Les portraits de Joséphine – Tara Conklin

Synopsis: 

Virginie, 1848. Joséphine, 17 ans, souhaite échapper à l’emprise du propriétaire de la plantation Bell Creek dont elle est l’esclave depuis l’enfance. Ne pouvant plus compter sur la protection de Lu Anne Bell, sa maîtresse artiste-peintre qui se meurt, elle s’enfuit dans l’espoir d’offrir un meilleur sort à l’enfant qu’elle porte. New York, 2004. Lina Sparrow, avocate, se voit attribuer un dossier d’envergure lié aux droits des descendants d’esclaves. Le hasard la place sur le chemin de Joséphine, que les experts soupçonnent d’être la véritable artiste à l’origine des tableaux signés Lu Anne Bell. Convaincue d’avoir trouvé le cas parfait pour illustrer la cause qu’elle défend, Lina entreprend de retracer l’histoire de Joséphine et de son fils. Au fil de ses recherches, elle en vient à se questionner sur sa propre famille: pourquoi tant de mystère autour de la mort de sa mère? En plongeant dans le passé d’une esclave en fuite, Lina pourrait bien finir par se découvrir elle-même…

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Mon avis: 

J’ai acheté ce roman qui semble assez peu connu il y a quelques mois. Je suis étonnée de le voir aussi peu passer sur la blogo car il me semble que c’est typiquement le genre de roman apprécié en général, notamment par les lectrices Charleston (il aurait très bien pu être édité par eux d’ailleurs). Pour faire court, ce roman avait tout pour me plaire et finalement, même si j’ai globalement passé un bon moment, je suis assez loin du coup de coeur tout de même. 

Que je m’explique: dans l’idée, Les portraits de Joséphine regroupe beaucoup d’ingrédients que j’aime retrouver dans un roman – mélange d’époque, thème humainement intéressant (ici, l’esclavage), secrets de famille… et pourtant, il m’a manqué quelque chose pour totalement adhérer au récit. Niveau intrigue, nous alternons donc les chapitres entre Joséphine, une esclave noire en 1852 dans le sud des Etats-Unis, qui s’apprête à s’enfuir, et Lina, jeune avocate à New-York en 2004, qui commence à travailler sur un dossier sur les droits des descendants d’esclaves. Au cour de ses recherches, elle va tomber sur l’histoire de Joséphine, soupçonnée d’avoir peint les toiles de sa maîtresse blanche (peintre connue) à sa place.

Comme souvent, l’alternance des époques est bien dosée et les thèmes intéressants. Dans les histoires avec deux époques, on s’attache souvent plus à l’une qu’à l’autre, et ici, ça n’a pas été le cas pour moi, je suivais les deux arcs narratifs avec le même intérêt. Pour une raison que je ne m’explique pas, j’aurais détesté faire du droit, mais les histoires juridiques me fascinent – je suis totalement fan de la série Suits, j’adore The good wife et j’ai lu tous les Grisham. Du coup, ce livre n’a pas échappé à la règle, cette histoire de procès à l’enjeu symbolique et historique fort m’a vraiment parlé – du moins au début.

Car c’est là que mon intérêt s’est un peu émoussé: le début du roman est prometteur, tant du côté de Lina que du côté de Joséphine, mais finalement, j’ai la vague sensation d’avoir été un peu flouée: cette histoire de procès n’arrive jamais et l’histoire de Lina s’empêtre dans des considérations hors sujet sur le passé de sa mère; de plus, côté Joséphine, je m’attendais à quelque chose d’un peu plus fort, finalement il ne se passe pas grand chose, le synopsis nous vend une fuite que nous ne voyons pas vraiment, ou uniquement par le biais de lettres et documents écrits par des tiers, qui arrivent comme un cheveu sur la soupe et qui sont d’ailleurs assez longs. Car oui, il y a en quelque sorte des récits enchâssés – ce n’était pas forcément la peine dans une histoire qui se passe déjà à deux époques différentes. J’ai aussi trouvé que les deux héroïnes (tant Lina que Joséphine) étaient assez fades et peu attachantes.

Je ressors donc de ma lecture assez mitigée: des thèmes intéressants mais l’auteure s’est un peu trop éparpillée à mon goût et à perdu de vue l’essentiel.

En résumé: 

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