La princesse blanche (The cousin’s war, tome 5) – Philippa Gregory

Synopsis: 

L’auteur raconte la fin de la guerre des Deux Roses et ses conséquences, à travers le regard de la princesse Elisabeth York (rose blanche), dont le mariage forcé avec Henri VII (victorieux contre Richard III, qu’elle aimait et aurait dû épouser), met fin à la guerre des Deux-Roses et la couronne reine. Son avenir ne sera pourtant pas radieux : ses deux frères Richard et Édouard, sont présumés morts. Elle doit faire face aux intrigues de cour. D’un côté, sa mère fomente des rébellions pour reconquérir le trône. De l’autre, la mère d’Henri prend toutes les décisions à la place de son fils. De plus, plusieurs révoltes menées par des imposteurs se prétendant prince d’York viennent troubler l’équilibre si précaire de la couronne. La fin de la Guerre des Deux-Roses, souvent considérée comme le passage entre le Moyen Âge et l’époque moderne, moment fondateur pour l’État anglais, est ici racontée avec brio par l’une des plus talentueuse romancière du genre, qui choisit de faire parler les femmes que l’Histoire a trop souvent tendance à oublier.

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Mon avis: 

Suite directe de La reine clandestine, La princesse blanche m’a vraiment beaucoup plu. Nous y suivons désormais la fille aînée d’Elizabeth et Edouard IV (qui s’appelle aussi Elizabeth), et qui se retrouve mariée à Henri VII Tudor. Il s’agit donc des parents du célèbre Henri VIII (que nous suivons dans l’autre saga de l’auteure).

Elizabeth a eu, à la fin du tome précédent, une aventure avec Richard III, mais Richard est mort et elle se voit donc forcée d’épouser son ennemi, Henri VII. Leur relation démarre très mal mais va évoluer considérablement tout au long du roman, et c’est une des choses que j’ai vraiment appréciée à la lecture. Ils auront plusieurs enfants au fil des ans, et c’est amusant de suivre leurs histoires et les trajectoires que les parents leurs imaginent avec le recul historique d’aujourd’hui. Par exemple, quand naît leur fille Elizabeth (ils aimaient bien donner les mêmes prénoms sur plusieurs générations à l’époque…), Elizabeth (la mère, la narratrice, la fille de l’Elizabeth narratrice du roman précédent) s’imagine qu’elle sera la plus grande souveraine d’Angleterre. Ce sera vrai de sa petite fille Elizabeth, la fille d’Henri VIII, mais pas de la sienne…

Encore une fois, d’un point de vue historique, Philippa Gregory nous présente ici un roman travaillé, derrière lequel on sent de grandes connaissances de la période évoquée et des recherches considérables. C’était déjà brièvement mentionné dans le tome précédent, mais un mystère historique est ici au cœur du récit : le sort qui a été réservé aux deux frères d’Elizabeth, Edouard et Richard, qui pourraient prétendre au trône et qui ont disparu à l’âge d’une dizaine d’années, en 1483. Au fil du temps, plusieurs personnes ont prétendu être les princes disparus, menaçant la couronne fragile d’Henri VII, présenté ici comme un roi paranoïaque (mais on peut le comprendre…).

Sa plume est irréprochable et le côté « sorcellerie » assez présent dans La reine clandestine est ici très estompé. J’ai été nettement plus captivée par ce tome-ci !

En résumé: 

2 réflexions au sujet de « La princesse blanche (The cousin’s war, tome 5) – Philippa Gregory »

  1. Je n’ai pas lu le roman (que j’ai trouvé récemment en brocante) mais j’ai vu la série TV que j’ai adoré (tout comme pour La reine clandestine et sa série TV)! Tu me donnes très envie de me replonger dans cette incroyable histoire de l’Angleterre! Dans la série TV, j’ai adoré cet aspect de ne pas savoir si le « frère » d’Elizabeth était en vie et si celui qui se prétendait être lui l’était au final. Je vais essayer de me caser le roman l’année prochaine! ^^
    Merci pour ton avis! 🙂

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