La part du monstre (Celle qui a tous les dons, tome 2) – M. R. Carey

Synopsis: 

Sur une Terre en proie à la terreur, Stephen, 14 ans, autiste et surdoué, a pris place dans un laboratoire mobile avec six militaires et six scientifiques. Sauveront-ils l’humanité ?

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Mon avis: 

La part du monstre se déroule 10 ans avant « Celle qui a tous les dons » (à défaut d’une suite, c’est donc un préquel que nous propose l’auteur), et 10 ans après la « Cassure », à savoir, l’apocalypse zombie (le mot n’est jamais cité, il est question d' »affams »). Nous sommes donc plongés au coeur d’une Angleterre ravagée, au sein d’un petit groupe de survivants, à bord d’un camion scientifique blindé. Ils appartiennent à une communauté en fait bien plus large, située à Beacon, mais l’intégralité du livre se déroule à bord du camion en question, qui s’appelle le Rosie et qui devient véritablement un personnage à part entière.

Quant aux autres personnages, justement, il y en a 12 à bord: 6 scientifiques, chargés d’étudier d’éventuelles anomalies affams qui pourraient leur permettre de trouver un remède ou de quoi améliorer la condition des survivants humains, et 6 militaires, chargés de les protéger. Parmi eux, un commandant civil, un commandant de l’armée, et un jeune adolescent autiste surdoué, Stephen, qui est le fils adoptif d’une des biologistes de l’expédition, Rina Khan.

C’est donc une intrigue en vase clos, presque un huis-clos que nous suivons dans La part du monstre. Les passages à l’extérieur du Rosie sont sous tension permanente du fait de la présence menaçante des affams. Les personnages se protègent de cette menace grâce à une invention que le jeune Stephen a réalisée depuis déjà plusieurs années (il n’a que 14 ans, c’est véritablement un génie), un gel qui bloque les odeurs humaines et qui leur permet de sortir sans se faire repérer par les affams.

On retrouve totalement l’univers et la précision de l’écriture de Celle qui a tous les dons. D’ailleurs, au tout début, je n’avais pas forcément compris que c’était un préquel et ce n’est pas forcément évident à la lecture quand on démarre, tellement l’univers est similaire. L’enjeu scientifique est d’une importance capitale, même si on sait finalement ce qu’il advient ensuite, ayant lu la suite avant.

Ce qui m’a un peu gênée dans ce tome, ce sont les personnages: à l’exception des 4 que j’ai cités plus haut, les 8 autres membres de l’expédition me sont apparus comme totalement interchangeables et je n’ai pas du tout réussi à m’intéresser à eux, ou simplement à retenir qui est qui. Un peu dommage donc. Le personnage au coeur du récit, c’est Stephen, mais son autisme en fait un personnage auquel on s’identifie difficilement, même si on s’attache à lui.

Pourtant, globalement, le livre est une vraie réussite, tant d’un point de vue scientifique (on sent que l’auteur a cherché une explication plausible à ce qu’il propose) qu’au niveau de l’écriture, de l’ambiance générale et de l’univers décrit. C’est vraiment un dyptique que je conseille pour les amateurs de SF ou de post-apo et qui mérite d’être d’avantage connu. Pour rappel, le premier tome avait été adapté au cinéma d’ailleurs, mais il est passé presque inaperçu en France 🙁

En résumé: 

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