi.

On a vu une ou deux fois des gens chargés de ramasser les ordures / nettoyer un peu les rues, mais c’est resté exceptionnel sur le séjour, et on s’est fait la réflexion plusieurs fois que le pays n’a simplement pas de conscience écologique. On a le sentiment que personne ne leur a jamais rien expliqué en ce sens et que les questions environnementales, ils ne savent tout simplement pas ce que c’est. L’écologie, c’est très, très loin dans leur liste de priorités. C’est vraiment une des choses qui nous a le plus marqué ici. Et on n’a pas vu beaucoup d’alternatives qui pourraient aider les indiens à s’améliorer sur ce point, malheureusement. Tout reste à faire…

Je mets la pollution dans le même point, mais je ne parle pas ici que des déchets qu’on trouve partout; je parle aussi tout simplement de la pollution de l’air. La qualité de l’air est désastreuse dans la plupart des grandes villes. Sur l’appli météo de mon téléphone, à Mumbai, ça affichait « qualité de l’air malsaine ». A Aurangabad, c’était « très mauvais », et à Agra (la ville du Taj Mahal), c’était « dangereux »! Je n’avais juste jamais vu ce genre d’infos météo avant.. il y a donc dans certaines villes un « smog » (comme il a pu y avoir à Londres au milieu du XXème siècle), à savoir une chape de pollution qui recouvre la ville. (Voir par exemple cet article récent sur Delhi, où nous ne sommes pas allés).

Il faut aussi ajouter à ça la poussière, omniprésente: dans beaucoup d’endroits, les trottoirs ne sont pas bétonnés mais encore en terre. Il y a sans arrêt des nuages de poussière soulevés par la circulation…

• La pauvreté •

On voit partout des gens dormir par terre, se promener pieds nus, mendier, parfois on est presque à se demander si les corps qu’on voit sur le trottoir ne sont pas morts. Apparemment, il y a une énorme proportion d’indiens qui vit sous le seuil de pauvreté (lire cet article par exemple) et qui habite dehors. Il y a beaucoup de bidonvilles au bord des routes ou d’endroits construits de bric et de broc, des petits immeubles ou maisons qui sont tellement décrépis qu’ils ont l’air sur le point de tomber en ruine, c’est vraiment frappant.

Ce n’est pas du tout étonnant ici de voir des gens marcher pieds nus ou dormir dans des lieux publics / dans la rue (à Mumbai, les chauffeurs de tuk tuk conduisent d’ailleurs tous pieds nus). Plusieurs fois, on a vu des enfants en bas âge / bébés nus au bord de la route, d’autres qui sont encore tellement petits qu’ils ne parlent pas encore vraiment leur propre langue, mais qui n’ont aucun souci pour se jeter vers toi en criant « money money money »… c’est ça qu’on leur apprend à dire aux étrangers… c’est dur.

• La misogynie •

Alors, de base, la condition des femmes en Inde est désastreuse. Avant qu’on ne parte, beaucoup de gens nous avaient mis en garde, avaient bien insisté auprès de Seb pour qu’il fasse attention à moi.. Apparemment, c’est quand même le pire pays au monde quant aux violences faites aux femmes (voir ici pour ceux que ça intéresse). De mon côté, à aucun moment je n’ai été agressée, violentée ou quoi que ce soit, mais avec Seb on s’est bien rendu compte (c’était flagrant) de la misogynie ambiante. Partout où nous sommes allés, c’est systématiquement à Seb qu’on s’adressait, jamais à moi. Si je répondais, j’étais transparente, c’est comme si je n’avais rien dit. A un moment, dans un bus, Seb dormait et moi non, le contrôleur a voulu nous dire quelque chose, et plutôt que de me le dire à moi qui était éveillée, il a passé son bras sous mon nez pour secouer Seb et le réveiller pour lui parler…

De façon générale, on a vu peu de femmes travailler (à part dans les aéroports). Les chauffeurs (tuk tuk, taxi etc) sont des hommes, dans les hôtels nous n’avons été en contact avec une femme qu’une seule fois (à Jaipur), autrement c’étaient toujours des hommes…

• L’analphabétisme •

On sent que l’accès à l’éducation est limité ici. Beaucoup de gens nous ont donné l’impression de ne pas savoir lire: très souvent, en prenant des tuk tuk, on leur dit où on veut aller mais ils ne comprennent pas toujours, donc on a toujours le GPS sur le téléphone pour leur montrer la route et le nom de l’endroit en question. Et même avec ça, la carte, le nom écrit (parfois en hindi), ils tournent le truc dans tous les sens en ne donnant pas de signe de compréhension et appellent d’autres tuk tuk à la rescousse (ou bien une grappe de mecs sortis de nulle part déboule et tripote ton téléphone pour comprendre où tu veux aller). On est jamais très à l’aise et on ne comprend pas pourquoi souvent, ils se mettent à 5 ou 6 (voire plus) pour intégrer notre destination. La seule explication qu’on a trouvée, c’est qu’ils ne savent peut être pas lire..? (voir un article sur le sujet ici)

• Les animaux errants •

Il y en a énormément, et partout. Des vaches, des chiens, des cochons… On n’a jamais compris s’ils appartenaient à quelqu’un ou s’ils se promenaient comme ça librement. Vu leur maigreur et leur saleté, on avait juste l’impression que personne ne s’occupait d’eux.

