Les rives de la terre lointaine (trilogie Kauri, tome 1) – Sarah Lark

Synopsis: 

Irlande, 1846. A 17 et 19 ans, Kathleen et Michael sont amoureux. Ils ne rêvent que d’une chose: quitter leur île natale pour rejoindre les Amériques, y fonder une famille et commencer une vie nouvelle. Car Kathleen est enceinte… Mais ces projets s’effondrent quand Michael est arrêté pour avoir volé du pain. Il est alors envoyé en Australie pour y purger sa peine. Au cours de la traversée, il fait la connaissance de Lizzie, une jeune prostituée. Pendant ce temps, Ian Coltrane, un vendeur de bétail, demande en mariage Kathleen, inconsolable depuis le départ de son amant. Ses parents acceptent sans hésiter. Les jeunes époux partent alors tous deux pour la Nouvelle-Zélande, dans l’espoir d’y faire fortune. Hélas, Ian se révèle vite cupide et violent. De son côté, Michael, qui ne cesse de penser à Kathleen, est courtisé par Lizzie. Pour échapper au sort qui les attend, ils décident tous deux de s’enfuir pour la Nouvelle-Zélande. Le destin saura-t-il réunir Michael et Kathleen ?

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Mon avis: 

Nouveau Sarah Lark… Nouveau coup de coeur! Je n’avais pas beaucoup de doutes en démarrant Les rives de la terre lointaine, mais je craignais un poil de trouver ça nettement moins bien que la trilogie sur la Nouvelle Zélande que j’avais déjà lue. Craintes infondées: c’est tout aussi bon.

Le schéma narratif est très similaire au Pays du nuage blanc (deux protagonistes du Royaume-Uni qui sont propulsés en Nouvelle Zélande et qu’on va suivre pendant des années), les ingrédients sont les mêmes (des personnages féminins très forts notamment, mais également la période: deuxième moitié du XIXème, les zones géographiques (Angleterre / Irlande, Australie et surtout Nouvelle Zélande), le côté fresque familiale et historique sur plusieurs décennies). Mais quand ça fonctionne si bien, on ne peut qu’être content de retrouver l’univers de l’auteure, magnifique conteuse qui nous plonge dans une époque fascinante dans un pays qu’on connait mal.

Nous suivons ici 3 personnages principaux: Michael et Kathleen d’abord – ils sont adolescents en Irlande au moment de la grande famine de 1846-1847, et veulent se marier contre l’avis de leur famille. Michael se retrouve pourtant emprisonné pour un vol et se voit contraint de partir en Australie, où on envoyait à l’époque les prisonniers. Sur le bateau, il rencontre Lizzie, une jeune londonienne prostituée également condamnée pour un vol mineur. Lizzie tombe immédiatement sous le charme de Michael, mais lui n’a que Kathleen en tête… quant à Kathleen justement, elle était enceinte au moment du départ de Michael et, pour éviter le déshonneur, est contrainte de se marier avec un marchand de chevaux, qui lui souhaite émigrer en Nouvelle Zélande. Kathleen n’y voit aucun inconvénient puisque pour elle, c’est un moyen de se rapprocher de Michael et de l’Australie…

Le récit est une nouvelle fois extrêmement fouillé, on sent l’immense travail de recherche derrière, c’est très prenant, on espère désespérément que Kathleen et Michael vont conjurer le sort (qui semble s’acharner sur eux) tout en ne pouvant s’empêcher de souhaiter que Lizzie obtienne ce qu’elle veut (à savoir, Michael). C’est très perturbant d’ailleurs de vouloir deux choses qui ne peuvent pas arriver en même temps: soit Michael termine avec Kathleen, soit avec Lizzie ^^. La plume de Sarah Lark est irréprochable – pour ma part je ne ressens aucune longueur malgré la taille du livre (700 pages en format poche), le souffle romanesque évident est un plaisir à suivre et j’aurais aimé que ça ne s’arrête pas (d’ailleurs, c’est le cas, puisqu’il y a un tome 2 que je me suis empressée de démarrer).

Les personnages sont un poil moins attachants que dans Le pays du nuage blanc tout de même, mais c’est un détail. J’ai juste trouvé Kathleen trop passive pendant trop longtemps (mais heureusement elle se réveille et justement, son évolution fait plaisir à lire) et Michael finalement un peu.. bête. Ses plans d’évasion sont des catastrophes et alors qu’il ne parle que de rejoindre Kathleen pendant des années, il engloutit une bonne partie de ses économies dans du whisky? (Non mais reprend-toi un peu mec!). Heureusement, Lizzie veille au grain ^^.

En bref, si vous ne connaissez pas cette auteure et que vous aimez les fresques familiales ou les romans historiques, je vous conseille complètement ses livres, que ça soit la première trilogie ou celle-ci!

En résumé: 

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