Bouquet d’épines (Fleurs captives, tome 3) – Virginia C. Andrews

Synopsis: 

Ce pourrait être le bonheur pour Jory et Bart, les deux fils de Cathy, enfin réunis…

si dans une proche demeure ne venait s’installer une vieille dame voilée de noir, animée par un projet diabolique
… si dans le journal intime d’un aïeul, Jory et Bart ne découvraient l’atroce fatalité qui pèse sur leur famille…
Alors l’horreur reprend possession des êtres et des lieux, l’horreur même qui régnait dans le grenier de Foxworth !

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Mon avis: 

Troisième tome de la saga familiale Fleurs captives, Bouquet d’épines s’éloigne des deux premiers opus, tout comme le tome 2 s’écartait du premier. Finalement, même si l’on suit la même famille sur plusieurs décennies, chaque tome a son identité propre et est bien distinct des autres, ça ne fait pas redite de tome en tome. 

Dans Fleurs captives, nous avions un huis-clos s’étalant sur 3 ans; dans Pétales au vent, un schéma beaucoup plus classique de série familiale sur une période également beaucoup plus longue (une douzaine d’années), avec une histoire de vengeance; dans ce troisième opus, la période est la plus courte jusqu’à présent (quelques mois), les personnages qui étaient principaux dans les deux premiers (Cathy et Chris) passent au second plan et nous nous concentrons désormais sur leurs fils, qui passent narrateurs à tour de rôle (après la narration unique de Cathy pendant 2 tomes).

Bref, Bouquet d’épines, ça parle de quoi? Nous sommes 25 ans après les évènements du premier opus, Cathy a 37 ans et élève ses fils Jory et Bart avec son frère Chris. Ils ont changé de région pour que personne ne découvre leur relation incestueuse, notamment Jory et Bart. Et justement, c’est eux qui vont être au coeur de l’histoire ici, notamment Bart, qui a 9 ans. Alors que leur vie semble enfin apaisée, une nouvelle voisine arrive dans la propriété voisine de la leur; âgée, voilée, elle fascine Bart, qui passe énormément de temps chez elle en cachette de ses parents. Là, il se verra remettre un mystérieux journal intime d’un certain Malcolm Foxworth (le grand père de Chris et Cathy du premier tome…).

Ce tome-ci est différent à la fois dans sa structure narrative (récit plus court, narrateurs alternés, personnages principaux modifiés) mais aussi dans son rythme et dans son ambiance. Le récit est plus lent que dans le tome 2, et plus posé; on est plus dans l’idée d’une tension psychologique qui monte au fur et à mesure, jusqu’au final explosif. L’atmosphère rejoint presque celle du premier tome, où on avait peur pour les enfants, et on espérait qu’ils s’en sortent. Là aussi, on a peur pour les personnages car on sent que quelque chose se trame, même si on ne sait pas bien quoi. Bart est porteur d’un vrai malaise pour le lecteur car au début, on le prend un peu en pitié, il se sent moins aimé que son frère Jory, il est maladroit, un peu à part, dans son monde; et puis plus le texte avance, plus ses troubles psychologiques apparaissent et deviennent prégnants. Son personnage met mal à l’aise et fascine en même temps. C’est lui qui m’a vraiment accrochée au roman, beaucoup plus que Jory, plus discret et beaucoup plus lisse. La religion, qui prenait une grande part dans l’explication du comportement des grands parents du tome 1, s’était fait discrète dans la suite mais revient ici en force par l’intermédiaire de John Amos et de l’influence négative qu’il va exercer sur Bart. En fait, on s’approche vraiment d’un thriller psychologique avec Bouquet d’Epines. L’épilogue m’a d’ailleurs fait froid dans le dos et je suis curieuse de voir ce que l’auteure réserve encore à ses personnages dans la suite.

En résumé: 

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