A Jaisalmer, au beau milieu de la partie fortifiée de la ville

• Le côté administratif •

C’est très marqué en Inde. Quand on arrive dans un hôtel notamment, au moment du check in, il faut systématiquement compléter un registre papier, avec deux pages de colonnes à compléter pour chaque personne: c’est vraiment complet (et quand on voyage en sac à dos comme nous, on a pas toujours toutes les infos..). Ensuite ils font une photocopie du passeport, ils te prennent en photo (avec leur téléphone en général, je n’aime pas trop l’idée..), et la moitié du temps, en plus du registre, on nous a demandé de compléter une deuxième feuille à côté, volante celle-là, en recopiant des choses qui sont déjà écrites sur le registre.

Et il n’y a pas qu’à l’hôtel que ce côté administratif nous parait un peu poussif. J’en ai déjà parlé dans mon article sur Agra, mais acheter un billet de train ici, c’est un concept. Le faire en ligne pour des étrangers, c’est mission impossible Du coup, il faut acheter ses billets directement à la gare. Et pour ça, il faut commencer par trouver les guichets pour l’achat des billets. Ils ne sont jamais DANS la gare, mais dans un autre bâtiment à proximité, pas forcément bien indiqué. Ensuite, il faut compléter un formulaire, compléter la date souhaitée du voyage, la classe du train, le numéro du train, etc, tout ça avant même d’avoir parlé au guichetier. En cas de forte affluence, si la feuille est mal complétée, ils t’envoient la terminer sur le côté. Tu ne peux pas arriver pour demander des informations, il faut déjà avoir toutes les infos avec toi, les écrire sur le formulaire, puis les repasser en revue ensuite avec le guichetier. Et si le train que tu voulais est complet, tu peux être en waiting list.. ou bien galérer avec le guichetier pour qu’il te donne les infos des trains avant ou après celui que tu voulais, mais c’est compliqué. (Ou alors on est toujours mal tombés..)

Je ne sais pas si on peut mettre ça en « administratif », mais il faut aussi savoir que dans les aéroports et la plupart des gares ici, on ne peut pas rentrer comme ça. Il faut montrer patte blanche à l’entrée, contrôle des sacs obligatoires (même dans les gares donc), on doit avoir sur soi son passeport et son billet, sans quoi on ne passe pas. A l’aéroport de Mumbai, si vous accompagnez quelqu’un qui prend l’avion, il faut payer pour pouvoir entrer dans l’aéroport…

• Les infrastructures de transport •

Les routes sont en très mauvais état. Certains endroits ne sont pas bétonnés mais encore en terre, et comme il fait très chaud et que tout le monde roule la fenêtre ouverte, il faut se mettre un foulard devant la bouche pour ne pas respirer trop de poussière. Quand on roule, il faut être bien accroché (bien sûr il n’y a jamais de ceinture, les tuk tuk n’ont même pas de portière..), car le véhicule peut faire des bonds / des sauts très souvent quand il y a des trous sur la route.

Le réseau ferré est très utilisé mais est très lent. En fait, parcourir une distance quelconque met pratiquement le même temps en train qu’en bus, et il faut tabler sur 5-6h pour faire 200km.

Comme le pays est très grand, les distances sont importantes et il n’est pas rare d’avoir des trajets de 20h ou plus pour faire 1000km. Dans ces cas-là, il faut impérativement passer aux toilettes à certains moments, mais les bus ne s’arrêtent pratiquement pas et les toilettes aux arrêts sont repoussants de crasse. Idem pour ceux dans les trains.

Les toilettes du train Aurangabad – Agra

• Les toilettes justement •

Apparemment, une énorme proportion de foyers indiens n’a pas de toilettes chez eux. Beaucoup considèrent que c’est impur de faire ses besoins chez soi, et ils font dehors. Le gouvernement a lancé une opération entre 2017 et 2019 pour fournir des toilettes à un maximum de foyer, il faudrait voir l’an prochain où ça en est. Dans les hôtels, on a toujours eu des toilettes (pas toujours propres, mais ils avaient le mérite d’exister), mais le papier n’est pas fourni automatiquement, il faut bien souvent le demander à l’accueil pour obtenir un micro rouleau. En fait, ici les gens utilisent plutôt un jet d’eau pour se nettoyer une fois qu’ils ont terminé, mais ce n’est pas systématique (dans certains hôtels il n’y avait ni papier ni jet d’eau..).

