On regrettera plus tard – Agnès Ledig

Synopsis: 

Valentine, une institutrice dans un village des Vosges, voit sa vie bouleversée par l’arrivée d’une fille fiévreuse, Anna, et de son père Eric, meurtri par la mort de sa femme. Au-delà de l’hébergement, elle leur ouvre son coeur.

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Mon avis: 

On regrettera plus tard sera le Agnès Ledig qui m’aura le moins parlé à ce jour. Il n’est pas mauvais, mais pour le coup je ne suis pas du tout rentrée dedans et je suis restée vraiment extérieure au récit sans m’attacher du tout aux personnages. 

On démarre directement dans le vif du sujet, sans aucune présentation préalable des personnages justement: un homme (Eric) sonne chez une femme (Valentine) car sa fille (celle d’Eric), Anna-Nina, est malade un soir d’orage. Eric habite dans une roulotte avec sa fille depuis 7 ans, car sa femme est morte pendant l’accouchement et il n’est jamais parvenu à reprendre une vie « normale » après ça. Il mène donc une vie itinérante avec Anna-Nina, qui ne va pas à l’école – mais qui est très mûre et maligne pour son âge. Valentine, de son côté, est institutrice et vit seule à proximité de son grand-père Gustave et est très proche de son meilleur ami, Gaël, qui a aussi du mal avec ses sentiments.

Ca semble être une habitude chez l’auteure, nous avons ici des personnages secondaires qui prennent pas mal de place sans forcément ajouter quoi que ce soit à l’intrigue principale (ici, Gaël et Gustave). Le petit plus d’On regrettera plus tard, c’est aussi les chapitres qui se passent pendant la seconde guerre mondiale, où on suit une jeune femme enceinte qui tente de protéger son amoureux des nazis.

Bon, clairement, entre les personnages secondaires du présent qui m’ont paru ne servir à rien et les chapitres sur Suzanne (qui ont encore moins d’utilité à mon sens), on peut déjà enlever un tiers du roman à un livre qui ne fait déjà que 300 pages. Il en reste donc 200 sur l’intrigue principale, la relation entre Valentine, Eric et Anna-Nina. C’est franchement plutôt court, mais passons. Sur le fond, je n’ai simplement pas trouvé leur histoire très crédible, même si ça reste très mignon – en fait, c’est surtout que je ne trouve ni Eric ni Valentine très attachants et ils ont l’air de n’avoir tellement rien en commun que je n’arrive pas à les voir ensemble. Mais bon, pourquoi pas ^^ et puis cette façon qu’a Eric tout au long du livre de se sentir rejeté dès que sa fille montre qu’elle voudrait une vie plus sédentaire m’a un peu gênée, il se regarde pas mal le nombril quand même le bonhomme (même s’il a vécu un truc affreux, je suis d’accord).

Un bilan plus que mitigé pour ce livre donc – je me rends compte en rédigeant la chronique que c’est plutôt négatif même. Je pense qu’au bout de 3 livres d’Agnès Ledig j’ai un peu fait le tour de ce qu’elle pouvait proposer (en tout cas, c’est mon ressenti) et ça commence vraiment à trop reprendre toujours les mêmes ingrédients pour me donner envie d’en lire d’autres, même si encore une fois, ça se lit tout seul.

En résumé: 

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