Snowblind – Christopher Golden

Synopsis: 

Au cours d’une terrible nuit d’hiver, la petite ville de Coventry fut frappée de plein fouet par une tempête de neige. D’une rare violence, celle-ci emporta avec elle plus d’une dizaine de victimes, à jamais perdues dans l’immensité blanche. Des familles entières furent brisées en une seule nuit, et l’existence des habitants de la petite ville en fut changée à jamais.
Douze ans plus tard, la vie a repris son cours à Coventry, même si subsiste chez les survivants une angoisse aussi sombre qu’irrationnelle à l’approche de l’hiver. C’est alors qu’une nouvelle tempête s’annonce, plus terrifiante encore que la précédente… car cette fois, les disparus de cette fameuse nuit maudite sont de retour.

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Mon avis: 

J’avais repéré Snowblind à l’époque de sa sortie en grand format chez Bragelonne en 2014. Quatre ans et une sortie poche plus tard, enfin, il est lu 🙂 et si ce n’est pas un coup de coeur, ça m’a bien plu!

Snowblind reprend des ingrédients bien connus des amateurs de récits fantasto-horrifiques – des morts qui reviennent à la vie notamment, mais aussi une atmosphère pesante (ici via la tempête / blizzard). Le texte n’est pas sans rappeler d’autres histoires du même genre (Simetierre bien sûr, mais surtout Winter People, Les enfants de Peakwood, Le retour des morts ou Les Revenants). Rien de bien neuf sous le soleil côté intrigue donc. Pourtant, malgré ce côté très déjà-vu, Snowblind fonctionne bien. Le récit est choral et est divisé en deux parties: la première tempête, sur 80 pages, qui constitue une sorte de grosse introdiction, et la seconde qui arrive, 12 ans plus tard, où on va suivre une poignée de survivants de la première.

Comme dans Les enfants de Peakwood, Le retour des Morts ou Les Revenants, on a le sentiment que le thème principal du livre va bien au delà du côté horrifique. J’ai plus l’impression que l’auteur (les auteurs..) se concentre(nt) sur le sujet du deuil, et les réactions suite au décès d’un proche. Un peu déconcertant au départ quand on enchaîne les chapitres, les personnages et les points de vue, mais on retient rapidement les principaux. Mon principal point noir sera (comme souvent) des personnages peu attachants (ce qui n’est pas étonnant quand il y en a beaucoup, c’est difficile de leur donner une consistance à tous). Mais à côté de ça, j’ai beaucoup aimé l’ambiance qui se dégage du récit – cette impression d’être hors du monde à l’approche du blizzard, cet isolement, la tempête devient presque un personnage à part entière (et pas le moins intéressant d’ailleurs). Et puis les histoires de revenants, de réincarnation, je ne sais pas pourquoi, mais ça me parle toujours bien, le thème de la mort reste un thème universel assez fascinnant 🙂

Le livre est vendu comme un bouquin d’horreur et sur ça par contre, je ne suis pas totalement d’accord. Certaines scènes sont effectivement écrites pour faire peur, mais dans l’ensemble, c’est plus un livre fantastique avec certaines scènes angoissantes qu’un vrai roman terrifiant. C’est plus une mise en tension pendant toute la seconde partie, qui monte progressivement jusqu’au final.

Bref, ce n’est pas un chef d’oeuvre du genre mais l’auteur fait le job, et c’est déjà pas mal 🙂 la fin est assez ouverte (je sais que certains n’aiment pas ça, pour le coup j’ai bien aimé ce dernier rebondissement!).

En résumé: 

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