Pour coupler ce paragraphe avec celui sur la misogynie et la condition des femmes, apparemment, beaucoup d’indiennes se retiennent d’aller aux toilettes ou s’arrangent pour n’y aller qu’une fois par jour, de peur de se faire agresser (cf ici)… c’est quand même lamentable!

• Le code de la route •

C’est un concept qui n’a pas encore été inventé ici. Jamais nous n’aurions osé louer un véhicule, nous n’aurions pas tenu 2 minutes sur les routes au milieu des indiens. Le mot d’ordre ici, c’est le klaxon, partout, en permanence. Ils passent leur temps à klaxonner, même sans raison apparente. Déjà, traverser la rue en étant piéton, c’est une aventure, car il y a peu de feux de circulation et on traverse à l’arrache partout – sauf que c’est hyper dangereux et que les gens ralentissent à peine (par contre, ils n’oublient pas de klaxonner 😀). Rouler à contresens ne pose de problème à personne, des arrêts sauvages en bord de route, les routes à double sens sont très étroites donc il faut déborder sur le trottoir en terre pour se croiser.. clairement, marcher dans la rue en Inde (et y conduire) c’est la loi de la jungle!

Là où on est étonnés, c’est que ça a l’air de marcher : on a pas vu de vrai bouchon, aucun accident, pas de carcasses d’accidents en bordure de route…

• L’anglais •

En Inde, on s’attendait clairement à être facilement compris partout. Pourtant, on a vite déchanté… énormément de gens ne parlent pas anglais (ou font très bien semblant…), et il y a beaucoup d’endroits où on a eu un mal fou à se faire comprendre. Là où c’est vraiment étonnant, c’est pour les professions qui sont en contact avec les touristes: les tuk tuk et dans les hôtels. Après, on a quand même toujours réussi à finir par obtenir les infos, mais ça prend un peu de temps.

• L’accès aux ordinateurs et objets électroniques •

Alors, mis à part ceux qui vivent dehors dans un dénuement total, ici, tout le monde a un smartphone (pas d’Iphone, mais on a vu des boutiques Samsung dans tous les coins). Par contre, pour le reste, c’est vraiment à l’ancienne: au resto, la note, c’est fait à la main (et uniquement quand on fait mine de partir, jamais ils ne la préparent à l’avance.) A l’hôtel, c’est pareil, la facture est faite à la main, et ils n’ont pas d’ordinateur à l’accueil. Donc quand on arrive et qu’on dit qu’on a une réservation, ils farfouillent dans un bordel de papiers pour retrouver où ils t’ont noté, et il faut compléter un long registre à la main (cf point sur l’administratif).

• Très peu de supérettes / supermarchés en Inde •

(Nous n’en avons vu qu’à Jodhpur en fait). Du coup, on s’est demandé comment les gens faisaient pour faire leurs courses.. et la réponse, à priori, c’est qu’ils achètent tout aux vendeurs de rue, sur les marchés ou dans les mini boutiques dans les rues. Mais le principe d’avoir un magasin plus gros qui regroupe un peu tout, ce n’est pas du tout répandu ici. J’imagine que ça favorise le commerce de proximité, il faut juste être préparé à faire plusieurs échoppes quand on doit faire des courses.

• Les handicapés •

J’ai grandi dans une ville particulièrement adaptée pour les fauteuils roulants. A côté de la maison, il y a deux gros centres d’accueil pour handicapés moteur, ma mère travaille beaucoup avec des enfants/ados porteurs de handicaps en tout genre, je pense que je suis assez sensibilisée à la question, et justement ici, ça m’a frappée: absolument rien n’est fait pour faciliter la vie des personnes handicapées (et on a vu des personnes atteintes de pathologies comme on n’en voit pas en France…). Jamais aucun escalator ni ascenseur, dans les gares ou le métro il y a énormément d’escaliers mais rien pour les personnes en fauteuil (bon, clairement, en France, on a aussi des progrès à faire à ce niveau, mais ici c’est encore un autre level..). En fait, de façon générale, j’ai eu l’impression que le gouvernement ne fait pas grand-chose pour aider la population. Il y a énormément de questions à mettre en chantier pour améliorer le quotidien des habitants, et pour le moment, on a vu aucune initiative d’aucune sorte et on avait la sensation d’un gouvernement absent et de forces publiques corrompues.

• Les végétariens •

Une grosse proportion d’indiens est végétarienne (cf ici), et le pays tend apparemment à le devenir de plus en plus. Nous n’avons pratiquement jamais vu de poisson sur les menus, et les viandes sont rares aussi – souvent, il n’y en a pas, et quand il y en a, 90 % du temps, c’est du poulet. Amateurs de steaks, passez votre chemin ^^ mais dans l’idée, on sait qu’il faut limiter sa consommation de viande (pour la santé, l’écologie, le bien-être animal… cochez votre case), donc on trouve ça plutôt bien. Et si vous êtes végétariens, ce sera très facile pour vous de vous nourrir ici (alors que ce n’est pas forcément évident de trouver des plats végétariens dans les restaurants français).

