La séparation – Dinah Jefferies

Synopsis: 

Malaisie, 1955. Lydia Cartwright vient de rentrer chez elle après avoir passé du temps auprès d’une amie malade. Mais la maison est vide, les serviteurs sont partis, et le téléphone a été coupé. Où est donc passé son mari, Alec ? Et ses deux petites filles, Emma et Fleur ? Désespérée, la jeune femme contacte l’employeur de son mari et apprend qu’Alec a été muté ailleurs. Pourquoi ne l’a-t-il pas attendue ? Pourquoi n’a-t-il pas laissé de message ?

Elle se lance alors dans un périlleux voyage à travers la jungle en guerre, sans se douter que des milliers de kilomètres la séparent de sa famille. Forcée de se tourner vers Jack Harding, un homme qu’elle avait juré de ne plus revoir, elle va tout faire pour retrouver ses proches. Mais sera-t-elle capable de supporter la trahison de ceux en qui elle avait confiance ?

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Mon avis: 

Roman Charleston encensé par Lucinda Riley, ce livre avait tout pour me convaincre. Et j’ai effectivement passé un bon moment – mais je m’attendais à mieux, et finalement je suis assez mitigée.  

Contrairement à ce que Charleston propose habituellement, il n’y a pas deux époques qui se côtoient dans La Séparation. L’intrigue se déroule intégralement dans les années 50, en Malaisie et en Angleterre. C’est un roman à deux voix et deux types de narration: nous suivons Lydia, la mère, en Malaisie (chapitres rédigés à la troisième personne), et sa fille Emma en Angleterre (parties rédigées à la première personne).

Le livre s’ouvre sur Lydia qui rentre chez elle (en Malaisie donc) après un mois d’absence, et qui découvre sa maison complètement vide – son mari Alec et ses filles Emma et Fleur ne sont plus là, et rien n’indique où ils sont partis. Elle part se renseigner auprès de l’empoyeur d’Alec, qui lui indique qu’il a été muté dans une autre région du pays, où elle s’empresse de se rendre, malgré les troubles politiques qui agitent le pays. Malheureusement, a son arrivée, la maison coloniale où est censée se trouver sa famille a brûlé… De son côté, sa fille aînée Emma suit son père avec sa jeune soeur Fleur. Ils repartent en Angleterre sans attendre Lydia – Alec leur explique qu’elle les rejoindra « bientôt », mais au bout de plusieurs mois d’attente, ils finissent par apprendre que leur mère a disparu et est présumée morte. Tout l’enjeu du livre va donc être à la fois de savoir si Lydia va finir par retrouver ses enfants, tout en essayant de comprendre ce qui a poussé Alec a fuir la Malaisie de cette façon. 

Clairement, le pitch est intriguant – deux parties d’une même famille, chaque partie étant persuadée que l’autre est disparue / morte, ça a quelque chose de fascinant – et le roman l’est, du moins en partie. On ne peut s’empêcher d’espérer que Lydia et Emma finiront par se retrouver, chacune vivant très mal l’absence de l’autre. La plume de l’auteure est fluide et agréable, et le côté historique sur la guerre civile Malaise est également un plus – je ne connais pas ce pays et j’aime toujours en apprendre d’avantage pendant mes lectures.

A côté de ça, je suis tout de même assez loin du coup de coeur, pour plusieurs raisons. D’abord, je n’ai pas vraiment accroché avec les personnages (Alec est détestable, Fleur pratiquement inexistante, je n’ai absolument pas compris ce que Veronica pouvait trouver à Alec malgré sa sympathie à elle…). Ensuite, je trouve que le côté historique / politique, qui dans l’idée est intéressant car instructif, est mal traité – soit il fallait ajouter des explications, soit enlever carrément cette partie du roman. Là, nous sommes plongés dans un pays dans le chaos, avec des rebelles et des attaques imminentes sans arrêt, mais sans explication d’aucune sorte. J’aurais aimé comprendre d’avantage les tenants et les aboutissants du conflit, cette partie là est trop obscure et brouillonne dans le texte pour moi.  De plus, le livre est tout de même axé au moins en partie sur le thème du deuil, notamment celui de Lydia qui pense avoir perdu son mari et ses enfants, et j’ai trouvé cet aspect-là très vite expédié. Ses sentiments / ressentis face à la perte de sa famille sont traités en quelques pages et son histoire à elle m’a plus paru ressembler aux Feux de l’Amour qu’à une femme en deuil, ce que je n’ai pas trouvé très crédible. Enfin, la fin est trop rapide: j’aurais aimé avoir une vraie explication sur le comportement d’Alec, qui n’arrivera pas. On comprend vaguement ce qu’il a fait, mais l’auteure ne s’attarde absolument pas dessus alors que j’attendais une confrontation / explication avec Lydia depuis le début du livre, j’ai trouvé ça dommage.

Vous l’aurez compris, lecture en demi-teinte pour moi. Il y a du bon dans le roman, c’est indéniable, mais beaucoup de choses m’ont gênée également :/

En résumé: 

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