La terre des morts – Jean-Christophe Grangé

Synopsis: 

Le commandant Corso est saisi de l’enquête sur les meurtres de stripteaseuses à Paris et pense hériter d’une nouvelle affaire criminelle, mais il se trompe. Alors qu’un affrontement sans merci s’amorce avec son principal suspect, un peintre débauché et assassin, un nouvel adversaire change la donne : Claudia Muller, une avocate manipulatrice qui va projeter une lumière nouvelle sur cette affaire.

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Mon avis: 

Grangé fait partie, comme Thilliez d’ailleurs, des auteurs dont j’achète tous les nouveaux titres sans même regarder le synopsis, et ce dès le jour de leur sortie. La Terre des morts était noté dans mon agenda depuis un moment et je me suis donc ruée dessus le 2 mai. Finalement, j’ai attendu quelques jours pour l’entamer et j’ai été bien prise dans l’histoire, même si j’ai eu beaucoup de mal au début et que ce n’est pas mon préféré de l’auteur.

Dans La Terre des Morts, nous suivons un flic du 36, Corso, qui enquête sur la mort d’une jeune strip-teaseuse. Une deuxième vient rapidement s’ajouter au tableau et l’enquête s’oriente dès le départ sur l’univers de la nuit, de la pornographie, du SM, bref, du sexe « dur ». Je ne suis pas du tout farouche et c’est rare que j’aie du mal avec l’univers des polars que je peux lire, mais La Terre des Morts en fera partie: j’ai trouvé tout le début du livre inutilement racoleur et malsain. L’auteur m’a paru se complaire dans des descriptions de pratiques sexuelles vraiment hard, ça faisait catalogue, comme s’il voulait étaler sa science dans le domaine plutôt que vraiment nous raconter une histoire. Je préfère nettement les auteurs qui font des recherches et qu’ils savent de quoi ils parlent, mais là c’était mal géré / mal dosé / mal intégré à l’histoire pour moi. Au bout d’un moment, ça finit par s’équilibrer et l’enquête prend vraiment le pas sur cette partie.

L’enquête, justement, est finalement assez courte puisque, très vite, nous avons un suspect dans le viseur qui ne nous lâchera plus. Le livre devient clairement en tête à tête entre lui et Corso, qui essaie de le coincer et de prouver sa culpabilité. Le vieux cliché de l’affrontement voyou/flic, revisité. Quelque part, ça change de ce que nous propose cet auteur d’habitude et j’ai plutôt aimé ce changement de schéma. Dans la même veine, le roman est divisé en plusieurs parties, notamment celle du procès du suspect en question, et ça, c’est quelque chose d’assez rare, je n’ai pas souvent l’occasion de lire les procès des « méchants » dans les livres que je lis, du coup, encore une fois, j’ai bien aimé.

Grangé est un des auteurs (tous genres confondus) dont je préfère la plume. J’ai toujours adoré sa façon d’écrire et là par contre, dans La Terre des Morts, j’ai trouvé que ça sautait moins aux yeux que d’habitude. Moins percutante, moins nerveuse, c’est toujours bien écrit, mais c’est en dessous de ce qu’il nous a déjà proposé.

Comme je le disais plus haut, malgré un début qui ne m’a pas trop accrochée, une fois que l’enquête a vraiment décollé, je n’ai plus réussi à lâcher le roman, qui s’est avéré très prenant au final. Je regrette un peu que les personnages ne soient pas très attachants, mais l’investigation policière est vraiment intriguante et on se prend au jeu. La fin est un peu tirée par les cheveux, mais ça ne m’a pas gênée plus que ça. En clair, même si l’auteur nous a déjà proposé mieux, La Terre des Morts reste un bon roman – préparez-vous toutefois à un début assez hard. 

En résumé: 

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