 

• Les tarifs « touristes » •

Partout où on va, on nous demande des prix exorbitants par rapport au prix que payent les indiens. Par exemple, les tuk tuk ne se gênent pas pour multiplier le tarif d’une course par 10 quand on est occidental. Dans tous les monuments touristiques, le prix pour les étrangers est dantesque par rapport au prix indien, c’est vraiment dingue – sur le concept, faire payer plus aux étrangers, si c’était raisonnable, pourquoi pas. En France, souvent, les services municipaux (piscine, bibliothèque..) ont un tarif préférentiel pour les habitants de la commune, ça ne me choque pas. Mais là, c’est juste du délire la différence. Par exemple, l’entrée du Taj Mahal doit coûter 40 ou 50 roupies pour un indien, et pour les étrangers, c’est 1100 roupies! Le prix est multiplié par 25… alors, on comprend bien que le pays est pauvre, que nous avons en France un niveau de vie nettement supérieur, que ça reste malgré tout un tarif raisonnable pour nous et qu’ils se font de l’argent grâce aux touristes…, mais nous avons tout de même trouvé la différence hallucinante. On a vraiment eu la sensation de se faire voler notre argent partout.

Dans beaucoup d’endroits, il y a aussi une taxe pour les gens qui veulent entrer avec une caméra ou un appareil photo. Par exemple, au fort de Jodhpur, c’était 600 roupies par personne pour entrer, puis 100 roupies par appareil photo, et 200 roupies par caméra!

Quand on peut négocier (les tuk tuk par exemple), on ne se gêne pas, mais certains sont hermétiques à la négociation car ils savent que leurs tarifs élevés, il y aura toujours un touriste peu averti (ou qui s’en fout de payer..) pour lui prendre. A Jaipur, on est arrivés dans un endroit où je voulais absolument faire des photos, l’endroit est notoirement libre d’accès et totalement gratuit, il n’y avait personne à part un petit groupe d’indiens, et un des gars du groupe en tenue militaire a voulu nous faire payer 2000 roupies pour qu’on puisse descendre faire nos photos! Le mec profite de son statut (on n’ose pas envoyer chier un militaire..) pour obtenir un pot de vin sur un truc notoirement gratuit! Oui, parce qu’ici, à priori, les pouvoirs publics sont plutôt corrompus…

• Le concept de faire la queue (ou l’absence de concept pour certains) •

En Inde, c’est un peu du chacun pour soi. On fait la queue (par exemple pour acheter un billet de train ou un ticket de métro), mais dès qu’on arrive à proximité du comptoir, il y a des gens qui se précipitent pour vous griller votre place. Plusieurs fois on a en vu qui, sans vergogne, nous passent sous le nez en agitant leurs billets sous le nez du guichetier, comme s’ils ne nous avaient pas vu (alors que si, ils n’ont juste pas envie de faire la queue). On a vu des gens faire ça de tous les âges, c’est vraiment particulier, il faut jouer des coudes en mode « non mais là, c’est mon tour » (on a quand même l’impression qu’ils font d’avantage le coup aux touristes). Jamais je n’ai vu ça en France, pas à ce point de sans-gêne total et pas à cette échelle.

• Les sollicitations constantes et la sensation d’être harcelé •

Les tuk tuk essentiellement, mais aussi les vendeurs de rue et n’importe qui de façon générale. Les tuk tuk, c’est vraiment un truc de fou. On sort d’un train, il y en a 20 qui attendent sur le quai qui te sautent dessus, tu dis non parce que tu sais que ton hôtel n’est pas loin et que tu vas y aller à pied, mais ils te suivent jusqu’à l’entrée de la gare où il y en a d’autres qui te sautent dessus, tu sors de la gare et dans la rue, encore une troisième série qui t’accoste.. ça a un côté cool, car on n’a jamais stressé sur le fait de trouver un tuk tuk, mais quand on en a pas besoin / envie, ils comprennent pas, ils insistent à mort, ça peut devenir pénible.

A côté de ça il y a tous les vendeurs de rue qui t’apostrophent dès que tu passes devant eux, alors, bien sûr, c’est comme ça qu’ils gagnent leur vie, mais à force c’est très pesant aussi. Par exemple, à Ajanta, avant l’entrée des grottes, on passe par un petit marché. Un mec nous a sauté dessus dès qu’on est rentrés. Voyageant en sac à dos avec un budget très limité, on a absolument pas prévu d’achats souvenirs sur les marchés, on lui a dit, mais le mec nous a sorti quelques mots en français, il a tellement insisté qu’on s’est sentis obligés de lui dire « ok, on passe voir ta boutique en sortant des grottes ». Et en sortant, il devait nous guetter parce qu’il nous a à nouveau sauté dessus, pas moyen de l’éviter, je devais aller aux toilettes et il nous a quand même suivis jusque-là et a attendu que je sorte pour nous traîner à son échoppe.. qui vendait des pierres!! Le truc totalement inutile pour nous – et impensable car beaucoup trop lourd… bref, il a dépensé beaucoup d’énergie pour rien, alors qu’on lui a dit dès le début qu’on achèterait rien.. et des exemples comme ça, de gens qui insistent à mort alors qu’on leur dit non, on en a plein..

