Sourde, muette, aveugle (Histoire de ma vie) – Helen Keller

Synopsis: 

Ceci n’est pas une biographie banale. Nous y voyons comment une jeune fille sourde, muette, aveugle, donc privée des sens qui mettent le plus en rapport avec le monde extérieur, qui favorisent le plus le développement de l’individu, y a suppléé et, par un effort continu, acharné, est parvenue à un degré de culture que n’atteignent pas tous les êtres qui ont le privilège de voir, d’entendre, de parler. Ces pages reflètent un véritable drame dans les ténèbres. Elles nous font assister à l’éveil, puis au développement progressif de ce qu’il y a de meilleur en l’individu : l’intelligence et le coeur. Deux facteurs y concourent : la volonté tenace du sujet, Helen Keller, et l’amour persévérant de son admirable éducatrice, Anne Sullivan. De cette histoire se dégage une forte, une salutaire leçon d’énergie dont chacun pourra tirer grand profit.

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Mon avis: 

Après avoir lu la biographie pour enfants d’Helen Keller, je voulais absolument lire son autobiographie, qu’elle a rédigé en fait très jeune (avant ses 25 ans). C’est désormais chose faite 🙂 et finalement, curieusement, j’ai légèrement préféré l’autre.  

Je me suis en fait sentie vaguement flouée, pour deux raisons: d’abord, le livre fait 280 pages, mais l’autobiographie en elle même ne fait que 120 pages environ. Le reste, ce sont des annexes sur sa vie et surtout la correspondance qu’elle a tenu (de l’enfance à l’âge adulte) avec d’autres personnes. Du coup, moi qui espérait avoir d’avantage de détails sur certains aspects, c’est raté puisque le récit autobiographique n’est pas plus long que la biographie pour enfants – il n’y a donc pas plus de détails. Et aussi justement parce qu’Helen a écrit ce récit âgée d’une vingtaine d’années à peine, et donc le livre est loin de couvrir toute sa vie, ce que s’efforçait de faire la biographie.

L’autobiographie d’Helen est orientée différemment de la biographie, qui mettait l’accent sur les techniques d’apprentissage d’Ann Sullivan (l’institutrice d’Helen) et sur leur relation à toutes les deux. Ce texte-là est plus introspectif (c’est logique puisqu’il a été écrit par Helen elle-même), j’ai trouvé qu’Ann était presque absente du texte (en tout cas on ressent beaucoup moins son importance que dans l’autre livre), et Helen a une approche plus intellectuelle et moins factuelle de son parcours. Les deux ont leur intérêt et son complémentaires, mais c’est vrai que j’ai plus trouvé ce que je cherchais dans la biographie (à savoir, comment peut-on apprendre / être éduqué comme une personne valide quand on démarre avec un tel handicap).

Les lettres et les annexes sont un vrai plus mais c’est vrai que mettre moitié moins de correspondance ne m’aurait pas dérangée. Ce sont surtout les premières qui sont impressionnantes car on voit l’évolution et les progrès d’Helen de lettre en lettre (ça m’a fait un peu penser à Des fleurs pour Algernon, dans la « phase ascendante » d’Algernon. Pourtant ce n’est pas l’intellect d’Helen qui se développe mais bien uniquement ses capacités de communication ^^).

En résumé, si vous ne connaissez pas l’histoire de cette dame, je vous conseille l’un ou l’autre des deux livres, c’est très intéressant et ça ouvre les yeux sur certains aspects du handicap ^^

En résumé: 

4 réflexions au sujet de « Sourde, muette, aveugle (Histoire de ma vie) – Helen Keller »

  1. j’avoue que tu me fais envie de lire ce livre et sa biographie également .
    Le sujet est fort en soi et la volonté pour s’en sortir me semble aussi important pour elle que de vouloir gravir l’ Everest !

    je garde en mémoire ta chronique .

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