Le cinquième artefact (Les messagers des vents, tome 4) – Clélie Avit

 

Synopsis: 

Tout s’est arrêté sur le pire  : des trois prétendantes, une seule devait survivre. Mais c’est sans compter sur les subtilités des prophéties. Tandis qu’Ériana, Gabrielle et Mesline voient leur vie bouleversée, la Friyie s’unit contre le Velpa et les territoires se mettent en ordre de bataille. Toujours protégée par Setrian, Ériana va cependant perdre trois de ses éléments, ce qui va lui imposer de s’écarter de ses projets et de suivre une autre route. Quant à Mesline, enfin mage réductrice, son sort sera scellé par celui avec qui tout a commencé  : le Maître des Eaux. Et ce Maître ne cessera de tous les surprendre car, au-delà de l’apparition soudaine de sa nature de mage réducteur, Eliah se révélera venir du passé, sa soif de pouvoir intacte après trois mille ans. Son but  ? Devenir encore plus puissant grâce à un cinquième artefact. Un cinquième artefact que tous imagineront à l’image des autres, tel un objet symbolique de pouvoir. Un cinquième artefact que personne n’aurait cru humain. Jusqu’à ce que Setrian devienne l’arme qu’ils redouteront tous…

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Mon avis: 

De retour d’Asie mi-novembre, je voulais absolument finir Les messagers des vents et Phobos. Pas parce que j’adore ces sagas – c’est même plutôt l’inverse. Mais je souffre d’une étranger névrose qui me dicte de finir les sagas que j’ai commencées, même si je n’accroche pas. Ces deux-là en font partie: depuis le début ce n’est pas le grand amour, mais je voulais absolument les finir, pour les mettre derrière moi – hop, c’est bon, c’est lu, on n’en parle plus.

Sans grande surprise, je n’ai pas aimé ce dernier tome des messagers des vents. Depuis le premier, il y a quelque chose qui me gêne profondément dans la plume de l’auteure et en particulier au niveau des dialogues, qui sonnent complètement faux et creux pour moi. Malheureusement, ce n’est pas quelque chose qui se modifie en claquant des doigts, c’est vraiment le style de Clélie Avit qui est comme ça et auquel je n’accroche pas. Ca me dérange vraiment en permanence pendant ma lecture et c’est hyper désagréable de se forcer à lire quelque chose quand le style me rebute à ce point.

Ensuite, ma lecture des premiers tomes remonte au printemps, donc non seulement c’était il y a plusieurs mois, mais comme je n’avais pas spécialement accroché non plus, je dois avouer que j’avais peu (voire pas) de souvenir des détails du tome 3. (D’ailleurs, il me semble bien que déjà en sortant de ma lecture du 3 j’étais incapable d’en dresser un résumé correct, donc ce n’est pas le temps qui passe qui va améliorer le schmilblick). Du coup, comme il n’y a toujours pas de rappel des tomes précédents en début d’ouvrage, j’étais totalement larguée au démarrage. Je pensais que ça finirait par me revenir et que j’allais finir par rentrer dedans… mais non. En clair, j’ai passé l’intégralité du bouquin dans le brouillard, et ça, pour apprécier une lecture, c’est pas le mieux.

Le combo style qui ne me plait pas + peu de souvenirs des tomes précédents a bien failli par avoir ma peau – j’ai failli abandonner plusieurs fois ma lecture. Pour vous donner une idée, j’ai lu 20 livres en novembre, et celui-là m’a pris 10 jours à lui tout seul (donc 19 livres lus les 20 autres jours: vous voyez la différence de rythme). Je n’arrivais juste pas à le lire, c’était une vraie corvée.

Vous l’aurez compris, la lecture de ce dernier tome a été une vraie épreuve pour moi. C’est dommage car la saga entière a de bonnes idées et un univers sympa (quoique bien des choses pourraient être améliorées, notamment la desccription des pouvoirs des différents éléments qui reste archi floue pendant 4 tomes alors que c’est quand même la base), mais vraiment, niveau écriture, ça ne passe pas avec moi. Et clairement, un livre peut avoir une intrigue géniale, si niveau écriture ça bloque, je n’y arrive pas. Alors qu’à l’inverse, une intrigue très moyenne avec une plume superbe peut me faire passer un excellent moment. Cette saga restera donc un excellent exemple de ce constat pour moi.

Je voulais vous parler un peu de l’intrigue et des personnages mais je ne suis même pas capable de vous expliquer de quoi ça parle vraiment. En gros, Eriana et Setrian (qui ont une des relations de couple les moins crédibles que j’aie jamais lue) continuent de lutter contre le Velpa et Mesline (désormais Mage Réducteur) avec leurs acolytes. C’est la « bataille finale » – pour ma part, je n’ai pas l’impression d’avoir lu une bataille ou un final en apothéose, mais une successions de saynètes non reliées les unes aux autres. Je n’accroche pas avec les personnages (mais ça vient beaucoup des dialogues je pense), je ne les trouve pas du tout attachants, bref… je n’avais pas été aussi sévère depuis longtemps et les premiers tomes avaient plus trouvé grâce à mes yeux mais vraiment, ce Cinquième artefact aura été un vrai chemin de croix pour moi et je suis bien contente que la saga soit enfin finie!

Bien entendu mon avis n’engage que moi et je pense qu’il plaira à ceux qui ont apprécié les tomes précédents – ce qui n’était pas mon cas (Oui, du coup, je n’aurais pas dû me forcer à lire la suite. La névrose, toussa) 🙂

En résumé: 

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