A durée déterminée (Les stagiaires, tome 2) – Samantha Bailly

Synopsis: 

Pyxis ! Une entreprise novatrice, audacieuse, dynamique, pilier du marché du divertissement. Le rêve de tout jeune diplômé… du moins en apparence. D’un côté, il y a Ophélie, ancienne stagiaire en communication, rompue aux lois de l’entreprise et bien décidée à mériter enfin le graal de sa génération : le CDI. De l’autre, il y a Samuel, brillant chercheur en informatique, abattu par la dépression avant d’avoir pu terminer sa thèse. L’une est familière de Pyxis ; l’autre ne connaît rien à cet univers. Tous deux mettent tous leurs espoirs dans ce CDD, sans savoir s’il tiendra ses promesses…

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Mon avis: 

Suite direct des Stagiaires, A durée déterminée m’a un peu moins convaincue que le premier, même si je l’ai lu très facilement et très rapidement. (Pour la petite histoire, je l’ai lu sur un petit bateau sur le Mékong pendant mes vacances au Laos, pendant une balade qui a duré un peu plus de 3h aller-retour pour aller voir les grottes de Pak-Ou à partir de Luang Prabang :)).

Nous retrouvons les personnages du premier opus, Ophélie en tête. Les stagiaires qui n’avaient pas été gardés continuent d’apparaître de loin en loin (notamment via les réseaux sociaux) et nous découvrons de nouvelles têtes, en particulier Samuel, nouveau personnage principal. Après une thèse qu’il n’est pas parvenu à terminer, il a sombré dans la dépression et son nouveau boulot chez Pyxis comme opérateur système devrait l’aider à remonter la pente.

L’univers reste le même que dans les Stagiaires: Pyxis et son univers impitoyable (ou pas). J’ai trouvé que le roman reprenait un peu trop les mêmes ingrédients pour montrer une vraie évolution – en particulier les échanges de messages qui, s’ils sont réels au sein d’une entreprise (dans la mienne, je m’en sers aussi beaucoup en tout cas), devraient être plus limités au sein d’un roman je trouve. Il y en a un peu trop dans le roman et je trouve que ça dénature un peu le style de l’auteure. (Bon, après je comprends le parti pris, ça reflète bien la réalité, génération Y toussa).

J’ai aussi eu franchement du mal avec Ophélie dans ce tome. Elle est adulte, elle a son premier poste, mais j’ai trouvé qu’elle se comportait comme une ado en pleine crise à certains moments (je pense par exemple au week-end à Berlin avec Hugues). Dans le premier tome je n’avais eu aucun souci pour m’identifier à elle (au début en tout cas, car déjà à la fin, son histoire avec Arthur m’avait laissée totalement perplexe) mais là, je l’ai trouvée immature et pas toujours réfléchie, bref, j’ai eu beaucoup plus de mal à me sentir proche d’elle et à l’apprécier. Samuel ne m’a pas fait grand effet – il est assez fade et le roman est trop court pour qu’on puisse vraiment s’attacher à lui.

En dehors de ces points négatifs, l’auteure reste très forte pour nous offrir un tableau réaliste de l’entrée des jeunes dans le monde du travail, c’est frais, juste, assez crédible et vraiment ancré dans notre époque. J’étais contente que l’auteure ne prenne pas la direction attendue pour Ophélie et Samuel. J’espère juste que dans le dernier tome Ophélie fera preuve de plus de maturité (histoire que son personnages évolue vraiment au cours de la saga) et que le roman sera aussi un peu plus long (là c’est un poil trop court je trouve, ça donne presque l’impression de survol du sujet).

En résumé: 

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