L’ange du lac (Val Jalbert, tome 6) – Marie-Bernadette Dupuy

Synopsis:

Juillet 1950. Hermine, devenue une célèbre chanteuse lyrique, est de retour à Roberval pour un été qu’elle espère tranquille. Mais il faut compter avec la fugue de Kiona qui est amoureuse, le retour d’Allemagne de Charlotte et de son mari et enfin, l’arrivée de Toshan, accompagné d’une mystérieuse jeune femme… 

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Mon avis: 

Ayé, j’ai enfin terminé cette série de gros pavés dont la lecture des tomes 2 à 6 aura rythmé mon mois de mars!

Dans ce dernier opus, l’intrigue tourne principalement autour de Kiona et de la façon dont elle va gérer ses pouvoirs. Au début du livre, elle s’enfuit avec Delsin, dont on entend parler rapidement depuis 2 tomes, dans l’espoir de parvenir à le ramener sur le droit chemin, persuadée que c’est l’homme de sa vie. Elle comprend rapidement qu’elle s’est fourvoyée mais n’ose pas retourner dans sa famille pour autant… En parallèle, Toshan, en pélerinage en France dans la ville où Simona et son fils étaient morts dans le tome 4 fait une rencontre inattendue et ramène la personne en question au Québec, pendant que sa fille Laurence, qui a désormais 16 ans, essaie de séduire Ovide, longtemps amoureux transi d’Hermine, et alors que Charlotte, en Allemagne avec Ludwig depuis 3 ans, amorce un retour au Québec.

Encore une fois, c’est donc encore de multiples sous-intrigues que l’on va suivre dans L’ange du Lac, mais c’est véritablement le personnage de Kiona qui devient central ici, au détriment d’Hermine qui est désormais nettement en retrait et qui ne bénéficie justement d’aucune storyline particulière. C’est d’ailleurs un peu étrange car depuis 5 tomes, tout tourne autour d’Hermine, je m’attendais à ce que le tome qui conclue la saga en fasse de même, et puis finalement Hermine devient presque secondaire ici. C’est un petit regret, car j’aurais aimé qu’elle ait droit à une vraie conclusion, et je ne trouve pas que ça soit le cas.

J’ai trouvé la storyline sur Charlotte très triste, ça m’a mise mal à l’aise, mais j’ai apprécié que pour une fois, tout ne soit pas toujours rose. L’histoire de Laurence avec Ovide m’a aussi bien parlé. Kiona est habituellement un personnage que j’apprécie mais là, sa fugue au début, je n’ai vraiment pas compris et je l’ai trouvée vraiment à l’ouest – ce qu’elle admet être d’ailleurs. Je ne suis pas convaincue par la façon dont l’auteure termine son histoire à la fin du livre non plus – je m’attendais à autre chose pour elle, quelque chose d’un peu moins terre à terre.

De façon générale, cette saga est une grande fresque romanesque et familiale avec de nombreux personnages auxquels on s’attache inévitablement au fil des tomes, donc les trois défauts principaux seraient à la fois un côté clairement trop mielleux, où beaucoup de choses finissent bien (ce qui n’est pas hyper crédible), l’écriture de l’auteure qui par moment donne un côté très peu naturel à ses dialogues et notamment aux rappels des tomes précédents, et le couple principal Hermine et Toshan, auquel je n’arrive tout simplement pas à croire. Leur rencontre et le début de leur histoire dans le tome 1 n’est absolument pas crédible et par la suite, Toshan est insupportable la plupart du temps et je ne peux pas croire qu’ils restent autant amoureux. Mais même si elle n’est pas exempte de défauts, l’ensemble de la saga reste sympa et très plaisante à lire, notamment par le côté « lecture doudou » à lire en hiver au coin du feu – l’hiver est d’ailleurs presque un personnage à part entière dans la série!

Petit bémol général, qui vaut pour tous les tomes de la saga: je n’aime ni les couvertures (bien trop « cucul » et mièvres à mon goût) ni les synopsis, que je trouve presque toujours maladroits et mal dosés.

En résumé: 

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