Les enfants de Peakwood – Rod Marty

Synopsis: 

Quels sont ces étranges maux qui affligent les habitants de Peakwood, petite ville du Montana, USA ? D’où viennent les blessures qui apparaissent sur le corps de certains de ses habitants ? Pourquoi d’autres commencent-ils à agir étrangement ? Seuls Chayton, le médecin de la ville, et son père, vieux chaman au savoir ancestral, savent reconnaître les signes. Le bouleversement qui approche. Quelque chose en lien avec un accident qui n’aurait jamais dû avoir lieu, dix ans plus tôt. Un secret dont ils ont juré de ne jamais reparler…

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Mon avis: 

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre avec ce roman, dont le résumé m’intriguait et les avis étaient assez bons. Finalement, même si ce n’est pas un coup de cœur, j’ai vraiment passé un bon moment de lecture :).

L’histoire se déroule dans une petite ville américaine (pourtant l’auteur est français) – c’est un récit choral, donc il y a beaucoup de points de vue. Le principal me semble être celui de Chayton, le médecin de la communauté. Le livre s’ouvre sur un accident de bus scolaire – il y a des morts et Chayton est appelé sur les lieux : sa fille était dans le bus… il y a un passage rapide et un peu nébuleux où on comprend que Chayton (dont le père est un indien chaman) pense pouvoir ramener à la vie certains des passagers qui n’ont pas survécu. Puis il y a une grosse ellipse temporelle de plusieurs années, et nous retrouvons Chayton (et les autres habitants de la ville) plusieurs années après l’accident, sans savoir ce qu’il est advenu après ce fameux accident.

J’ai été un peu ennuyée au début par la multitude de points de vue et de personnages : le livre est plutôt court (dans les 300 pages), mais il y en a beaucoup, et je ne suis pas hyper convaincue par le fait d’insérer autant de personnages dans des romans de cette taille (je trouve que la présentation de tous les personnages se fait souvent au détriment du récit et qu’aucun n’est vraiment développé au final). Ici, le début avec l’introduction successive de tous les protagonistes m’a justement paru long par rapport à la taille du texte – j’en étais presque à me dire qu’il y en avait trop et que je ne me les rappellerai pas tous. Et puis finalement, ça se stabilise, et même si c’est vrai que du coup la psychologie de chacun n’est pas toujours hyper construite, ça m’a paru assez cohérent avec le récit qui s’intéresse à ce qu’on pourrait appeler une sorte de malédiction pesant sur une ville entière (et pas seulement sur un ou deux personnages).

L’intrigue en elle-même pourrait être considérée comme un mix des Revenants (vous vous souvenez, cette série Canal + il y a quelques années ?) et de Simetierre de Stephen King. Pourtant, il n’est pas question que de morts ramenés à la vie, mais bien comme je le disais plus haut d’une menace qui pèse sur la ville – une entité démoniaque qui estime avoir été flouée par ces résurrections et qui vient réclamer son dû. Chayton, de par sa double culture (indienne/chamanique par son père, et médicale/occidentale par sa mère), est le premier à comprendre ce qui se passe et à essayer de trouver une solution.

La tension monte crescendo dans le roman, dont la fin est vraiment explosive. C’est très visuel et je verrais très bien l’histoire adaptée à l’écran. On ne voit pas trop comment tout ça va se terminer, et c’est ce que j’ai apprécié : même si l’idée de base (ramener des morts à la vie + malédiction) n’est pas des plus originales, j’ai trouvé que l’auteur se débrouillait bien et réussissait à éviter les poncifs tout en tenant son lecteur en haleine. (Ce n’est pas pour autant un roman d’horreur, il est plus ici à cataloguer en fantastique.)

Bref, une lecture vraiment sympa que je conseille aux amateurs du genre 🙂

En résumé: 

2 réflexions au sujet de « Les enfants de Peakwood – Rod Marty »

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