Heartless – Marissa Meyer

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Synopsis: 

Vous êtes vous déjà demandé qui était la Reine de Coeur avant Alice aux pays des merveilles ? La Reine de Coeur n’a pas toujours été la terrible souveraine d’Alice au pays des merveilles. Avant d’être couronnée, elle s’appelait Catherine et rêvait de devenir la plus grande pâtissière du royaume. Mais le sort a décidé de lui jouer un vilain tour : le Roi de Coeur veut absolument l’épouser et les parents de Catherine, très ambitieux, placent de gros espoirs en cette union. Catherine, elle, veut vivre librement et aimer celui qui fait battre son coeur : Jest, le bouffon du Roi. Malheureusement au pays des merveilles, où s’entrechoquent magie, folie et monstres, les contes n’ont pas tous une fin heureuse…

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Mon avis: 

Heartless me faisait de l’oeil depuis très longtemps – bien avant sa sortie française, mais bien depuis sa sortie en VO, donc depuis environ un an et demi ^^. J’ai d’abord craqué sur la couverture (le hardback est sublime), avant de voir que c’était de l’auteure des Chroniques Lunaires – que je n’avais pas encore lues à l’époque où j’ai acheté Heartless. J’ai lu justement les Chroniques lunaires en janvier 2017 et je pensais lire celui-ci très rapidement ensuite. Les choses ne se sont pas passées comme prévu, et puis j’ai eu un petit bloquage de lecture VO suite à ma lecture du premier tome de Mortal Instruments en anglais que je n’ai vraiment pas appréciée… Bref, après des mois et des mois, la lecture des versions illustrées d’Alice par Benjamin Lacombe m’a finalement décidée à sortir Heartless de ma PAL, et j‘ai plutôt bien aimé 🙂 

Marissa Meyer nous plonge là dans le monde d’Alice au Pays des merveilles – ce n’est pas une réécriture d’Alice, mais une sorte de préquel à l’histoire de Carroll, puisque nous découvrons l’histoire de la Reine de Coeur – sa genèse, et comment elle est arrivée à être telle qu’elle est présentée dans Alice.

Au niveau de l’univers, je trouve que c’est hyper réussi. Je préfère largement la version de Meyer à celle de Carroll d’ailleurs – moins barrée mais toujours aussi dépaysante et magique. On retrouve par exemple le Chat du Cheshire, le Chapelier (avant qu’il ne devienne fou)… ce sont des éléments qui gravitent autour de Catherine (la fameuse reine en devenir) et qui ancrent véritablement le récit dans le monde inventé par Carroll. Nous sommes au début du récit dans ce qui ressemble à une cour royale du XIXème (comme il devait en exister à l’époque de Carroll), à l’exception de l’intrusion occasionnelle de la magie. Catherine est fille de marquis et ses parents ont de grandes ambitions pour elle. Le Roi, célibataire, s’intéresse beaucoup à elle, pour le plus grand plaisir de ses parents – mais pas du sien: le roi est présenté comme très simplet, peu séduisant, balourd, bref, il ne vend pas du rêve et Catherine ne veut surtout pas de lui. Non, ce qu’elle veut, elle, c’est ouvrir une pâtisserie avec sa femme de chambre (!): c’est son rêve absolu. Et puis un nouveau bouffon arrive à la cour, Jest, et Catherine tombe sous son charme…

Si l’univers est réussi, je trouve que les personnages le sont un peu moins. Catherine n’est pas désagréable mais semble très naïve (quant à son histoire d’ouvrir une pâtisserie et de croire que ses parents pourraient la soutenir). Cela dit, j’ai bien aimé l’idée qu’elle se passionne pour la confection de gâteaux – ça détonne avec son rang et avec ce qu’on attend d’une héroïne. C’est totalement à contre-courant de ce qu’on s’imagine à la lecture d’Alice quand on découvre son personnage. Jest, par contre, est franchement fade. J’ai trouvé l’histoire d’amour entre eux deux peu crédible et je n’ai pas compris vraiment d’où elle sortait, je n’ai pas ressenti d’étincelles ou d’attirance entre eux. L’ensemble reste sympathique cependant, mais c’est vrai qu’il y a un manque à ce niveau-là.

La fin – les 100 dernières pages – tranchent avec le reste du livre et sont un condensé d’action et de révélations. J’ai trouvé dommage l’évolution en si peu de pages de Catherine, qui passe de gentille fille à celle de méchante sans coeur – j’aurais aimé que ça soit un peu nuancé et moins rapide, pour plus de crédibilité.

Globalement, j’ai passé un bon moment. Il aurait pu être excellent si les personnages avaient été plus travaillés (notamment le Roi et Jest). En tout cas, niveau « réécriture » (ou plutôt « réappropriation de l’univers »), c’est très réussi et c’est le principal intérêt de ce roman pour moi.

En résumé: 

2 réflexions au sujet de « Heartless – Marissa Meyer »

  1. C’est vrai qu’en terme de réécriture c’est plutôt réussi, mais j’avoue avoir eu du mal avec les personnages et je n’ai pas été complètement convaincue par ce roman… J’en suis ressortie un peu déçue!

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