Frankenstein – Mary Shelley

Synopsis: 

Victor Frankenstein ! C’est l’inventeur, le savant maudit ! A quinze ans, il est témoin d’un violent orage foudre, traînée de feu, destruction d’un chêne… Son destin est tracé. Après des années de labeur, il apprend à maîtriser les éléments ; l’alchimie est pour lui une seconde nature. Bientôt il détient le pouvoir de conférer la vie à la matière inerte. Nuit terrible qui voit la naissance de l’horrible créature faite d’un assemblage de cadavres ! L’oeuvre de Frankenstein. Un monstre ! Repoussant, inachevé mais doté, d’une force surhumaine et conscient de sa solitude. Echappé des ténèbres, il va, dans sa détresse, semer autour de lui crimes et désolation. D’esclave qu’il aurait dû être, il devient alors le maître, harcelant son créateur. Il lui faut une compagne semblable à lui… Pour Frankenstein, l’enfer est à venir…

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Mon avis: 

Soyons clairs d’entrée de jeu, je suis totalement passée à côté de ce classique. C’est le film sur la vie de l’auteure, sorti cet été (bande-annonce plus bas) qui m’avait donné envie de le lire, et finalement, je trouve que la genèse du livre (qu’on voit dans le film) est nettement plus intéressante que le livre en lui-même.

Mary Shelley a en effet rédigé ce texte très jeune (18 ans environ), et dans des circonstances scandaleuses pour l’époque (début du XIXème). A 16 ans, elle tombe amoureuse d’un homme déjà marié et père, s’enfuit avec lui (et avec sa jeune soeur), perd leur bébé, et passe un été en Suisse avec d’autres jeunes artistes, notamment Lord Byron, à écrire des histoires « pour se faire peur » – pour elle, ce sera Frankenstein.

Frankenstein, hyper célèbre dans la culture populaire, m’était franchement méconnu avant la lecture du roman. Je n’en avais que la vague image d’un savant fou créant une créature vivante à partir de morceaux de cadavres, dans un chateau isolé, par une nuit d’orage (ce qui s’apparente plus à l’image véhiculée par les adaptations cinématographiques qu’à celle du livre). Le roman, lui, est nettement moins caricatural, et très riche d’un point de vue littéraire (je suis d’ailleurs bluffée quand je pense à l’âge qu’avait l’auteure au moment de la rédaction du texte). Malheureusement, ça ne m’a pas suffit.

Dans Frankenstein, Mary Shelley nous présente un récit à la construction complexe, faite de récits enchâssés. D’ailleurs, au début; j’avais l’impression de m’être trompée de livre, puisque le premier narrateur nous présente un récit épistolaire, avant de changer de style quand on passe au narrateur suivant, le fameux Frankenstein. Le premier est donc un aventurier qui navigue au niveau des pôles, et qui, un beau jour, sauve un pauvre bougre qu’il trouve sur la banquise. Cet homme, c’est un homme cultivé, Victor Frankenstein, qui va lui raconter comment il est arrivé là. On passe donc au second récit, celui du savant (car Frankenstein est bien le nom du savant, et pas celui de la créature, qui, elle, n’a pas de nom). Frankenstein nous explique donc qu’il est à la recherche de la créature qu’il a créée et qui est devenue son ennemi juré. Et, au milieu de son récit, il nous présente ce que la créature elle-même lui avait racontée auparavant. Le schéma est donc le suivant: aventurer des pôles > Frankenstein > créature > Frankenstein > aventurier des pôles.

Le livre n’est pas long, pourtant il m’a fallu 6 jours pour en venir à bout, et j’ai failli abandonner en cours de route tellement je m’ennuyais. En dehors du style, terriblement suranné, lourd et vieillot (mais ça, c’est l’apannage des classiques, on s’y attend quand on en attaque un), qui ne m’a absolument pas parlé, j’ai trouvé le texte plein de longueurs et de passages inutiles (la partie épistolaire ne sert juste à rien, la longue partie sur le personnage de Justine non plus…), et le personnage de Victor Frankenstein est juste… complètement con!! Le mec se met en tête de créer la vie, et une fois que c’est fait, il est d’une lâcheté et d’un égoïsme sans nom, il n’a absolument pas réfléchi aux conséquences de ses actes (et je ne parle même pas de l’éthique de son projet). Il abandonne totalement sa créature, qui se retrouve là sans avoir rien demandé à personne, qui arrive à survivre (plutôt bien d’ailleurs), et s’étonne ensuite qu’elle ait mal tourné – ça se serait sans doute passé différemment s’il s’était mieux comporté! Il passe son temps à se lamenter sur ce qu’il a fait, à répéter à quel point l’aspect physique de la créature est rebutant… mais tout ça, mec, c’est TOI qui en es responsable!! grandis, assume, fais quelque chose, nom d’une pipe! La créature, qui devient mauvaise suite à une série d’aventures malheureuses avec les humains, m’a fait plus de peine qu’autre chose, car au départ, il est évident qu’elle a une nature bienveillante, mais son aspect pousse l’intégralité des gens qui croisent son chemin à la repousser violemment.

Vous l’aurez compris, je n’ai vraiment pas apprécié cette lecture – même si la vie de l’auteure mérite qu’on s’y penche! je suis contente de l’avoir lu (pour ma culture générale, toussa), mais ça s’arrête là 🙁

En résumé: 

 

 

4 réflexions au sujet de « Frankenstein – Mary Shelley »

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