Rondo Capriccioso – Isabelle Huc-Vasseur

Synopsis: 

En cette belle journée de juin 1914, Julie Maréchal fête ses fiançailles au domaine de Misère, où vit sa famille. L’avenir lui sourit, elle aime Francis et ils seront bientôt mariés. Mais, le destin capricieux en a décidé autement et le 1er août, la guerre vient mettre un terme à cette douce euphorie. Les hommes sont mobilisés, obligeant les femmes à prendre en main leur propre destinée. Loin du front, dans ce village du littoral héraultais, la vie continue envers et contre tout. Julie nous entraîne, avec pudeur et tendresse, dans le quotidien des gens de l’arrière pris eux aussi dans la tourmente.

image9 bis

Mon avis: 

Encore un des livres prêtés par une amie – Marion, si tu passes par ici, encore merci 🙂

Celui-ci me faisait un peu peur car c’est un sacré pavé, en grand format, sur une période historique qui – bizarrement -m’attire moins que d’autres (la première guerre mondiale). Je n’avais jamais entendu parler ni du livre ni de l’auteure et j’avais peur de ne pas accrocher. Au final, j’ai passé une lecture sympa mais je suis tout de même très loin du coup de coeur. Explications.

Rondo Capriccioso (qui est un morceau de musique classique à la base – mais ici, chaque chapitre commence avec une référence à un morceau), c’est l’histoire de Julie, 20 ans, institutrice, qui se fiance en 1914. Avant que le mariage ne puisse être célébré, son fiancé et deux de ses frères sont envoyés au front, quand la première guerre mondiale démarre. Les 650 pages du livre retracent le quotidien de Julie et de ses proches restés à l’arrière pendant les 4 ans que dure le conflit. C’est vraiment une chronique de la vie familiale et ordinaire d’un petit village du Sud, loin des champs de bataille, mais propulsé dans l’horreur de la guerre par le biais de ses hommes qui partent se battre, et qu’on ne revoit pas toujours. Le récit est à la première personne (je ne suis pas fan) et de nombreuses lettres sont intégrées au récit, permettant d’avoir un aperçu de la vie en dehors du village (au front ou à Paris par exemple). La guerre n’est pas le seul sujet traité ici – l’auteure évoque également la condition des femmes, la médecine, le traumatisme des poilus, la grippe espagnole de 1918… on sent en filigrane tous les changements sociétaux que la guerre aura amorcés. 

Le roman se lit très vite malgré sa taille car l’auteure a une plume hyper simple, accessible et facile à lire. Les chapitres sont très courts et accentuent cet état de fait. Je regrette par contre vraiment le côté « amateur » du texte: le découpage des paragraphes est maladroit, les formulations et tournures sont parfois très naïves, et j’ai eu l’impression de livre un livre pour lequel l’éditeur n’aurait fait que la moitié de son boulot, qui n’aurait pas été relu et retravaillé jusqu’au bout. C’est ce (gros) point noir qui m’aura un peu gâché la lecture finalement, car pour le reste, bien sûr que c’est intéressant, les personnages sont attachants, et le texte a beau être simple, l’auteur parvient à dégager une vraie sensibilité dans sa plume.

Je serais curieuse d’avoir l’avis d’autres lecteurs sur ce livre, s’il y en a parmi vous 🙂

En résumé: 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *