A la claire rivière – Katherine Webb

Synopsis: 

Pour mieux oublier son divorce, Zach a décidé de reprendre un de ses vieux projets : écrire la biographie de Charles Aubrey, ce peintre qui le passionne et l’obsède, mort à la guerre en 1941. Direction la côte du Surrey, là même où Charles Aubrey avait passé trois étés avec sa compagne, Celeste, et leur deux filles, Delphine, 13 ans, et Elodie, 8 ans.
Sur place, Zach fait la connaissance de Dimity Hatcher, une vieille dame de 87 ans. A l’époque, celle que tout le monde appelait Mitzy avait été un des modèles préférés du peintre. De quelle nature était leur relation ? La vieille dame dit-elle toute la vérité quand elle déclare avoir été la muse d’Aubrey et son grand amour ? Que cache-t-elle ? Que s’est-il passé lors de ces trois étés ? A force de remuer les souvenirs, Zach pourrait bien faire remonter à la surface de très douloureux secrets…

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Mon avis: 

Katherine Webb est une auteure que j’aime bien – ça se rapproche beaucoup de Kate Morton, que j’adore, mais en un peu moins prenant. A la claire rivière est à cette image: c’est sympa, les ingrédients sont là, mais il manque quelque chose.

Nous suivons ici Zach, jeune père divorcé dont l’ex-femme s’envole vivre avec leur fille de l’autre côté de l’Atlantique. Le moral en berne, et alors que sa galerie d’art fait faillite, il est relancé par sa maison d’édition à propos d’un livre qu’il avait promis d’écrire et qu’il avait mis totalement de côté, à propos d’un peintre dont il est spécialiste. Pour se changer les idées, Zach décide de se remettre à écrire son livre, mais pour ça, il va lui falloir faire des recherches sur le passé du peintre, et trouver un point de vue original…

Le point fort ici, c’est l’intrigue principale, qui a quelque chose de captivant, et notamment les flash-backs, dans lesquels on sent l’imminence d’un drame sans vraiment savoir de quoi il va s’agir. Ces fash-backs, c’est l’histoire du fameux peintre dans la seconde moitié des années 30, lui qui se réfugiait sur la côté avec sa compagne et leurs deux filles et qui va rencontrer une jeune adolescente du coin qui l’inspire. La tension psychologique est vraiment présente et bien rendue, et c’est quelque chose que j’apprécie dans un roman. Il y a presque un côté thriller dans ce récit du passé, qui transpire la douleur et la folie douce. La jeune adolescente se rapproche du peintre en se persuadant qu’il est amoureux d’elle – rien de bon ne peut en découler…

Là où le bât blesse pour moi, c’est au niveau des personnages, notamment ceux du présent. Je les ai trouvés fades et sans saveur – quand ils ne rajoutent pas des sous-intrigues inutiles (le divorce de Zach, Hannah et le sans-papier…). Non seulement ils ne sont pas attachants, mais ils créent des longueurs par rapport au récit principal en s’en écartant totalement, et j’ai trouvé un peu dommage que l’auteure ne reste pas fixée sur sa ligne conductrice au lieu de s’éparpiller.  C’est dommage car sans ça, le récit aurait été vraiment bon, avec des ingrédients que j’aime retrouver – mélange passé / présent et secrets de famille, en l’occurrence. Et parmi les personnages du passé, Mitzy m’a mise terriblement mal à l’aise – on comprend bien qu’elle est en décalage à cause de l’éducation qu’elle a reçu de sa mère, mais ça n’excuse pas tout et ses actes à la fin du livre sont terribles, sans justification pour moi. Elle ne se remet jamais en question, ne s’interroge jamais, tout tourne autour d’elle et je ne l’ai pas trouvée sympathique du tout.  Pas le meilleur de l’auteure donc, et il ne me laissera pas un souvenir impérissable, mais une lecture sympathique tout de même 🙂

En résumé: 

2 réflexions au sujet de « A la claire rivière – Katherine Webb »

  1. J’aime beaucoup l’univers de Katherine Webb moi aussi, peut-être justement parce qu’on peut faire un lien avec les romans de Kate Morton. J’appelle ce genre de romans des romans à secrets et j’adore ça ! ! 😉 Bon, on est d’accord, Kate Morton reste, à ce jour, la maîtresse du genre mais l’univers de Katherine Webb est intéressant. J’ai bien aimé L’Héritage et Pressentiments… peut-être celui-ci est d’ailleurs un peu plus abouti que le premier…Et j’ai La vérité à propos d’Alice dans ma PAL. J’espère l’aimer aussi. Je connaissais de nom A la claire rivière mais je ne m’y étais pas intéressée… Il faudrait peut-être que je le fasse. 😉

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