L’enfant du lac – Kate Morton

Synopsis: 

1933. Comment Theo Edevane, adorable poupon de onze mois, a-t-il pu disparaître durant la nuit de la Saint-Jean ? Les enquêteurs remuent ciel et terre, mais l’enfant demeure introuvable. Pour les parents comme pour les filles Edevane, la vie ne sera plus jamais la même après ce drame. La maison du lac, la propriété tant aimée, est fermée et laissée à l’abandon. Soixante-dix ans plus tard, Sadie Sparrow, jeune détective londonienne en vacances dans les Cornouailles, curieuse et momentanément désœuvrée, s’intéresse à cette mystérieuse disparition.

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Mon avis: 

Vous ne le savez peut-être pas, mais Kate Morton est une de mes auteures favorites. J’ai adoré ses 4 premiers livres et j’ai attendu la sortie de celui-ci pendant très longtemps après avoir lu La scène des souvenirs. Il se trouve que j’ai eu la chance d’assister à une rencontre avec l’auteure lors de la sortie du livre dans une librairie parisienne, en avril 2016 – j’étais ravie. Mais je n’ai pas acheté le livre ce jour-là: j’ai attendu sa sortie poche, en mai 2017. Et il m’a fallu 7 mois supplémentaires pour le lire :’) et même si je continue d’apprécier énormément Kate Morton, celui-ci est son roman qui m’a le moins plu! 

Nous suivons une enquêtrice qui a fait une boulette professionnelle et qui part se mettre au vert quelques semaines en Cornouailles. Là-bas, elle va découvrir une grande maison abandonnée dans les années 30, suite à la disparition du bébé de la famille. Intriguée, elle va essayer de résoudre cette disparition non résolue. Et nous basculons donc dans des flash-backs qui vont nous présenter les différents membres de la famille de la maison. C’est la première fois que Kate Morton s’essaie à l’ajout d’une vraie dimension polar – et je trouve que le côté « résolution du secret » passe mieux dans ses autres livres que dans celui-ci, ou l’intrigue policière provoque des attentes non tenues, notamment en terme de rythme. Ce rythme, il est trop lent et alourdi par des longueurs.  Je ne suis pas gênée par les intrigues qui prennent leur temps en règle générale, mais dans une enquête, je m’attends à quelque chose d’un peu plus enlevé. Dans L’enfant du lac, qui fait 730 pages tout de même, il y a 300 pages de trop. ll y a beaucoup de personnages mais peu de vraies pistes (forcément, 70 ans après les faits c’est compliqué) et l’intrigue tourne un peu en rond par moment. Le livre aurait gagné à être plus court (je crois que c’est le premier Kate Morton pour lequel je dis ça ^^).

J’ai aussi eu un peu de mal avec les personnages: Sadie, la personnage principale, m’a laissée totalement de marbre et je me fichais franchement de son enquête en suspens, mentionnée très souvent alors que ça n’a rien avoir avec le reste du livre. Quant aux autres, si Clive (le vieux policier) m’a touchée, je les ai trouvés tous assez peu sympathiques, notamment Alice (la vieille écrivain hautaine) ou encore sa grand-mère.

En dehors de ces points négatif assez conséquents (j’en ai plusieurs, mais c’est vraiment pour expliquer pourquoi c’est celui que j’aime le moins – ça ne veut absolument pas dire que je n’ai pas aimé), c’est pourtant comme d’habitude: secrets de famille, mélange d’époques, roman d’atmosphère, écriture parfaite… on ne peut pas passer un mauvais moment avec cette auteure. Je me suis vraiment demandé ce qu’il était advenu de Théo et j’avoue que malgré toutes les théories successives, je n’avais pas anticipé la résolution choisie par l’auteure. Un bon point de ce côté-là donc 🙂

Au final, malgré une petite déception par rapport à ses autres livres, j’ai tout de même passé un bon moment de lecture (on ne dirait pas à me lire, mais en fait si ^^), et j’ai hâte de lire le prochain Kate Morton 🙂

En résumé: 

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