En dehors des « professionnels », on s’est aussi souvent fait alpaguer par des passants qui nous voyaient un peu le nez en l’air, à observer, pour nous dire par exemple « si vous allez là juste au-dessus, vous aurez une meilleure vue pour vos photos », et juste après nous demander de l’argent..

• Le bruit •

Là, c’est très personnel, mais je trouve que c’est la culture du bruit, partout, tout le temps. Il faut savoir que j’ai grandi dans une famille d’insomniaques et que chez moi, nous avons toujours fait attention à ne pas faire de bruit quand quelqu’un dort.

Du coup, c’est vraiment hyper personnel comme ressenti, mais ici, les murs des hôtels sont archi fins, et quand des groupes entiers tiennent conciliabule dans les couloirs à parler fort pendant des heures, très tôt le matin, à claquer des portes à des heures où normalement on dort.. Personnellement, j’ai du mal. A Agra, une nuit, on a entendu des bruits de perceuse / marteau piqueur pendant un long moment en pleine nuit, on n’a pas compris… Dans le train de nuit, dès 5h du matin, partout autour de nous, des gens se sont mis à parler à voix haute (pourquoi pas en chuchotant?) ou à écouter des vidéos sur leur téléphone sans mettre de casque, c’est dérangeant pour ceux qui dorment, mais absolument personne ne fait attention à ça.. (vous allez me dire, les boules Quiès ça existe: oui.. mais c’est une question de principe!).

• Se sentir observé •

Dans beaucoup d’endroits, j’ai été (beaucoup plus que Seb) dévisagée (j’imagine à cause de ma couleur de cheveux? Cf point sur les selfies, plus bas..). Par exemple, dans une gare, on attend notre train posés sur un banc, tu lèves la tête et tu vois plusieurs personnes qui ont les yeux fixés sur toi. Tu passes à autre chose, et plusieurs minutes plus tard, tu reviens sur eux et tu vois qu’ils n’ont pas bougé et qu’ils sont toujours en train de te dévisager! C’est très désagréable, voire un peu flippant.. souvent aussi, au resto, quand les serveurs nous amenaient notre plat, c’est fréquent qu’ils soient restés à côté de notre table, debout, à nous fixer pendant qu’on mangeait, c’est vraiment perturbant.

 • Les selfies incessants des indiens avec nous (et surtout moi en fait) •

Je suis grande, blonde, j’ai la peau très pâle et les yeux bleus > combo parfait pour se faire harceler 😅. Les indiens ne voyagent pas et n’ont pas l’habitude de voir des occidentaux (enfin, ça dépend où quand même. On a été beaucoup moins embêtés pour les selfies dans le Nord du pays (Rajasthan et Agra), très touristique, qu’au centre (Mumbai et Aurangabad), où là ça n’arrêtait vraiment pas). Ces selfies, c’est curieux au début mais franchement ça devient vite lourd, d’autant plus pour moi que j’ai juste horreur d’être au centre de l’attention, je suis quelqu’un de discret, je n’aime pas me mettre en avant, et là c’est juste impossible de ne pas se faire remarquer.

Certains sont sympas et se dépêchent de faire leur photo, mais d’autres sont nettement plus longs, en prennent plein, rameutent tout un groupe..  Il y en a aussi qui essayent de te prendre discrètement sans te demander, quand d’autres (les pires) sont vraiment à la limite de l’irrespect, ils te chopent en te demandant à peine ton avis et brandissent leur téléphone sous ton nez, et quand toi tu veux faire pareil (sortir ton téléphone pour faire une photo avex eux, vu qu’ils en ont fait une avec toi), là, ya plus personne. Il y en a plus d’un qui ont refusé d’apparaître sur des selfies pour moi alors que j’ai posé pour eux.

Dans un bus de nuit, un moment où je m’endormais, j’ai été réveillée en sursaut par un truc que j’ai senti dans mes cheveux. Je lève la tête.. et c’étaient des enfants, morts de rire, qui venaient toucher mes cheveux blonds. Ça c’était plutôt rigolo, mais c’est vrai que je n’étais quand même pas très à l’aise avec tout ça, et surtout, on ne comprend absolument pas le but (les selfies j’entends): qu’est-ce qu’ils font de toutes ces photos? Je suis complètement anonyme, ce n’est pas comme s’ils pouvaient se la ramener derrière en mode « j’ai croisé Beyoncé »… Quel est l’intérêt?

