Belle époque – Elizabeth Ross

Synopsis: 

Lorsque Maude Pichon s’enfuit de sa Bretagne natale pour échapper à un mariage dont elle ne veut pas, elle monte à Paris, ville-lumière en ébullition à la veille de l’exposition universelle de 1889. Hélas, ses illusions romantiques s’y évanouissent aussi rapidement que ses maigres économies. Elle est désespérément à la recherche d’un emploi quand elle tombe sur une petite annonce inhabituelle : « On demande de jeunes filles laides pour faire un ouvrage facile. » L’Agence Durandeau propose en effet à ses clients un service unique en son genre : le repoussoir. Son slogan ? « Louez un faire-valoir, vous en deviendrez d’emblée plus attirante. » Étranglée par la misère, Maude postule…

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Mon avis: 

J’avais repéré ce bouquin sur les étagères de la maison d’édition lors du salon de Montreuil en 2015. J’étais assez étonnée à la lecture du résumé, car ça me semblait assez éloigné de ce que peut publier la collection R habituellement. Il m’était resté en tête… et le voilà enfin lu 🙂

Je dois avouer que je suis plutôt mitigée concernant le roman, et notamment sur l’idée de base – je suis incapable de dire si je la trouve bien ou non. Et d’ailleurs, l’idée en question n’est même pas de l’auteur mais d’Emile Zola, puisque le livre est en fait une adaptation d’une nouvelle de l’écrivain, Les repoussoirs, qui est proposée en intégralité à la fin du livre (ce qui est une super idée et qui permet à la fois de découvrir l’œuvre de base et à la fois de réaliser le travail de l’auteure autour de son adaptation).

L’idée en question, c’est une entreprise qui embauche des jeunes femmes laides pour tenir compagnie à des jeunes nobles en quête de mari, pour qu’elles paraissent plus belles qu’elles ne le sont vraiment (mettre une jeune fille banale à côté d’une jeune fille moche fera paraître plus belle la fille banale, par comparaison). Je trouve le raisonnement franchement bancal (et donc, tout le roman), mais admettons. Et donc, nous suivons Maude, une jeune fille pauvre qui débarque de province et qui est embauchée dans cette entreprise et pour servir une comtesse, qui espère marier sa fille récalcitrante (Isabelle) à un beau parti. Isabelle n’est pas au courant du rôle de Maude et les deux jeunes filles vont se rapprocher – Maude joue double jeu : elle doit plaire à la comtesse (qui est sa cliente) pour obtenir un beau parti à sa fille, mais elle apprécie réellement Isabelle et ses idées modernes pour l’époque (nous sommes à la fin du XIXème), elle qui ne veut pas se marier mais faire des études universitaires. J’ai plus apprécié son personnage que Maude finalement : elle est anti-conformiste (et elle fait de la photo, donc forcément ça me plait :)).

Une fois qu’on a compris le concept, l’intrigue ne casse pas trois pattes à un canard, c’est même plutôt simplet. L’écriture est dans la même veine, ça se lit facilement mais ce n’est pas extraordinaire. Ce qui m’a plu finalement, c’est de pouvoir comparer la nouvelle au roman et d’apprécier le travail littéraire d’adaptation de l’auteur. Le reste est sympathique mais pas mémorable.

En résumé: 

4 réflexions au sujet de « Belle époque – Elizabeth Ross »

  1. Je l’ai lu lorsqu’il est paru, et je me souviens avoir passé un bon Moment, mais ce n’était pas non plus la lecture de l’année. Je l’ai trouvé plutôt bof finalement et il ne laisse pas un Souvenir particulièrement prononcé.

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