Les portes du passé (Val-Jalbert, tome 5) – Marie-Bernadette Dupuy

Synopsis: 

Val-Jalbert, un soir de l’été 1946. Alors que la Seconde Guerre mondiale est enfin terminée et que la Terre entière panse ses plaies, un événement désastreux vient déranger la quiétude de la famille Chardin, dans le petit village ouvrier abandonné depuis une quinzaine d’années. Hermine apprend cette mauvaise nouvelle alors qu’elle chante dans l’opéra La Bohème, au Capitole de Québec. Ses parents étant ruinés, la jeune femme décide de travailler davantage, ce qui la conduira à rencontrer un riche Suisse, Rudolph Metzner, séduisant veuf, mais surtout mélomane et passionné d’art lyrique qui idolâtre en secret le Rossignol de Val-Jalbert depuis ses débuts. Après un merveilleux hiver en famille, dans leur maison au bord de la Péribonka, Hermine et Toshan se séparent à regret.

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Mon avis: 

Ce cinquième tome des aventures d’Hermine reprend 3 ans après la fin du précédent. La guerre est finie, et le livre s’ouvre sur l’incendie de la maison des parents d’Hermine, qui perdent toutes leurs possessions. La famille se réunit pour panser ses plaies, et Hermine envisage d’accepter un contrat à Hollywood dans une comédie musicale pour permettre de renflouer les caisses familiales.

Les portes du passé, toujours aussi long (plus de 1000 pages), reste une chronique familiale attachante mais qu’il ne faut pas lire si vous vous attendez à une saga trépidante. Dans ce tome-ci particulièrement, il ne se passe pas grand chose et je n’ai pas eu l’impression d’un vrai fil conducteur comme dans les précédents. Sur un texte aussi long, ça peut lasser les lecteurs les moins patients. Ce n’est pas mon cas, je me suis habituée aux personnages et j’aime les suivre depuis plusieurs tomes, même si celui-ci ne décolle jamais vraiment (en tout cas, pas avant les 150 dernières pages, qui passent justement un peu vite pour le coup). D’ailleurs, je vous ai mis ici une version abrégée du synopsis, car la version complète est en fait véritablement un résumé de l’intégralité du livre et dévoile à peu près tout ce qui s’y passe, ce que je trouve hyper dommage. Le gros évènement de la fin du livre y est dévoilé et je pensais que ça occuperait l’essentiel du roman, alors que ça n’arrive qu’à la toute fin!

Le côté « longueurs » ne me gêne pas, mais c’est vrai que le texte pourrait être plus rythmé par des chapitres plus courts. L’auteure écrit des chapitres d’environ 50 pages et personnellement je trouve ça beaucoup trop. Bon, ça n’entache pas mon envie de lire la suite, mais ça reste un petit point noir.

Comme d’habitude, j’ai trouvé la mère d’Hermine proprement insupportable (même si elle finit par s’améliorer, elle reste un personnage que je n’apprécie pas), et je persiste à ne pas comprendre l’amour inconditionnel qu’Hermine voue à Toshan. Le personnage de Kiona prend de plus en plus d’importance – et ses « pouvoirs » aussi, d’ailleurs: la part de fantastique dans le récit grandit, même si ça reste marginal et que ce n’est pas le genre de la saga. Je suis très curieuse de lire le dernier tome pour savoir ce qu’il va advenir de chacun, notamment ce qu’il va arriver à Charlotte, son mari et ses enfants, si Kiona va révéler ce qu’elle sait sur la parenté de Louis et si Laurence va finir par arriver à ses fins avec Ovide.

En résumé: 

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