• La teinture rousse •

De base, bien sûr, les indiens sont très bruns. On a pourtant vu beaucoup d’hommes avec des cheveux ou des barbes roux / orange fluo (le genre d’orange des costumes d’Halloween). Souvent, ce n’est pas l’intégralité de la barbe ou des cheveux, on avait l’impression qu’ils s’étaient fait une teinture 3 mois avant sans l’entretenir. Ça nous a interpellés, au début on s’était dit que c’était peut-être un signe d’appartenance à une caste ou à un groupe religieux, mais on a cherché sur internet et apparemment, ce serait simplement de la coquetterie de la part de ces hommes qui attrapent des cheveux blancs et se teignent en roux vif pour les cacher.. (et c’est là notre gros point d’interrogation: pourquoi ne pas recouvrir les cheveux blancs avec leur couleur naturelle? Pourquoi utiliser ce roux orange vif disgracieux?

• La peinture sur la base des arbres •

En ville, partout, tous les arbres ont la base du tronc peinte. D’abord en brun/rouge en bas, puis il y a une couche de blanc au-dessus. On n’a absolument pas compris pourquoi, ni pourquoi ces couleurs. J’ai trouvé des infos sur internet comme quoi, de façon générale, peindre la base des arbres pouvait les protéger, mais ce n’est pas spécifique à l’Inde et je n’ai pas l’impression que la protection de l’environnement soit leur préoccupation première ici, donc on s’interroge. Surtout sur les couleurs, toujours les mêmes, quelle est la signification?

• La découverte d’une culture totalement différente – j’avais beaucoup lu avant de partir « l’Inde, ça passe ou ça casse ». Clairement, pour moi, ce n’est pas trop passé, mais ce n’est pas pour autant que je regrette d’y être venue. Avec Seb, nous avons pas mal voyagé mais beaucoup en Europe, et hors-Europe, nous n’avions été qu’à New-York (qui est en Occident donc ça reste une ville où on a beaucoup de repères), au Laos et en Thaïlande. L’Inde, même pour ceux qui connaissent l’Asie, c’est un pays à part. Sur certains points, ça ressemble forcément beaucoup au Laos et à la Thaïlande, mais c’était tout de même pour nous un dépaysement total, et c’est ce qu’on cherche en voyageant, être bousculé dans ses habitudes, être confronté à ce qu’on ne voit pas chez nous, découvrir d’autres façons de faire et de vivre (sinon, on pouvait aussi faire un tour d’Europe, on aurait été moins perturbés, mais ce n’était pas du tout l’idée). On ressort toujours plus riche d’un voyage comme celui-là, même si beaucoup de choses m’ont dérangée / gênée, je suis contente de l’avoir fait. Ça permet aussi de remettre les choses en perspective par rapport à notre propre pays, réputé râleur: clairement, on se rend compte de la chance qu’on a d’être né en France, et à quel point c’est un luxe de pouvoir faire ce voyage. Les gens qui ont peu de moyens en France sont encore tellement au-dessus de la plupart des indiens en terme de niveau de vie.. c’est sans commune mesure.

• L’impression que malgré des niveaux de vie différents, une multitude de castes et surtout beaucoup de cultes et de religions, tout le monde semble vivre relativement en paix ; on n’a jamais assisté au moindre conflit ou à la moindre engueulade, les gens ne s’énervent pas, ils ont tous l’air de vivre intelligemment, en bonne entente avec leurs voisins – certains pourraient en prendre de la graine !

• Le coût de la vie qui est (en dehors des visites touristiques mentionnées plus haut) vraiment abordable pour nous (français). En dehors de Mumbai, beaucoup plus chère, la plupart de nos chambres nous revenaient à une dizaine d’euros par nuit pour deux (toujours des chambres privatives avec salle de bain), et nous mangions pour quelques euros par jour à peine (en alternant repas de rue et petits restaurants / boui bouis). Même en ayant ajouté au programme un billet d’avion Jaisalmer – Mumbai, nous sommes nettement en dessous du budget que nous avions prévu (voir plus bas pour le budget), ça peut être une bonne destination de vacances si vous ne voulez pas payer trop cher 🙂

• Le patrimoine culturel riche et indéniable – énormément de forts et de temples à visiter. Pour les amoureux de l’histoire, clairement, il y a de quoi faire ! Beaucoup de villes du Rajasthan ont leur propre fort / forteresse (plus ou moins bien conservée), et le pluralisme religieux fait qu’on peut visiter beaucoup de lieux de culte différents (toujours en se déchaussant à l’entrée). Et encore, nous n’avons fait qu’effleurer la richesse de ce patrimoine : le sous-continent indien est tellement grand qu’en 20 jours, c’est impossible d’en faire le tour (surtout vu les temps de trajet…), il faudrait rester beaucoup plus longtemps pour en apprécier pleinement tous les aspects. Il y a beaucoup de choses que nous aurions voulu voir que nous avons dû retirer du programme avec regret (Kajuraho, Varanasi, Amritsar, New Delhi…). Et beaucoup d’endroits qui restent à explorer, je pense notamment à la région du Cachemire au Nord, le Kerala au Sud que je vois passer sur beaucoup de blogs depuis deux ans, les cures ayurvédiques, le coin de Goa…

