Le Rossignol de Val-Jalbert (Val-Jalbert, tome 2) – Marie-Bernadette Dupuy

Synopsis: 

Noël 1932, près du lac Saint-Jean, au cœur de la forêt québécoise. Hermine, dont on a fait connaissance dans « L’Orpheline des neiges », coule des jours heureux avec Toshan, son mari métis, et Mukki, leur enfant, un bébé de deux mois. Élevée comme une orpheline par des religieuses, celle que les habitants de Val-Jalbert surnomment le « rossignol des neiges », en raison de sa voix exceptionnelle, a renoncé à sa passion pour le chant. Elle s’est résolue à devenir une épouse et une mère de famille fidèle aux traditions québécoises. Mais peut-on empêcher un rossignol de chanter ? En cédant à l’appel de sa vocation, Hermine va réveiller les fantômes du passé…

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Mon avis: 

Ce deuxième tome reprend l’histoire où on l’avait laissée. L’enjeu de ce tome, ça va être la vocation d’Hermine: va-t-elle suivre son coeur et chanter malgré l’opinion défavorable de son mari, ou suivre les conventions de l’époque et rester au foyer, à s’occuper de sa famille?

Les circonvolutions d’Hermine sur la réponse à apporter à cette question m’ont paru répétitives et étaient un peu exaspérantes au bout d’un moment. Hermine change d’avis sans arrêt et chaque fois qu’on pense que ça y est, elle a enfin pris une décision définitive, finalement elle change à nouveau… j’avais envie de la secouer un peu! D’autant que mis à part son mari qui campe sur ses positions très macho (adaptées à l’époque), tout le monde la pousse vers sa carrière, sa soumission à son mari et ses opinions me dépasse! Et parlons-en, de son mari: il a vraiment le mauvais rôle dans ce tome, avec ses réactions et ses idées d’un autre âge sur le rôle des femmes – ses propos m’ont fait lever les yeux au ciel plus d’une fois! Comme je le disais, je pense que c’est totalement approprié à la façon de penser de l’époque, mais 1) même dans les années 30, on pouvait être moderne et/ou à l’écoute de sa femme, surtout quand elle a un talent aussi évident et que ne pas suivre son coeur (= chanter dans le cas d’Hermine) la rend malheureuse, et 2), quand tout le monde (même les autres hommes du récit) la poussent à chanter, Toshan pourrait se remettre un peu en question: certaines femmes avaient une carrière et rapportaient un salaire même à cette époque-là! Son côté rétrograde m’a vraiment insupportée, d’autant que l’auteure ne le présentait pas du tout comme ça dans le tome 1.

Dans ce deuxième opus, on a aussi une surprise de taille en ce qui concerne la famille d’Hermine: son père, qu’on croyait mort est enterré, refait surface, et cela ne va pas être sans heurts. A nouveau, Hermine m’a agacée par sa naïveté infinie vis à vis de lui (surtout sur la fin, avec l’histoire de la mère de Toshan): elle a des tas d’indices sous les yeux mais refuse de voir l’évidence tant que quelqu’un ne lui explique pas!

Je parle beaucoup de points négatifs alors que l’ensemble reste très plaisant. Le récit est fluide, les personnages sont attachants (même si le couple principal est agaçant), on a envie de savoir ce qui va leur arriver. Et puis le cadre reste enchanteur, ce village presque désert, les bois, les indiens, le côté « saga familiale », l’hiver omniprésent, tout ça donne une atmosphère particulière à cette saga qui est vraiment agréable. Mon côté féministe monte trop vite au créneau en ce qui concerne la relation Toshan / Hermine – en espérant que Toshan mette de l’eau dans son vin dans les tomes suivants tout de même. Je pense lire la suite assez rapidement ^^

En résumé: 

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