Dans ce que nous avons vu et visité, nous avons particulièrement aimé la découverte des sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO (Ajanta et Ellora caves près d’Aurangabad par exemple). Bien sûr, Agra et le Taj Mahal étaient incontournables, et j’ai d’ailleurs préféré la visite du fort d’Agra à celle du Taj : le site est plus grand (il y a plus de choses à voir), et il n’y avait vraiment personne à l’ouverture   (alors qu’au Taj, dès 5h30 du matin avant que ça n’ouvre, il y a la queue). Le Taj Mahal était notre deuxième Merveille du Monde (après le Colisée à Rome, que nous avions visité en septembre 2011) – on a d’ailleurs calculé que sur les 7 « nouvelles » Merveilles, à la fin du voyage, on devrait en avoir vu 6 (il ne nous manquera que Pétra en Jordanie, où je rêve d’aller depuis petite et qui sera sûrement un des prochains voyages après le retour :)).

Le fait que pas mal de grandes villes du Rajasthan aient une couleur attitrée était rigolo aussi (j’ai fait ce que j’ai pu pour essayer de faire ressortir cet aspect sur les photos) : Jaipur, c’est le rose, Jodhpur le bleu, Jaisalmer le doré…

Le côté culture est représenté aussi par la musique (un peu comme en Ecosse avec les types qui se posent quelque part en tenue traditionnelle avec le kilt et qui jouent de la cornemuse) : ici, nous avons vu plusieurs musiciens / chanteurs de rue (l’un nous a expliqué être un « desert singer »), et pendant notre virée dans le désert à Jaisalmer, un de nos guides s’est mis à jouer de la musique et à chanter des airs locaux avec les moyens du bord, c’était touchant. D’ailleurs, cette excursion en chameau suivie d’une nuit à la belle étoile reste un moment très marquant de notre séjour en Inde. Seb a vraiment tout aimé du début à la fin, moi, j’ai trouvé le passage des chameaux fun mais douloureux, et je n’ai pas trop apprécié les touristes qui étaient avec nous ; mais le moment du coucher, dans le lit à la belle étoile, sous la voie lactée, au chaud sous la couette, c’était vraiment extraordinaire pour tous les deux. (Je regrette terriblement de ne pas maîtriser assez l’appareil photo pour réussir à faire des clichés de ciels étoilés.. c’était splendide).

• Le fait de voir plein de singes, d’écureuils etc, d’un côté ça ne participe pas à améliorer la propreté, mais en même temps c’est chouette – surtout les écureuils, j’adore, ils sont trop mignons ! mais même les singes c’est fou, il y en a énormément à certains endroits et tout le monde les laisse tranquilles, c’est très dépaysant.

• Les vêtements des indiennes / les saris pleins de couleurs, c’est chatoyant, plein de vie, j’aime beaucoup 🙂 les vendeurs de rue proposent beaucoup de tenues un peu locales, des t-shirts ou des pantalons larges et très légers, avec pleins d’imprimés colorés, ça fait un peu hippie mais c’est très possible que j’en achète pendant le voyage si mes pantalons me lâchent 🙂

 

  • Ce qui nous a manqué : Nos proches, Neko (notre chat). Sinon, Ju > le chocolat et Seb > la routine
  • Ce qui nous manquera : Ju > les écureuils et Seb > les prix bas
  • Ce qui ne nous manquera pas : Ju > les gens et la saleté, Seb > la nourriture

• Ne pas avoir eu le temps de nous renseigner d’avantage sur le pays et certains aspects pratiques / logistiques avant le séjour (la réservation des billets de train en ligne, par exemple). Nous avons découvert beaucoup de choses sur place et ça fait perdre du temps et de l’énergie. (Bon, après, c’est vraiment un manque de temps: les semaines avant le départ ont été un gros rush général pour finaliser tous les aspects administratifs et matériels du voyage, et la planification des pays a été mise de côté car ce n’était pas prioritaire par rapport au reste. Même si on avait voulu, on aurait pas pu).

• Avoir surestimé les possibilités de villes visitées: Vu les temps de transports en Inde, il nous a été impossible de voir toutes les villes que nous avions prévues en 3 semaines. Nous avons notamment dû abandonner l’idée de nous rendre à Kajuraho, Varanasi, New Delhi (qui est quand même la capitale…), Amritsar et la région du Kerala.

Au total, notre circuit a été le suivant:

Mumbai > Aurangabad (Ajanta et Ellora caves) > Agra (Taj Mahal) > Jaipur > Jodhpur > Jaisalmer > Mumbai 

(Calculé selon le taux de change en vigueur actuellement, pour 21 jours de voyage)

Nous avons donc atteint un budget total de 716,7€ pour deux, soit 358,3€ par personne.

Notre moyenne était de 17,06€ par jour et par personne, ce qui nous a permis d’économiser 82,7€ par rapport à notre budget prévisionnel (prévoyait 21€ par jour et par personne, donc 441€ en tout).

Remarque: J’ai inclus dans ce budget quotidien le vol Jaisalmer – Mumbai, que nous avons acheté sur la fin, qui nous a coûté 50€ chacun et qui plombe un peu le budget « transport ». En fait, dès le départ, nous avons séparé différents types de budgets : billets d’avion, vaccins / santé, visas, achats de matériel et frais journaliers.

Ce que je présente ici, ce sont les frais journaliers. Je n’ai pas inclus le coût du visa, payé avant de partir, et ce billet Jaisalmer / Mumbai, j’aurais donc pu le faire figurer dans la partie « billets d’avion ».. (bon, au final, ça reste des dépenses, donc l’un ou l’autre, c’est pareil. Mais en dehors de ce billet d’avion « rajouté », nous n’étions qu’à 5.52€ par personne et par jour de frais de transport).

Vous connaissez l’Inde? je serai curieuse d’avoir le ressenti de quelqu’un qui y est déjà allé aussi 🙂

Rendez-vous au Cambodge 🙂

12 réflexions au sujet de « Tour du monde, les bilans: #1 – l’Inde »

  1. Je connaissais déjà quelques aspects de ce pays, notamment sur la pauvreté, la pollution, le fait de voir beaucoup d’animaux en liberté, etc, mais c’est très intéressant de lire ton compte-rendu, cela permet de s’y plonger de manière plus profonde, à défaut d’y aller moi-même ;).
    Je pense que si j’y vais un jour, j’essaierai de prendre le circuit un peu touristique (sans pour autant voyer dans un car avec 50 personnes), car c’est un pays qui m’intéresse beaucoup.

    • Franchement oui, je pense qu’il y a moyen de faire un circuit intermédiaire entre le truc archi touristique où tu ne rencontres aucun local et ce que nous on a fait, en mode économie ++, mais où tu ressens vraiment violemment le choc culturel. En tout cas si jamais tu y vas je serais curieuse d’avoir ton avis 🙂

  2. Je connaissais déjà quelques aspects de ce pays (notamment la pauvreté, la pollution, le fait de voir les animaux se balader tranquillement dans la rue) mais lire ton compte-rendu rend le tout encore plus réel 🙂
    C’est un pays qui m’intéresse beaucoup, mais je pense que si je m’y rend un jour, ce serait dans un cadre un peu plus « touristique » : sans être dans un car avec 50 touristiques, je me sentirai mieux avec un guide, et des personnes qui connaissent vraiment bien le coin ^^

  3. Très chouette bilan 🙂 Je reste toujours sur mes premières impressions, l’Inde n’est pas un pays fait pour moi ! Si j’y vais un jour, je pense que ce sera par des moyens plus touristiques, mais pour l’instant je ne suis pas trop tentée.

    • haha, je comprends! je pense que je ne vends pas très bien le pays (n’étant pas convaincue moi même) et je pense qu’il faut avoir déjà beaucoup voyagé pour apprécier vraiment, ou être vraiment dans une optique de découverte totale en admettant que le repos, ce sera pour un autre pays ^^’

  4. C’est un super bilan. Très bien construit et que tu illustres par des articles locaux qui complètent parfaitement vos observations. Il semble impossible d’être insensible à l’environnement dans un tel pays. Que ce soit dans les rapports aux Indiens eux même ou face à leurs vestiges architecturaux. C’est un pays qui marque ses visiteurs, ses touristes. Les gens aiment ou non mais, à l’image de ton bilan, que ce soit l’un ou l’autre, chacun ses choix, il n’y a pas à juger des différences avec notre culture, c’est juste un constat, et il est très bien décrit dans ce bilan. Je le relirais parce qu’il est riche de découvertes pour ceux et celles qui ne connaissent pas l’Inde. BRAVO.

  5. Au cours de mes voyages sur le net
    En rétrospective a des articles que je lis sur des Tintin de 1960
    Où je regarde ce qu’il est advenu ensuite des acteurs croques la
    Je suis tombé sur votre post du livre de votre père
    La terre en rond
    Baudot le futur grand collectionneur et Séguéla l’homme qui murmurera
    A l’oreille des rolex

    Je vois que vous réalisez votre rêve autour du monde

    Les photographies sont magnifiques et j’aime beaucoup vos commentaires

    Le voyage forme la jeunesse, a suivre donc…

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